{Ciné} Alice de l’autre côté du mirroir et Café Society

{Ciné} Alice de l’autre côté du mirroir et Café Society

Les nouvelles aventures d’Alice et du Chapelier Fou. Alice replonge au pays des merveilles pour aider ses amis à combattre le Maître du Temps.

Nouvel opus dans la saga d’Alice au pays des Merveilles vu par Tim Burton. Enfin vu… non… produit par, oui ! Que l’on ne s’y trompe pas, ici Burton n’est QUE l’un des producteurs, il ne réalise ni ne scénarise rien… Le célèbre metteur en scène a cédé sa place à James Bobin pour la réalisation. Toutefois celui-ci a su rester fidèle à l’univers créé dans le premier long métrage.
Tiré du livre éponyme (que je n’ai pas lu) Alice de l’autre côté du miroir plaira aux amateurs de divertissement à grand spectacle.  Du livre il me semble que seul le titre a été conservé.
Les producteurs n’ayant pas souhaité faire une adaptation fidèle du deuxième roman de Lewis Carroll ils ont imaginé une histoire originale inspirée du roman racontant ce qui était arrivé aux personnages depuis la fin du précédent film, ainsi que dans leur passé. Les studios Disney ont repris les personnages initiaux pour leur faire vivre une toute autre histoire, basée cette fois plus sur le chapelier. Il s’agit donc d’une sorte de préquel dans lequel on en apprend plus sur la vie et l’enfance du chapelier mais également de la reine de coeur et de sa soeur. Alice, devenue capitaine de bateau, fait toujours preuve d’autant de bravoure pour venir en aide à ses ami(e)s.
C’est donc avant tout un film à grand spectacle visuellement éblouissant, un film des studios Disney, fait pour être vu par toute la famille.
Il y a tant de choses à regarder qu’il y a de quoi en avoir la tête qui tourne parfois… les détails des décors sont très nombreux et il serait dommage de s’arrêter au premier plan de l’image tant le reste est foisonnant. Les effets spéciaux ont la part belle, yeux et regards grossis, scène d’ouverture tempétueuse qui laisse le spectateur collé à son siège (avec un petit clin d’oeil à Pirates des Caraïbes, non ?), maquillage et costumes hauts en couleurs.
Au casting initial s’ajoute l’acteur comique Sacha Baron Cohen vu entre autre dans Borat qui ici interprète… le temps. C’est le personnage que j’ai préféré tant il offre une palette d’émotions bien plus riche que les autres protagonistes. Les jeux de mots sur le temps foisonnent puisque c’est bien ici le thème central. Le temps qui passe, le temps perdu… j’ai beaucoup ri de cela.
Le film dure deux bonnes heures qui passent sans aucune perte de temps (ah ah), rebondissements à tout va et scènes virevoltantes à l’appui.
M’est avis que la franchise ne va pas s’arrêter en si bon chemin et je ne serais pas étonnée de voir sortir un film uniquement basé sur le personnage du chapelier… On ne tarit pas une telle mine d’or !

New York, dans les années 30. Coincé entre des parents conflictuels, un frère gangster et la bijouterie familiale, Bobby Dorfman a le sentiment d’étouffer ! Il décide donc de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, puissant agent de stars, accepte de l’engager comme coursier. À Hollywood, Bobby ne tarde pas à tomber amoureux. Malheureusement, la belle n’est pas libre et il doit se contenter de son amitié.
Jusqu’au jour où elle débarque chez lui pour lui annoncer que son petit ami vient de rompre. Soudain, l’horizon s’éclaire pour Bobby et l’amour semble à portée de main…

Le prolifique Woody Allen est de retour ! Chaque année un nouveau film, de quoi se demander si un jour il s’arrêtera… Je n’ai pas vu tous ses longs métrages, loin de là, mais le retrouver sur grand écran est toujours un immense plaisir. Malgré tout, Café Society n’est pas son meilleur projet…
J’ai aimé la  « Allen touch », New York sublimé par une lumière incroyable, la famille et ses échanges verbaux de haut vol, l’amour et ses (en)jeux, le jazz omniprésent, quelques dialogues savoureux… C’est sublimement filmé mais… je suis ressortie déçue.
Déjà par le choix des acteurs, trop hollywoodien peut-être, trop « teenager » dans mon esprit. Kirsten Stewart m’a semblé un peu trop lisse, trop « jeune » pour être à sa place. Jesse Eineberg lui n’est pas mauvais, loin de là mais mime à s’y méprendre le jeu d’Allen plus jeune. Comme un copié-collé qui donne au spectateur une impression de déjà vu. La cerise sur le gâteau c’est Blake Lively dont on ne voit que la poitrine sur-gonflée lors de son apparition à l’écran et qui, malgré sa grande beauté est difficile à voir en mère au foyer. C’est au final Steve Carell que j’ai préféré. L’histoire en elle même passe par bien des détours, Hollywood et son « café society », les brunches, les cocktails, les robes sublimes, les arrangements autour d’un cigare.. Les années 30 dans toute leur beauté. Un jeune New-Yorkais débarque et tente d’y faire sa place, tombe amoureux mais la vie n’est jamais un long fleuve tranquille et c’est son histoire, émaillée d’une narration impeccable que l’on suit pendant près de deux heures sur un air de nostalgie amoureuse.
Un film agréable, visuellement parfait mais qui manque d’un petit quelque chose qui lui permette de rester gravé dans la mémoire. Un manque d’audace et d’originalité peut-être.



2 thoughts on “{Ciné} Alice de l’autre côté du mirroir et Café Society”

  • Ah mince pour le Woody ! Je trouve que c’est un bon « cru », j’ai bien aimé l’esthétisme du film et son casting.

    Le « Alice » ne me tente pas, j’avais été très déçue du dernier opus pourtant réalisé par Burton.

    Bonne journée !

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