Mes dernières lectures : Katrin Bacher, R.J Ellory et les Inrocks

Mes dernières lectures : Katrin Bacher, R.J Ellory et les Inrocks

Un hors-série sur l’animation japonaise, une BD sur fond de deuxième guerre mondiale et un roman sur la mafia américaine.

Tante Wussi de Tyto Alba et Katrin Bacher

Mélanie © Alittlepieceof

Au début des années 1930, la petite Wussi et sa famille quittent Fribourg pour Majorque. Leur bonheur paisible est malheureusement rattrapé par la guerre civile espagnole.
Les parents décident que les plus jeunes enfants et leur mère seront plus en sécurité en Allemagne. Wussi retrouve alors sa famille allemande, découvre les lois de Nuremberg et prend conscience de l’épée de Damoclès que représente l’origine juive de sa mère.

Mon avis

J’ai beaucoup aimé ce roman graphique. L’histoire débute à Barcelone, chez Tante Wussi à qui sa nièce lui demande de raconter son histoire. Une histoire ballotée entre l’Allemagne et l’Espagne. Une famille suivie par la guerre qui éclate où qu’elle aille.
D’abord à Majorque où la guerre civile éclate puis en Allemagne. La maman de Wussi est juive mais convertie au catholicisme de son mari, la famille et leurs enfants pensent être en sécurité dans leur patrie natale mais l’histoire va en décider autrement.
Fait de dialogue entre la jeune femme et sa tante et de nombreux flashbacks, c’est un morceau de vie, marqué par la guerre, la fuite, la peur mais aussi un profond attachement à la famille que relate cette bande dessinée.

Merci à Babelio et aux éditions Steinkis pour la découverte.

Vendetta de RJ Ellory

VENDETTA RJ ELLORY
Mélanie © Alittlepieceof

2006, La Nouvelle-Orléans. Catherine, la fille du gouverneur de Louisiane est enlevée, son garde du corps assassiné. Confiée au FBI, l’enquête prend vite un tour imprévu : le kidnappeur, Ernesto Perez, se livre aux autorités et demande à s’entretenir avec Ray Hartmann, un obscur fonctionnaire qui travaille à Washington dans une unité de lutte contre le crime organisé. À cette condition seulement il permettra aux enquêteurs de retrouver la jeune fille saine et sauve. À sa grande surprise, Hartmann est donc appelé sur les lieux. C’est le début d’une longue confrontation entre les deux hommes, au cours de laquelle Perez va peu à peu retracer son itinéraire, l’incroyable récit d’une vie de tueur à gages au service de la mafia, un demi-siècle de la face cachée de l’Amérique, de Las Vegas à Chicago, depuis Castro et Kennedy jusqu’à nos jours. Quel est le véritable enjeu de cette confrontation ? Pourquoi Perez a-t-il souhaité qu’Hartmann soit son interlocuteur ? Alors que s’engage une course contre la montre pour retrouver Catherine et que, dans l’ombre, la mafia et les autorités s’inquiètent du dialogue qui s’établit entre les deux hommes, Hartmann ira de surprise en surprise jusqu’à l’étonnant coup de théâtre final.

Mon avis

Nous sommes en Louisiane et la moiteur de l’air transpire à chaque page.
L’histoire débute par un meurtre sanglant. Un homme est retrouvé mort dans le coffre d’une superbe voiture de collection. Son coeur lui a été arraché et remis en place, il a subi de très nombreux chocs au crane et un tatouage lui a été fait dans le dos. C’est ce que l’on appelle un début de roman qui envoie du lourd ! Sauf que très vite ça fait « pshiit » parce que l’enquête saute de mains en mains, d’inspecteurs en inspecteurs pour finalement se retrouver à la charge du tout puissant FBI.
Il faut dire que la victime n’est autre que le garde du corps de la fille d’un gouverneur, elle-même portée disparue. La politique s’en mêle !
Peu d’indices, peu de matière, l’enquête s’enlise jusqu’à ce que (très rapidement d’ailleurs) un homme se fasse connaître comme étant le coupable. Ce dernier demande explicitement à ne parler qu’à un homme, un seul homme, un dénommé Ray Hartmann qui n’a rien à voir avec le FBI. Sans lui, le coupable ne dira rien.
Alors l’on fait la connaissance de Hartmann. Il vit à New York avec sa femme et sa fille, il bosse pour l’Etat et est alcoolique. Son couple bat de l’aile et, alors qu’il tente de s’en sortir, cette affaire qui lui tombe dessus sans crier gare lui met de sacré bâtons dans les roues. Mais a t-il le choix ? pas vraiment ! Ce que le FBI demande, le FBI l’obtient.
Vont alors se confronter Hartmann et celui qui dit être le ravisseur de la jeune femme enlevée, Ernesto Perez.
Perez va alors raconter sa vie, toute sa vie, entre Cuba, New York, la Californie. Il va raconter son enfance, comment il est devenu tueur à gage, comment il est tombé amoureux,  et devenu père arrivé à un âge déjà tardif et comment à la fin de sa vie il va analyser ses faits et gestes. En trame de fond l’histoire de la mafia américaine, les « familles », les règlements de compte, les meurtres commandités. Et si Marylin Monroe et Kennedy avait été assassinés par la mafia ?
Ce sont plusieurs décennies que retrace cette histoire et je dois avouer que j’ai trouvé le temps long, vraiment long. Peut-être parce que l’histoire de la mafia ne m’intéresse pas. C’est bien écrit, le déroulement plutôt bien construit (même si Perez a tendance à se répéter selon la formule obligatoire – plaisir de tuer – remords) mais cela ne m’a pas passionné. J’attendais avec impatience le fameux dénouement « coup de théâtre » promis et là encore ça a fait « pshiiit » puisque j’ai compris avant la fin ce qui allait être révélé et que franchement j’ai été déçue.

