Blog éclectique

Mes dernières lectures

Mes dernières lectures

Une pièce de théâtre absolument géniale, un recueil de textes sur l’oubli et un livre d’humour spécial Noël !

Art de Yasmina Reza

yasmina reza
Mélanie © Alittlepieceof

 » Mon ami Serge a acheté un tableau […] un tableau blanc avec des liserés blancs.  » Médecin dermatologue, Serge aime l’art moderne et Sénèque, qu’il trouve  » modernissime « . Ingénieur dans l’aéronautique, Marc a des goûts plus traditionnels et ne comprend pas que son ami Serge ait pu acheter  » cette merde deux cent mille francs « . Quant à Yvan, représentant dans une papeterie, il aimerait ne contrarier aucun de ses deux précieux amis. Mais les disputes esthétiques autour du  » tableau blanc  » dégénèrent dans un crescendo hilarant et féroce, qui ne laissera personne indemne… Créée en 1994 à Paris, dans une distribution irréprochable (Vaneck, Luchini, Arditi),  » Art  » a fait connaître Yasmina Reza sur les scènes du monde entier. C’est dire l’universalité du thème, l’humanité des personnages et la virtuosité des dialogues qui font déjà de cette pièce un classique de la comédie de mœurs. Comme chez Molière ou Labiche, Feydeau ou Ribes, les élèves découvriront que le  » goût des autres  » reste le plus efficace des ressorts dramatiques, et combien la fantaisie la plus extravagante peut révéler d’angoisse existentielle.

Mon avis

J’ai dû acheter ce livre pour mon fils qui est en seconde. C’est une œuvre qu’il va étudier en cours de français.
A la vue de la couverture déjà, j’ai été très intéressée et puis j’ai lu la quatrième de couverture et je me suis dis que je ne pouvais pas passer à côté !
C’est une pièce de théâtre qui est d’ailleurs très connue et qui a été primée de deux Molières.
En effet le texte est absolument génial ! Un pur délice de dialogues et d’humour, une plongée dans l’âme humaine. Bien au delà de la question de « Qu’est-ce que l’art » la pièce est le théâtre d’une relation d’amitié de longue date (15 ans) entre trois personnages. Trois hommes, la quarantaine, une vie plus ou moins bien établie. Ils semblent bien se connaître, très bien s’entendre et se voir régulièrement jusqu’à… jusqu’à ce qu’une simple peinture vienne semer la zizanie. Ressortent alors les vieilles rancoeurs, apparaissent alors au grand jour les non dits…
Un texte très court mais d’une très belle énergie qui fait qu’une fois la première page entamée, on ne peut plus s’arrêter ! J’ai tellement aimé que j’avais le sentiment de voir les personnages devant moi.
Je regrette énormément de ne pas avoir vu le texte joué sur scène (surtout avec Luchini !)
Un énorme coup de coeur !

Quelques extraits

–  Ne me dis pas, calme-toi ! Je n’ai aucune raison de me calmer, si tu veux me rendre fou, dis-moi, calme-toi ! Calme-toi est la pire chose qu’on peut dire à quelqu’un qui a perdu son calme ! Je ne suis pas comme vous, je ne veux pas être une référence, je ne veux pas exister par moi-même, je veux être votre ami Yvan le farfadet ! Yvan le farfadet

–  Ne sois pas toujours à essayer d’aplanir les choses. Cesse de vouloir être le grand réconciliateur du genre humain !

–  On ne devrait jamais laisser ses amis sans surveillance. Il faut toujours surveiller ses amis. Sinon, ils vous échappent.

Le livre du rire et de l’oubli de Milan Kundera

Le livre du rire et de l’oubli’ est un roman en forme de variations. Les différentes parties se suivent comme les différentes étapes d’un voyage qui conduit à l’intérieur d’un thème, à l’intérieur d’une pensée, à l’intérieur d’une seule et unique situation dont la compréhension se perd dans l’immensité.
C’est un roman sur Tamina et, à l’instant où Tamina sort de la scène, c’est un roman pour Tamina. Elle est le principal personnage et le principal auditeur et toutes les autres histoires sont une variation sur sa première histoire et se rejoignent dans sa vie comme dans un miroir.
C’est un roman sur le rire et sur l’oubli, sur l’oubli et sur Prague, sur Prague et sur les anges.

