Le body positive ou comment se réconcilier avec son corps

Le body positive ou comment se réconcilier avec son corps

Si je vous pose la question suivante : “aimez-vous votre corps, tel qu’il est aujourd’hui ?” Je suis à peu près sûre que la majeure partie d’entre vous me répondront non. Moi la première.
Avec l’arrivée des beaux jours et le retour des petites jupes et robettes légères, les petits kilos de l’hiver et petits défauts physiques semblent plus difficiles à accepter. Il est moins aisé de se cacher derrière un gros pull ou un long gilet. Pourtant, c’est tellement agréable de se faire plaisir, y compris au niveau des vêtements, à l’arrivée du printemps !
Et si l’on apprenait à aimer notre corps et à le bichonner en rejoignant le mouvement body positive ?
Révolutionnaire, ce mouvement qui a fait les gros titre en 2017 met en avant et sublime sur les réseaux sociaux les physiques considérés comme « atypiques » et sous-représentés dans les médias comme les trop grosses, les trop maigres, les personnes de couleur, les trans, les vieilles et j’en passe.
Le principe du mouvement bodypositive ? S’accepter comme on est, au jour le jour, sans s’échiner à se conformer aux dictats de la société moderne et aux médias.
Et vous savez quoi ? ça fait du BIEN !

Retour sur le body positive, et si l’on aimait enfin son corps ?

Le body positive ne date pas d’hier puisqu’il a été lancé dès 1996 par deux Américaines, Connie Sobczak et Elizabeth Scott, afin d’aider les femmes à se reconnecter avec leur corps.
Mais ce n’est que l’année dernière que le mouvement s’est vraiment fait entendre grâce à Instagram et au hashtag #bodypositive.
Puis est venu le livre de Megan Jayne Crabbe, Body Positive Power, qui en a fait réfléchir plus d’une : quelle relation vivons-nous actuellement avec notre corps de femme ?
Entre la haine et le dégoût, les régimes à répétition, le maquillage, les produits de beauté, la chirurgie esthétique, nous sommes épuisées. Je suis épuisée.

Il faut dire que ces dernières décennies, la société n’a pas été tendre avec le corps de la femme.
Le corset mental de la minceur a remplacé le corset physique des robes victoriennes. Le but ? Nous vendre des produits censés nous faire ressembler aux mannequins retouchés des magazines. Et nous y croyons, même si nous savons au fond de nous-même que tout cela n’est que mirage. Ce rejet de notre beauté naturelle a rapporté en 2017 plus de 445 milliards de dollars aux industries de la beauté, comme nous l’énonce Forbes.
Le mouvement body positive, c’est un petit vent d’air frais qui nous donne le courage de nous réconcilier avec notre corps car la beauté n’a pas d’âge, de couleur ou de poids.
Je me suis laissée prendre au jeu comme je vous le montre aujourd’hui dans cet article dans lequel  je vous montre, sans filtre, ce que je considère être mes défauts.

Mélanie © Alittlepieceof
Mélanie © Alittlepieceof
Mélanie © Alittlepieceof

Comment appliquer le body positive au quotidien ?

Je mesure 1,50m et n’ai jamais été complexée par ma taille même si elle m’enquiquine parfois pour m’habiller comme je le voudrais.
Je porte du 34/36 selon les marques. Les tailles qui pour beaucoup représentent le saint grâal qui voudrait que l’on n’ait pas le droit de se plaindre.
Mais moi aussi, je vois mon corps comme un ennemi.
Une grossesse qui a laissé des traces, des prises et des pertes de poids, des petits bourrelets que je trouve disgracieux, quelques rides et des cheveux blancs à la pelle…
Lorsque je me regarde dans la glace, je vois toujours et avant tout ce qui ne “va pas”. Si je vous faisais la liste de tout ce que je n’aime pas chez moi, cet article ferait 12 pages, au moins !
Le but du body positive c’est de faire tout l’inverse : aimer ce que l’on voit dans le miroir, s’accepter avec nos défauts et surtout arrêter de se comparer aux autres et aux photos des magazines.
C’est difficile, j’en suis la première victime, je me compare, je me trouve affreuse, je voudrais perdre 5 kilos pour correspondre aux canons de la beauté, ou ceux que l’on voudrait nous vendre en tout cas mais à quel prix ? Me priver ? Me torturer ?
Je suis heureuse, je suis gourmande, je ne peux plus faire trop de sport à cause de mes problèmes de dos alors quoi ? Je m’échine à ne plus me faire plaisir, à payer des fortunes en soins inutiles et je me prends la tête pour me trouver bonnasse dans la glace ou je m’accepte avec mes rondeurs et les signes de l’âge ?

Mélanie © Alittlepieceof
Mélanie © Alittlepieceof
Mélanie © Alittlepieceof

Alors concrètement, qu’est-ce que change le mouvement body positive ?