Quelques extraits

  • Ma vie était une suite de cahots et de paragraphes hésitants, elle parvenait des tréfonds du coeur où l’amour et la douleur partageaient le même lit.
    Me comprendre, à la fois en tant qu’enfant et en tant qu’homme, c’est comprendre des choses sur soi-même auxquelles on ne peut supporter de faire face. On fuit de telles révélations, car les voir, c’est renoncer à l’ignorance, c’est savoir que tout est possible. Nous avons tous nos côtés sombres; nous sommes tous capables d’actes inhumains et dégradants; nous avons tous dans les yeux une lumière sombre qui, lorsqu’elle s’allume, peut inciter au meurtre, à la trahison, à l’infidélité, à la haine.
    Nous avons tous arpenté les bonds de l’abîme et bien que certains d’entre nous aient perdu l’équilibre rare sont ceux qui vitaux et nécessaires sont tombés dans les ténèbres.
  • Un psychopathe, un homophobe même, mais en même temps, un homme étrangement éloquent et cultivé, attentionné et conscient de la nécessité de la famille, du pouvoir de la loyauté et de la parole donnée. Un paradoxe. Un anachronisme. Un mystère.
  • Il y a les choses que l’on fait, et les choses que l’on dit, mais d’une manière ou d’une autre, toutes ces choses se perdent dans le lent glissement frénétique du temps. Elles se perdent, mais ne sont jamais complètement oubliées.
  • Quel dommage, non, que, après cinquante mille ans d’histoire, nous ne soyons toujours pas fichus de comprendre ne serait-ce que les aspects les plus élémentaires de ce que nous sommes ?
  • Nous sommes des acteurs, voyez-vous, nous assumons un rôle à l’intention du monde; nous transportons une valise pleine de visages, de mots, de scènes et d’actes différents, de rappels et nous prions pour que le monde ne vie jamais ce qui se cache derrière le spectacle que nous lui avons concocté.

Hors-Série « animation » des Inrocks

Mélanie © Alittlepieceof

A l’occasion de la Japan Expo et des 100 ans de l’animation japonaise, Les Inrockuptibles consacrent un hors-série à ce genre qui a révolutionné le dessin animé, en film et en série. À travers des interviews critiques et portraits, ce sont aussi les univers magiques et originaux de ces films et séries ayant marqué des générations de (télé)spectateurs que Les Inrocks vous invitent à redécouvrir dans un numéro de 100 pages.

AU SOMMAIRE

  • Les débuts de l’animation Japonaise
  • Le cinéma d’animation : Portrait de Miyazaki, histoire du Studio Ghibli, interviews de Katsuhiro Otomo et Rintaro, le meilleur des films d’animation…
  • Les séries d’animation : Evolution des séries animées à la télévision française, portrait de Leiji Matsumoto, le meilleur des séries animées…

Longtemps passionnée par le Japon, l’animation japonaise a fait partie de ma vie pendant près de 10 ans. D’abord à titre personnelle puis à travers mon fils. Je suis allée 2 fois à la Japan Expo et j’en garde un merveilleux souvenir. Je suis fan des oeuvres des studios Ghibli et si je ne lis plus de manga ni ne regarde plus d’anime ils ont rythmés mes soirées pendant longtemps. J’écoutais même pas mal de Jrock pendant un moment. D’ailleurs, si vous avez à peu près mon âge, vous avez dû être bercé.e.s par les séries japonaises lorsque vous étiez enfant. Cats Eyes, Nicky Larson, Juliette je t’aime (mon préféré !!!) et j’en passe. Tous sont japonais et lorsque nous étions petit(e)s nous ne nous en doutions même pas ! D’ailleurs, un article relate l’arrivée de ces dessins animés nippons sur nos chaines françaises et comment certains doublages ont totalement revus l’âme des personnages ou l’histoire elle même, comment les politiques s’inquiétaient de ce que pourrait provoquer cette diffusion sur nos petits esprits français alors que nos, enfant, ne faisions même pas attention aux différences culturelles que montraient nos séries favorites.
Aujourd’hui ils ont été remplacés par Naruto, Full metal alchimist et bien d’autres… et cela ne pose plus aucun problème à personne.
Replonger dans cette petite partie de ma vie m’a fait très plaisir. J’ai retrouvé avec joie de nombreux titres vus ou lus et découvert certains longs métrages que je ne connaissais pas.
Je n’ai qu’une envie : revoir Mon Voisin Totoro une énième fois !
Très bien documenté ce numéro est passionnant !

Bonne lecture

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