Mon avis

Mon deuxième Kundera. Toujours tiré du recueil de la pléiade que mon amoureux m’a offert l’an dernier.
Je ne me voyais pas lire toutes ses oeuvres d’affilée, je sais que je n’aurais pas apprécié. Je préfère prendre mon temps et en lire une de temps en temps. Parce qu’il faut dire que Kundera est un auteur quelque peu exigeant et la lecture de ses textes demande une certaine attention.
Après « L’insoutenable légèreté de l’être » j’ai choisi ce texte au hasard dans mon recueil sans savoir à quoi m’attendre.
Il s’agit d’une oeuvre très particulière dans laquelle l’auteur brode différentes histoires autour d’un thème, ou de deux thèmes même. Le rire et l’oubli.
Une sorte de recueil de nouvelles en quelque sorte.
En dehors de cela, aucune de ces sept histoires n’a réellement de points communs malgré ce que peut dire le synopsis. Elles sont comme des réflexions que l’auteur fait partager à ses lecteurs en s’appuyant sur des histoires entremêlées. Avec, comme toujours avec Kundera, des mentions sur l’occupation de la Tchétchénie par les russes, des réflexions sur les relations de couple, sur le sexe, sur l’âme humaine et sur l’écriture.
C’est une lecture qui peut laisser perplexe et qui demande que l’on s’accroche. Une lecture assez inégale aussi puisque certains textes m’ont beaucoup plu tandis que d’autre moins.
Ce que j’en retiens, c’est surtout le verbe de l’auteur, son écriture et sa philosophie si particulière. Toutes ses phrases qui semblent résonner en soi lorsqu’on les lit.
C’est certainement cela, un grand auteur.

Quelques extraits :

– Toute relation amoureuse repose sur des conventions non écrites que ceux qui s’aiment concluent inconsidérément dans les premières semaines de leur amour. Ils sont dans une sorte de rêve, mais en même temps, sans le savoir, ils rédigent, en juristes intraitables, les clauses détaillées de leur contrat.

– Je disais à ma soeur, ou elle me disait, tu viens, on joue à rire? On s’allongeait côte à côte sur un lit et on commençait. Pour faire semblant, bien sûr. Rires forcés. Rires ridicules. Rires si ridicules qu’ils nous faisaient rire. Alors il venait, le vrai rire, le rire entier, nous emporter dans son déferlement immense. Rires éclatés, repris, bousculés, déchainés,rires magnifiques, somptueux et fous…Et nous riions à l’infini du rire de nos rires….

– Le sexe n’est pas l’amour, ce n’est qu’un territoire que l’amour s’approprie.

– Ils ne se comprenaient jamais, Edwige et lui, pourtant ils étaient toujours d’accord. Chacun interprétait à sa façon les paroles de l’autre et il y avait entre eux une merveilleuse harmonie. Une merveilleuse solidarité fondée sur l’incompréhension. Il le savait bien et s’y complaisait presque.

-L’ avenir n’est qu’un vide indifférent qui n’intéresse personne, mais le passé est plein de vie et son visage irrite, révolte, blesse, au point que nous voulons le détruire ou le repeindre. On ne veut être maître de l’avenir que pour pouvoir changer le passé.

Noël me fout les boules d’Arthur Anjou

noël me fout les boules
Mélanie © Alittlepieceof

Chaque année, c’est pareil: après Halloween, le monde entier se met en mode Noël. Joie dans les cœurs, guirlandes dans les vitrines: tout le monde aime Noël. Tout le monde ? Euh …
Si la perspective de passer deux jours en famille à vous goinfrer de bûche aux marrons ou à échanger des cadeaux à 5 euros vous la boule au ventre, ce livre est pour vous. Vous y trouverez de quoi tenir le coup. Jusqu’à l’année prochaine.
Mieux vaut en rire qu’en pleurer: et si c’était ça, l’esprit de Noël ?

Mon avis

Et pour terminer, un livre de bon ton en cette période de fêtes (hihi). Un livre offert par mes parents qui, vous le constaterez, ne manquent pas d’humour !
Ce manuel de survie pour les fêtes de fin d’année aborde des sujets de conversation, des idées de cadeaux, des films à voir ou à éviter et de nombreuses blagues et traits d’humour. Chacun devrait se reconnaitre dans au moins l’une des situations énoncées. Parce qu’avouons-le, Noël n’est pas toujours la fête familiale et bon-enfant que l’on nous vend dans les médias. Il y a la course aux cadeaux qui peut vite se transformer en véritable enfer (pour vous et votre banquier), les repas de famille iiiinterminables, les indigestions de chocolats et de foie gras, les cadeaux qui ne plaisent pas et j’en passe. L’auteur choisit donc d’en rire et nous fait rire avec lui malgré quelques anecdotes un peu clichées.

Bonne lecture !

Rendez-vous sur Hellocoton !


2 thoughts on “Mes dernières lectures”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *