La playlist de la rentrée

La playlist de la rentrée

Aujourd’hui c’est l’automne mais je vais vous mettre du soleil plein les oreilles ! Au programme cumbia, kuduro, rap, R’n B et dancehall !
De quoi vous mettre de bonne humeur à l’approche de la saison froide !

“Bienaventuranza” le nouvel album de Chancha Via Circuito

Au cours de la dernière décennie, l’Argentine est devenue l’épicentre d’une explosion musicale qui mêle de façon caractéristique la musique folklorique des Andes environnantes et les rythmes électroniques.
L’artiste sans doute responsable de son émergence aux côtés de ses homologues d’Amérique Latine, Nicola Cruz et El Buho, est nommé Chancha Via Circuito, un natif de Buenos Aires prénommé Pedro Canale dont le premier album Rodante (2008) a ouvert les vannes en repoussant les frontières des auditeurs de Cumbia.
Je le découvre avec le titre La Victoria que j’adore !
Aussi agréable pour les dancefloors que mystique, “Bienaventuranza” est l’essence de la musique de Chancha avec des éléments allant de la Cumbia au Dancehall à la Folk en passant par la house, une production cristalline et des collaborations qui sont évidemment naturelles et authentiques.
Organique, onirique, les musiques de l’argentin sont inspirées des traditions aborigènes et andines d’Amérique du Sud. Résolument dansantes, c’est en y ajoutant quelques soupçons de beats électro-mystiques qu’elles nous emmènent loin, très loin sur les cimes andines ou dans les clubs underground de Buenos Aires.
Un fleuve de joie où se mêlent gaitas colombiennes, flûtes péruviennes, charangos, percussions traditionnelles, fureur électronique du tempo, lianes musicales et chant solaire d’oiseaux rares.

Kuzola

Découverte par le groupe portugais Buraka Som Sistema, la chanteuse Pongo s’érige en reine du kuduro sur son nouveau titre « Kuzola ». Née à Luanda, en Angola, Pongo fuit la guerre civile avec sa famille à l’âge de huit ans. Elle grandit à Lisbonne où elle découvre le kuduro, un mélange de break dance, de semba angolaise et d’électronique né à la fin des années 90. D’abord danseuse et chanteuse au sein d’un petit groupe de rue, Pongo rencontre les membres de Buraka Som Sistema qui l’invitent sur scène et sur disque. Après des tournées à travers le monde, elle prend à présent son envol en solo. « Kuzola » (qui signifie « amour » en kimbundu, un dialecte angolais) est un morceau cathartique, une danse de l’exultation face à un amour contrarié et qui est pour moi est un immense coup de coeur !

Random Recipe

Random Recipe porte bien son nom. Une fine mixture de chaleur humaine, d’originalité et d’inspiration musicale internationale, Random Recipe a su rapidement éviter l’étiquette du genre spécifique pour ouvrir ses horizons et offrir au monde un joyeux voyage ludique. Ainsi, la formation originaire de Montréal flirt aisément avec le folk, le hip-hop, la bossa-nova, l’électro, le tri-hop, la berceuse, le jazz, le kazoo et bien plus, sans jamais perdre le nord et construit ainsi des pièces remplies de doux clins d’oeil et d’analogies à ses nombreuses racines italiennes, québécoises, louisianaises, chinoises et à ses nombreuses inspirations du moment (études des langues, études internationales, chant choral, violon, stop-motion, poutine, origami, voyage, milk-shake, etc.)De façon linéaire, l’histoire de Random Recipe est née de l’amitié unissant la chanteuse Frannie et la rappeuse et beat-boxeuse Fab, qui se sont rencontrées en 2005 en se rendant à un spectacle dans la métropole. Les deux musiciennes ont tout de suite pris l’habitude de jammer ensemble et de jouer dans la rue pour le plaisir. Ce qui n’était qu’un passe-temps informel s’est rapidement transformé en projet musical plus sérieux, au fur et à mesure que les prestations commencèrent à faire jaser dans le milieu underground montréalais. Vincent et Liu-Kong ont par la suite rejoint les filles au sein du groupe, contribuant à complexifier la musique et à pousser Random Recipe à conquérir de nouveaux horizons que je découvre à travers ce titre ci-dessous entendu sur Radio Nova.

Janelle Monaé

Ce n’est pas la première fois que je vous parle de Janelle mais j’avoue que jusque là, je ne m’étais pas réellement intéressée en détails à sa discographie préférant passer en boucle les deux ou trois tubes entendus à la radio. Il aura suffi que je la vois sur scène à l’occasion du Festival Jazz à la Villette pour aller voir un peu plus loin et me rendre compte que finalement j’aime presque tout ce qu’elle fait ! Évidemment la voir chanter sur scène n’a vraiment rien à voir avec ce que l’on peut écouter sur les enregistrements et c’est une sacrée bonne soirée que j’ai passé à la grande Halle malgré la grande distance qui me séparait de la scène. Janelle est une bête de scène qui pendant plus de deux heures s’est donné à fond, en ne prenant aucune pause si ce n’est pour changer deux fois de tenues (et encore, vite fait !) Elle envoie du lourd, vraiment du lourd !
Riffs de guitare ciselés, atmosphère pourpre et funky jusque dans ses clip, Janelle Monáe renoue avec un univers visuel et sonore qui découle directement de Prince, le Kid de Minneapolis qu’elle revendique comme son mentor. La chanteuse a gagné, à grand renfort de clips ultra-esthétisés, de références lourdes de sens, d’albums-concepts parfois obtus et de revendications féministes appuyées sa place dans le paysage musical américain. Reflets de cet univers protéiforme, les concerts de la diva prennent des allures de shows futuristes qu’elle habite avec un sacré tempérament.
Un petit aperçu ci-dessous (avancez directement à 1,50m de vidéo, l’intro ne sert à rien)

Dégueulasse de Caballero & Jeanjass

Allez, deux nouvelles têtes à claques dans ma playlist. Ces deux-là ont tout pour me déplaire, un look, une gestuelle et un phrasé qui ont tout pour me rebuter mais voilà, cette chanson-là, je l’ai entendue un matin à la table du petit déjeuner. J’étais attablée avec ma maman, c’était en juillet, elle était encore parmi nous et cette scène avait quelque chose de surréaliste ! Parce que le matin, dans ma famille on ne parle pas ! Et avec la maladie c’était même devenu une règle d’or que personne ne souhaitait briser… Seule la radio (France Inter) avait le droit de cité à la table du petit déjeuner. Et nous voilà, ma mère et moi devant notre café à écouter cette chanson et sans un mot, rien qu’en croisant notre regard nous nous sommes demandé ce qu’une chanson comme celle-là pouvait bien faire dans la programmation musicale de France Inter ce matin là… Et puis j’avoue à écouter les paroles je me suis laissée prendre au jeu et pendant les quinze jours qui ont suivi la chanson est restée incrustée à mon cerveau. Impossible de m’en défaire alors je suis sympa, je partage 😉
Au fond il disent des trucs pas trop cons ces deux têtes à claque. La vie, c’est vraiment beau !

Bonne écoute !

 

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