La Catalogne, terre d’artistes

La Catalogne, terre d’artistes

Lorsque je pense à Barcelone, automatiquement je pense à la Sagrada Familia et au parc Guël. Peut-être parce que c’est ce que j’aimerais le plus visiter si j’avais la chance un jour de fouler les rues de la métropole catalane (et non, je n’ai jamais visité la ville de Barcelone, à mon grand regret !). Mais les symboles de l’art nouveau ne s’arrêtent pas à ces deux monuments que tout le monde connait, au moins de nom.
La catalogne et plus particulièrement la province de Barcelone est une véritable terre d’artiste avec, à sa tête, Gaudi qui a signé nombre d’œuvres monumentales.

La crypte de Gaudi

Impossible donc de passer par la région de Barcelone sans entendre parler de Gaudi !
L’architecte est partout : Finca Güell, Casa Vicens, Parque Güell, célébrissime Sagrada Familia et bien d’autres encore.
À Santa Coloma de Cervelló, l’architecte avait pour projet de réaliser une église, mais faute de moyens financiers seuls la crypte et le portique d’entrée furent construits. C’est pour cela qu’on lui donne aussi le nom de “Crypte de Gaudí” ! Et moi bêtement, en entendant le mot crypte, évidemment je m’attendais à aller sous terre. Que nenni ! La « crypte » est bel est bien au niveau du sol et il faut s’armer d’un peu d’imagination pour tenter de se projeter dans le projet fou qu’avait l’artiste.
A l’intérieur une photo d’une maquette réalisée par Gaudi permet de se rendre compte de son génie ou de sa folie, à vous de choisir !
Il n’en reste pas moins que ce lieu, chargé d’histoire est incontournable.
Considéré comme «le trésor le mieux caché de Gaudí» c’est là que l’ingénieux architecte a ébauché pour la première fois plusieurs des solutions architectoniques qu’il approfondira plus tard. La crypte fut déclarée Patrimoine de l’Humanité par l’ UNESCO en 2005.
En effet, la crypte, soudée à la montagne par le maître-autel, contient cinq nefs (une centrale et deux de chaque côté) et est construite avec de la pierre basaltique, ce qui lui donne son aspect ancien. À l’intérieur, se trouvent quatre colonnes irrégulières qui entourent l’autel placé au centre. Sur les vitraux l’on devine des dessins abstraits en forme de croix. Ceux-là se fondent avec le cadre en fer des fenêtres, également irréguliers. Sur la porte d’entrée, une composition en céramique représente les quatre vertus cardinales.Tous ces éléments associés à des couleurs terreuses, à la variété de formes s’inspirant de la nature et s’intégrant au paysage extérieur, au dialogue avec l’espace et la nature, ainsi qu’à une forte symbolique, font de la crypte une sorte de grotte magique, à la fois naturelle et artificielle, où Gaudí a fait des esquisses d’idées qui seront incorporées à la Sagrada Familia par la suite.

art-nouveau
Mélanie © Alittlepieceof
art-nouveau
Mélanie © Alittlepieceof
art-nouveau
Mélanie © Alittlepieceof
art-nouveau
Mélanie © Alittlepieceof
art-nouveau
Mélanie © Alittlepieceof
art-nouveau
Mélanie © Alittlepieceof

La Colonia Güell

La Colonie Güell était une colonie de textile où l’architecte Gaudí avait projeté de construire sa fameuse grande église restée à l’état de crypte comme je vous le disais ci-dessus.
Déclarée bien d’intérêt culturel elle est un modèle de l’innovation du XIXe siècle et l’un des complexes industriels les plus imposants de Catalogne où les gens travaillaient, vivaient et apprenaient. Aujourd’hui encore il suffit de flâner dans les rues de la petite ville pour admirer les bâtiments hors norme réalisés à l’époque.
Il faut s’imaginer cette petite ville entièrement créée de toutes pièces par un industriel (proche de Gaudi) qui voulait que tous ses employés aient un toit et une vie agréable. La plus belle  demeure étant la sienne, bien évidemment ! Tout avait été pensé pour que les employés soient proche de l’usine mais puissent également sortir (au café du coin ou au théâtre), leurs enfants aller à l’école ou au parc.

art-nouveau
Mélanie © Alittlepieceof
art-nouveau
Mélanie © Alittlepieceof
art-nouveau
Mélanie © Alittlepieceof

Terrassa, la moderniste catalane

Mais la Catalogne est aussi la terre du Modernisme !
À Terrassa, à 28 km à l’ouest de Barcelone, les architectes modernistes ont créé des maisons luxueuses, mais aussi des fabriques et des édifices publics.
Il faut dire qu’au XXème siècle, Terrassa était une ville reconnue pour la qualité de son industrie textile, et notamment de la laine. Un patrimoine qui perdure chaque année lors de la Foire moderniste, qui se tient chaque année en mai et où la ville entière fait un bond dans le passé.

La ville a transformé ce passé industriel en circuits touristiques et en musées à ne pas manquer si vous passez par là :

  • La Masia Freixa, ancienne usine textile réhabilitée en résidence familiale située au coeur de Terrassa, dans le parc de Sant Jordi : un bâtiment qui ravira les amoureux d’architecture avec ses rondeurs et sa pierre blanche rehaussée de son toit gris. Une véritable maison de lutins !
  • Le Musée national de la Science et de la Technique de Catalogne, dont l’architecture extérieure et ses toit en formes de vagues à eux seul valent le détour.
  • Le Marché de l’Indépendance (Mercat de la Independència) de 1908, et la Casa Alegre de Sagrera de 1911 situé en centre-ville.
art-nouveau
Mélanie © Alittlepieceof
art-nouveau
Mélanie © Alittlepieceof
blogtrip catalogne
Sur le toit du Musée national de la Science et de la Technique de Catalogne

***

Cet article signe la fin de mon récit de blogtrip en Catalogne.

Encore un immense merci à Barcelone c’est bien plus et  Monnuage qui m’ont invitée à ce voyage.

Retrouvez également les récits de mes acolytes de voyage : Aurélie, Christelle et Thibault.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !


4 thoughts on “La Catalogne, terre d’artistes”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *