{Humeur} Ce que manger veut dire

{Humeur} Ce que manger veut dire

Je reprends ici le titre du dernier numéro de Manière de voir sur l’alimentation pour partager avec vous mes réflexions (un peu sans queue ni tête) sur ce sujet oh combien passionnant à mon sens.
Gourmande invétérée je suis depuis longtemps passionnée par tout ce qui touche de près ou de loin à l’alimentation. J’aime manger, cuisiner, tester mais aussi m’interroger sur ce qui fait l’une des bases de notre vie d’être humain.

Dis moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es ?

Je suis depuis longtemps déjà persuadée que l’alimentation est à la base de notre santé, de ce que nous sommes.
Je semble peut-être parfois un peu obsédée par la bouffe (et c’est peut-être le cas ah ah) mais comment cela pourrait-il en être autrement ? Sans nourriture il n’y a pas de vie. Ce que nous mangeons c’est ce que nous sommes.
Et nous oublions parfois que notre corps stock tout ce que nous ingérons, pour le meilleur comme pour le pire.
Je suis convaincue, comme beaucoup d’autres, que lorsqu’une maladie survient, même un simple rhume c’est intimement lié à un encrassement de notre organisme. Affaiblit il n’a plus les forces nécessaires pour combattre toutes les bactéries et virus qui nous entourent. Preuve en est toutes les infections digestives qui ont fait leur apparition ces dernières décennies et toutes ces personnes intolérantes au lactose ou au gluten…
C’est assez flagrant pour moi de voir combien je me sens mal, à de nombreux points de vue après des repas trop copieux, trop gras ou trop sucré. Mon corps souffre.
Je ne suis pas pour être à l’entière écoute de son corps (qui parfois provoquent quelques dérives) mais il y a des signaux qui ne trompent pas.
J’ai depuis un moment déjà d’importants soucis digestifs qui me pourrissent plus ou moins la vie selon les cas, une fatigue chronique que je ne m’explique pas (à 35 ans bientôt tomber de fatigue à 21h30 tous les soirs ce n’est pas normal !!!)
Tout cela me force forcément à me poser pas mal de questions.

Et toi ? comment tu manges ?

Il y a quelques années, je suis devenue végétarienne pendant plus d’un an suite à une grave intoxication alimentaire. Je suis redevenue omnivore depuis.
Je mange principalement des légumes et céréales, assez peu de viande, très peu de poisson (trop cher), du fromage, du pain, du chocolat, assez peu de sucre (parce que je n’aime pas ce qui est trop sucré). Je bois un peu de vin, un peu de café, un peu de thé, pas de lait mais je mange des yaourt au lait de vache 1 ou 2 fois par semaine.
Je cuisine exclusivement à l’huile d’olive et le beurre est un aliment « plaisir » que je réserve à mes tartines le week-end (vous me mettez du pain frais et une plaquette de beurre demi sel sous le nez et cinq minutes plus tard il n’y a plus rien !!!)
Lorsque je suis seule, sans même y réfléchir je vais cuisiner végétarien. Parce que je crois que c’est ce que je préfère.
J’ai abandonné depuis plusieurs années le sucre raffiné pour lui préférer les sucre « complets », je boycotte le Nutella* (n’en déplaise à mon fils ) depuis des années que je remplace par la Chocolade ou le Nocciolata, certes assez chers mais je n’en consomme que très peu (genre à la chandeleur) et je ne peux me résoudre à acheter une merde comme le Nutella* après avoir lu tous les articles sur sa commercialisation.
J’ai participé à la création de l’AMAP de ma commune et après une pause me voilà à nouveau adhérente depuis deux ans. Cela me permet de bénéficier d’un panier de 6 à 7 kilos de légumes frais, produits en biodynamie à 10km de chez moi et d’oeufs de poules élevées en plein air (les meilleurs oeufs que j’ai mangé de ma vie !!!). Parce qu’être locavore est devenu pour moi important et que cela ne signifie pas juste manger français mais essayer de manger ce qui est produit près de chez soi. Je vous parlais d’ailleurs de ma difficulté de trouver des produits locaux par chez moi il n’y a pas si longtemps.
Pour les fruits, c’est là que ça coince. Je vis dans une région où la poire et la pomme sont reines. J’arrive à me fournir en fruits rouges, pommes, poires assez facilement en passant par une petite maraichère qui elle aussi travaille la terre à 10 km de chez moi et qui vend ses produits sur mon marché à des prix très raisonnables. Mais pour ce qui est des bananes, des ananas, des oranges, des kiwi, des pêches et des abricots….il ne faut pas se leurrer, j’achète en supermarché. Mais je veille à privilégier le « produit en France » et je boycotte ce qui vient d’Espagne. Je serais incapable de me passer de fruits.
La viande…vaste sujet…il y a encore peu de temps nous en achetions quelque fois par semaine, en supermarché. D’une qualité plus que discutable, donc.
J’ai longtemps boudé la viande parce que je n’avais pas les moyens d’en acheter régulièrement. Aujourd’hui, je ne mange presque pas et cela ne me manque pas. Plus par goût que par conviction. Mais mon fils lui est un véritable carnivore et se plaint de ce « manque » de viande à notre table. Vivre en famille étant synonyme de concessions et ne souhaitant pas cuisiner deux repas différents nous avons choisis d’acheter un peu de viande, une fois par semaine, chez le boucher le plus proche de chez nous. La viande y est de qualité et pas plus chère qu’en supermarché. Cela donne 3 repas omnivores par semaine, le reste étant végétariens.
Lister tout cela n’a pas vocation de recette miracle et encore moins de leçon à donner, j’essaie simplement de faire ce qui me semble être bien pour moi, en fonction aussi de ce que je peux me permettre (financièrement par exemple…).