Rien, si ce n’est le rapport que nous avons avec notre corps car, comme le rappelle si bien Megan dans son livre, aucune femme ne ressemble aux mannequins des magazines, même pas les mannequins elles-mêmes. Accepter son corps tel qu’il est, avec ses qualités et ses petits défauts (surtout après une grossesse) passe par le lâcher-prise et le pardon. Le pardon car la majorité des femmes ont passé des années à martyriser leur corps afin d’atteindre une perfection impossible à atteindre ; le lâcher-prise car nous avons toutes un poids qui nous correspond, moi la première, dans lequel nous nous sentons bien, peu importe qu’on fasse un 34 ou un 52.
Partez à l’écoute et la redécouverte de votre corps :

  • En vous regardant dans la glace et en retombant amoureuse de votre corps.
  • En vous habillant comme vous aimez, sans vous juger. Pour cela, tournez-vous si besoin vers une enseigne grande taille comme Ulla Popken et choisissez des vêtements colorés qui vous mettent en valeur et dans lesquels vous vous sentez bien.
  • En caressant vos défauts au lieu de les maltraiter. Si vous avez un petit bedon ou des bourrelets, choyez-les au lieu de les pincer, de les triturer et de les maudire. Massez-vous, prenez soin de votre corps en lui prodiguant des soins qui vous font plaisir.
  • Mettez-vous à l’épreuve en mettant votre corps en scène, peignez-le, habillez-le, photographiez-le.
    En faisant cette séance photo je me suis moi-même mise à l’épreuve, à l’épreuve de mon propre regard sur mon corps avec pour objectif de l’aimer, tel qu’il est.
  • En mangeant à votre faim tout ce qui vous fait envie au moment où vous en avez envie. C’est ce qu’on appelle « manger en pleine conscience ».
    Est-il encore nécessaire de prouver que les régimes, quels qu’ils soient, sont inefficaces ?
  • Suivez des personnes inspirantes qui aiment leur corps comme Ely, que j’aime énormément !
  • En pratiquant un sport qui vous fait du bien et qui ne se transforme pas en séance de torture pour vous ou votre corps. J’ai choisi le yoga, à vous de trouver le vôtre !

Et surtout arrêtez de vous comparer aux autres, je sais c’est extrêmement difficile
mais nous sommes toutes uniques et belles comme nous sommes.

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4 thoughts on “Le body positive ou comment se réconcilier avec son corps”

  • Merci pour ce beau billet qui me parle énormément. Le bodypositive est un concept qui me tient terriblement à coeur et que je tente de promouvoir sur mon blog. Voir que nous sommes de plus en plus à en parler, à s’ouvrir et faire entendre notre voix sur ce sujet me remplit de joie.
    Nous sommes toutes magnifiques, nous sommes des personnes resplendissantes quel que soit notre physique.

    Je t’embrasse,
    Pêche
    https://pecheneglantine.fr

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  • Cet article me parle, évidement, moi qui maltraite mon corps depuis des années. Depuis peu, grâce à l’hypnose j’apprends à l’aimer ,à être bienveillante avec moi même, avec lui mais le chemin est long, difficile tant j’ai mis en place de résistances pendant toutes ces années.
    Mais outre l’aspect esthétique pour soi comme pour les autres, il y a la santé. Quand on fait du 52, on doit porter son poids, les déplacements sont plus difficiles et la souffrance physique bien réelle : monter plusieurs volées de marches, marcher longtemps, se baisser … autant du geste “du quotidien” qui font souffrir au sens physique du terme et qui donc alimentent la souffrance psychique. Alors dans ces conditions c’est dur d’aimer quelque chose qui vous fait souffrir …

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    • Je comprends. J’ai plusieurs personnes autour de moi qui souffrent également, comme toi… Je comprends même si je ne peux évidemment pas imaginer à quel point cela doit être douloureux. Je te souhaite de venir à bout de cette souffrance, tu as fais le premier pas, le plus difficile… Courage !

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  • Je suis hyper adepte.
    Plus nous serons nombreuses à en parler mais surtout plus nous serons nombreuses à nous accepter telles que nous sommes et plus les mentalités avancerons.
    Nous avons à inspirer les jeunes filles et jeunes femmes qui se conforment à des carcans, qui se collent des étiquettes enfermantes.
    Dans les points que tu évoques, je ne me reconnais pas dans la mise à l’épreuve. Je crois que la première étape est la bienveillance pour se reconnecter à soi et ensuite et avec plaisir, se photographier, se mettre en scène…

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    • Comme je partage ce que tu écris ! Je me suis mise à l’autoportrait depuis peu et cela me fait un bien fou. J’avais (et j’ai toujours…) peur que cela passe par du narcissisme alors que j’apprends juste par ce biais à aimer et accepter mon image. Merci beaucoup pour ton commentaire.

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