Un constat aberrant

Je me renseigne depuis longtemps déjà sur l’alimentation, sujet pour moi passionnant. Il suffit de s’informer ne serait-ce qu’un tout petit peu pour se rendre compte que les bases de notre alimentation est totalement pervertie.
Animaux élevés en masse dans des conditions terribles avec des conséquences désastreuses sur notre santé, l’environnement, l’économie…
Des graines stériles vendues aux agriculteurs obligés de les traiter pour qu’elles poussent et j’en passe et des meilleurs.
Il suffit juste de lever le nez, de regarder ce qu’il se passe autour de soi pour s’apercevoir que le monde alimentaire ne tourne pas rond !

Face à ce constat, deux attitudes possibles.

1- Faire l’autruche. Se dire que quoique l’on mange on mourra un jour alors autant se faire plaisir .

2- Ouvrir les yeux. Se dire que ce n’est pas tant pour nous mêmes mais pour les générations futures qu’il faut changer nos habitudes. Parce que si manger sainement pour soi peut ne pas sembler pertinent que penser des conditions dans lesquelles nous laissons la planète à nos enfants, petits-enfants ? Que penser de l’état dans lequel on a mis les pays du sud pour que nous petits nantis on puisse manger de la viande à chaque repas ?
Si l’on se penche un temps soit peu sur les conditions dans lesquels vivent les éleveurs, sur l’état des champs on comprend très vite que des choix s’imposent.

Beaucoup d’article sur ces sujets sont d’ailleurs disponibles en ce moment dans la presse.
Je vous conseille l’excellent numéro de Manière de voir Juillet/Août 2015 sur le thème de l’alimentation mais aussi que l’article de BastaMag sur le lait.
Forte de toutes ces infos que j’ingurgite ces derniers temps je m’interroge énormément, encore plus que d’habitude sur mon alimentation.
Cela me rend dingue lorsque j’entends des gens dire « le bio je n’y croit pas »… Mais le bio c’est juste travailler la terre comme le faisait nos ancêtres ! Rien de plus. Il n’est pas là question de label ou de prix. Juste de bon sens !
C’est l’industrialisation du monde agricole à laquelle il ne faut pas croire… Je vous invite à voir ou à revoir la très chouette web série Jardiniers levez-vous à ce sujet !

Plus encore, je vous invite à lire l’excellent article « Manger est un acte agricole » de Manière de voir : Ce que manger veut dire » qui explique bien que moi tout cela.
« La nourriture (sa production, son commerce et sa consommation) mérite de revenir au coeur du débat international. » Carlo Petrini

Pas d’étiquette, être à l’écoute de soi avant tout

Cet été j’ai beaucoup réfléchi à tout cela, à ce qui était important pour moi, ce qui me faisait du bien.
Je me suis demandé si je voulais devenir végétarienne, comment je pouvais nommer mon alimentation. Et puis j’ai lu l’article de Méli, une naturopathe dont j’aime beaucoup le blog et ses mots ont répondu à toutes les questions que je me posais.
Je vous cite quelques passages de son article qui reflète à mon sens la conclusion de ma réflexion estivale.

« J’aime cette idée de pouvoir être moi-même, et d’être libre de changer, d’évoluer le temps passant, vers ce qui me semble le plus juste, bon, et en cohérence avec moi-même à un instant T. »

« L’équilibre alimentaire est un large concept dont plusieurs courants alimentaires clament avoir une certaine exclusivité.
Tour à tour, ces courants connaissent des vagues de mode qui déferlent dans les médias & sur internet.
Cette succession de mots, d’arguments croisés, affirmés, et parfois réfutés est un immense puits dans lequel de nombreuses personnes finissent par se perdre… Perdre ses repères, perdre ses goûts, se perdre tout court. »

« Il existe une autre manière de les vivre. Une manière plus douce. »

« Lire pour apprendre, essayer de comprendre.
Lire pour évoluer, pour essayer, sur soi, en son corps & son âme.
Lire pour s’améliorer sans essayer de frôler une idyllique perfection.
Car, si perfection il y a, elle n’existe dans aucun courant alimentaire.
Car, si perfection il y a, elle existe en soi-même. »

Au final, j’ai compris que je n’ai pas besoin de coller une étiquette à ma manière de manger.
Nous avons chacun nos goûts, nos préférences. J’ai les miennes, comme tout le monde mais cela ne veut pas dire que j’ai besoin d’entrer dans un moule pour les combler.
C’est vrai je m’intéresse beaucoup à la cuisine végétarienne, j’aime par dessus tout tester de nouvelles choses, je ne suis pas très viande, pas très sucre, pas très gras mais j’aime énormément manger, me faire plaisir, j’ai certains principes auxquels je ne veux plus transiger (manger des fraises et des tomates en hiver NO WAY !!!) mais la seule et unique ligne à suivre c’est d’écouter mon corps et mes envies avant tout.
Manger pour vivre et non vivre pour manger 🙂

Pour aller plus loin :

Je vous invite à échanger avec moi sur ce sujet, que vous soyez d’accord ou non, sans animosité, avec tolérance et compréhension de chacun 🙂
Pour cela, quelques pistes de réflexion que j’ai parcouru ces dernières semaines et que je vous invite vivement à consulter :

Manger est un acte agricole

Un article mouvement international Slow Food

http://www.liberation.fr/week-end/2007/01/13/manger-est-un-acte-agricole-produire-est-un-acte-gastronomique_81789

Lire l’intégralité de l’article de Méli

http://www.chaudron-pastel.fr/2015/08/17/spaghettis-courgettes-vegetalienne-saine-proteines-rapide-simple/

La France crue, la web-série qui fait du bien !

Ils s’appellent Camille et Thomas et ils ont tout quitter pour faire le tour de la France crue.
Lui était boulanger, elle était journaliste et tous les deux vivaient à Paris entre sorties entre potes et fast food et puis… ils ont décidé de changer de vie. Cela a débuté par leur alimentation. Ils sont devenus végétaliens et… crudivores. Oui, ils ne mangent que des aliments crus, donc principalement des fruits, des légumes et des noix.
Ils ont décidé de tout plaquer pour aller à la rencontre de celles et ceux qui mangent comme eux. Bye bye leur boulot, bye bye Paris.
A coup d’auto-stop, de woofing, de pas mal de débrouille mais surtout de belles rencontres, ils ont créé la web série La France crue.
Ils ont tout testé, ils n’ont peur de rien et racontent tout (même les trucs pas très glamour, même leur « craquages » sur du fromage ou autre…)
Un dynamisme et un humour à toute épreuve, une belle complicité. Ils ont rencontré des gens fabuleux et vraiment leur motivation est contagieuse.
Je ne sais plus très bien comment je les ai découvert mais ça a été le coup de coeur quasi immédiat. Profitant du calme aoutien j’ai parcouru toutes leurs vidéos et leur site avec curiosité.
Et d’une simple curiosité je suis passé à un réel intérêt.
Lorsque j’ai entendu et lu tous les témoignages recueillis par la France Crue tout ce qui y est dit m’a semblé coulé de source !
Je sais pourtant que cela peut sembler complètement farfelu, voir extrême et j’en passe mais moi… vraiment, ça me parle. Bon, pas au point de rejoindre le mouvement mais j’ai appris énormément de choses grâce à eux et j’ai profité de l’été pour intégrer plus de cru dans mon alimentation. Déjà principalement basée sur les fruits et légumes, j’ai durant un mois passé à l’étape supérieure et cela m’a fait énormément de bien ! Le retour de mon fils a redistribué les cartes mais j’espère pouvoir continuer à remettre du cru dans ma vie une fois l’hiver venue.

www.lafrancecrue.fr

Ce que manger de la viande veut dire

Un sujet on ne peut plus d’actualité avec la crise du porc qui a secoué notre pays cet été. Un sujet qui mérite que l’on s’y penche sérieusement.
http://www.monde-diplomatique.fr/mav/142/A/53380

L’élevage industriel pour les nuls

Ou pourquoi je refuse désormais d’acheter la moindre viande issu de cette barbarie et que de manière générale j’en consomme peu

http://www.la-carotte-masquee.com/?p=330

Le lait, si bon que ça pour la santé ?

Sujet au combien sensible et controversé mais qui là aussi mérite de s’informer pour se faire sa propre idée

http://www.bastamag.net/Le-lait-de-vache-que-produit-l-elevage-intensif-est-il-bon-pour-la-sante

Miam ! Beurk ! Le meilleur et le pire de ce que nous mangeons

De la fourchette à la bouche, il n’y a qu’un geste. Mais pour amener ce steak ou ce bout de pain sur votre table, le chemin est long et tortueux.
Parcourez-le avec le hors-série de « Terra eco ».
http://www.terraeco.net/Miam-Beurk-Le-meilleur-et-le-pire,53790.html

Vous êtes fous d’avaler ça !

Un article du Point accessible aux abonnés certes mais dans lequel se trouve une petite vidéo interview d’un ancien trader dans l’agroalimentaire assez édifiante
http://www.lepoint.fr/societe/l-affreuse-tambouille-des-industriels-de-l-agroalimentaire



7 thoughts on “{Humeur} Ce que manger veut dire”

  • La question des fruits d’Espagne m’interpelle : pourquoi tu les boycottes ? Sinon super intéressant et je me retrouve dans beaucoup de choses que tu dis (le côté locavore des aliments par exemple !!) !

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  • politique de réduction des coûts -> industrialisation + délocalisation = produits sans saveur ni odeur et pouvoir nutritif proche de zéro.
    L’aliment est devenu un produit comme un autre, ce qui n’aurait jamais dû arriver…
    Je suis d’accord pour revenir au local et au naturel.

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  • Je trouve ton article vraiment intéressant et il pousse à la réflexion =)
    Personnellement, il y a quelques mois je me suis rendu compte que j’avais mal au ventre tout les matins. J’ai réfléchi à ce que je pouvais changer pour aller mieux et s’était clairement le lait de vache que j’ai remplacé du lait de soja.
    Je vais mieux =) Du coup, j’ai réfléchi à ce que je pouvais changer pour me sentir bien et j’ai aussi réduit ma consommation de viande. Il y a des semaines où c’est plus difficile, car Mr R adore la viande. Petit à petit je change des choses et je privilégie mes achats de fruits et légumes dans une ferme près de chez nous =)

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  • Je trouve ton article très intéressant, l’explication de ta démarche / convictions sans vouloir imposer ton avis.

    Je fais partie de ceux qui te font bondir, ceux qui ne croit pas à la démarche bio.

    La première chose qui me rebute, c’est ce « tapage médiatique », ce « bien pensée » alimentaire. Nombre de gens achètent bio parce que c’est « bien », sans réel conviction. Suivons le mouvement, achetons bio, même si ce légume / fruit / graine a fait des milliers de kilomètres par avion. Bio oui mais pas forcément écolo. Sans oublier le nombre d’achat en ligne (Amazon en tête) qui fait un tort à l’écologie avec le nombre de camion sur la route et d’avions affrétés. Avant même de parler de culture bio, il y a peut être qqc à faire de ce côté ci.

    A rajouter que le bio, qui malgré une démocratisation, reste à un prix plus élevé que des produits non bio. On ne compte plus le nombre de fois où l’on nous répète de manger 5 fruits & légumes par jour. C’est déjà un beau challenge pour les personnes qui ont du mal à boucler les fins de mois, doit on aussi leur reprocher de participer à la destruction de la planète ?

    Il est pour ma part pas nécessaire d’acheter bio pour améliorer le monde de demain. Je me retrouve beaucoup plus dans la démarche d’acheter local et des fruits / légumes de saison. Je fais aussi partie de ceux qui n’achète pas de fraises ou de tomate l’hiver, la conserve ira très bien. Reste comme tu le soulignes le problème des fruits qui ne poussent pas dans la région.
    L’achat local et de saison est pour moi synonyme de moins de transport, le recours à de plus petits maraichers une utilisation moindre d’additif, le fait maison (au prorata évidemment du temps que l’on peut avoir le soir) à une alimentation plus saine (moins grasse / sucrée que le tout préparer ).

    Il y a bien une remarque de ton post que j’ai du mal à saisir : « Que penser de l’état dans lequel on a mis les pays du sud pour que nous petits nantis on puisse manger de la viande à chaque repas ? ». Quelle est la relation entre le fait de manger de la viande et l’état économique des pays du sud ?

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    • Un immense merci pour ton commentaire.
      Je suis entièrement d’accord avec tout ce que tu dis sur le bio. Je suis convaincue que cette mode du bio n’est malheureusement que mercantile, et c’est au consommateur de faire attention ! C’est la raison pour laquelle je préfère passer par une AMAP qui n’a pas la labellisation Bio mais qui travaille en local (10 km de chez moi) et en raisonné plutôt que d’acheter des légumes bio en supermarché ou dans une magasin bio qui les fait venir de l’autre bout de la France.
      Je partage aussi ta réflexion sur le pouvoir d’achat, déjà très bas des familles. C’est pourquoi j’expliquais que je n’achetait pas tout bio, loin de là même. Ce qui serait génial c’est que la production des denrées de premières nécessité redevienne locale, sans parler de bio ou non. Des fermes à taille humaine, sans usage à outrance de pesticides, des circuits courts qui permettent à tous de se nourrir correctement tout en permettant aux producteurs de vivre décemment. Je ne reproche rien à personne évidemment mais peut-être peut-on participer à la prise de conscience de tous de la saisonnalité, du goût des produits. Acheter 6kg de fruits et légumes frais, locaux et sains me revient à 13€/semaine, pour 3 personnes.

      Ce qui me fait bondir ce n’est pas tant ce que tu expliques, c’est plutôt celles et ceux qui disent qu’ils ne croient pas au bio sans même avoir d’arguments, ni s’être renseignés un minimum. D’ailleurs, je pense pas avoir plébiscité le bio dans mon article. Peut-être n’ai-je pas été asse claire. Ce que je voulais dire par là, c’est que si l’on respectait les saisons, si l’on faisaient juste un tout petit peu plus attention à ce que l’on mange, en fonction de ses moyens, si la politique globale du monde agricole changeait alors on aurait même pas besoin de label ! Acheter bio n’est pas une fin en soi et ces filières connaissent malheureusement elles aussi bien des dérives j’en suis consciente.
      Moi je suis pour acheter locale, si possible en vrac en mettant en avant l’humain, pas le profit. Bio ou pas peu importe.

      En ce qui concerne la dernière partie. Ce que je voulais mettre en avant c’est que si l’on consommait un peu moins de viande alors le monde ne s’en porterait que mieux. Il y a beaucoup d’articles sur ce sujet qui l’explique bien mieux que moi.
      La consommation de viande dans le monde n’a fait qu’augmentée ces dernières décennies et pour assouvir notre faim de viande il a bien fallu trouver des terres où faire pousser la nourriture des animaux voués à notre consommation. Pour cela, les gros industriels de l’agroalimentaire ont cherché des terres fertiles et de la main d’oeuvre à bas prix : bim les pays pauvres qui se voient un peu plus chaque jour dépossédés de leur terre agricoles pour qu’y poussent soja et cie pour nourrir les animaux que nous allons manger. Là encore il fait juste faire attention à ce que l’on mange et à ce que l’on achète.
      Si tu veux je peux t’envoyer des liens ou des articles de presse à ce sujet (ex : http://www.la-carotte-masquee.com/?p=330, http://www.viande.info/elevage-viande-sous-alimentation, http://www.alimenterre.org/ressource/vers-utilisation-soutenable-terres)

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      • Je te remercie pour ton commentaire. Pour répondre à ton interrogation, non, tu ne fais pas l’apologie du bio, mais étant donné que mon avis sur l’achat local était le même que le tien je n’avais pas grand chose à rajouter sur ce point.

        J’ai lu les liens que tu as proposé concernant la consommation de la viande et la faim dans le monde. Je te remercie. Je ne rebondi pas sur le premier article. Oui manger de la viande implique forcément la mort d’un animal, et oui je suis d’accord celle-ci doit être honorable, même dans un abattoir.

        Je rebondi plus sur ton deuxième lien. Mon avis donc mais qui en aucun là pour convaincre qui que ce soit.

        L’article prend en exemple la culture de soja. Les trois plus grands pays exportateur de soja : Usa, Brésil, Argentine. Les trois plus grand pays importateur de soja : Chine, Union Européenne, Asie du Sud Est. Les pays où la famine est le plus présente : l’Afrique Sub saharienne et l’Asie du Sud. Je ne crois pas que le marché du soja puisse aider ces zones.

        Par ailleurs, la baisse du prix des céréales ou légume peut être une bonne idée. Sauf que la vente de ces légumes et ces céréales est la principale ressource des pays les plus touchés par la famine. ce serait donc aussi une baisse de revenu.

        De plus cet article qui nous abreuve de stat’ oublie quelque chose, et à mon sens quelque chose de majeur. On ne consomme pas pareil ici et en Afrique. Il n’y a pas de supermarché, on achète la viande, les légumes ou les fruits au marché, le riz en vrac, on élève ses poules, on a souvent un potager. Il n’y a pas d’histoire d’importation ou d’exportation dans la vie quotidienne. En tout cas du peu que j’ai vu lors de mon voyage à Madagascar.

        Je ne dis pas qu’il n’y a pas de solution et qu’il n’y a rien à faire. Mais je reste assez réservée quant à cette réponse contre la faim dans le monde.

        (info ici : http://www.mesmarches.chambagri.fr/menu-horizontal/apprendre-les-marches/marches-physiques/marche-des-graines-oleagineuses/le-marche-du-soja.htmlhttp://www.lemonde.fr/planete/article/2011/10/11/un-rapport-identifie-26-pays-fortement-touches-par-la-faim_1585855_3244.html)

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