Mes dernière lectures – Mars 2018

Mes dernière lectures – Mars 2018

Les mois se suivent et ne se ressemblent pas. Si le mois de Janvier fût rempli de lectures, celui de février, plus court d’une part et beaucoup plus chargé également, m’aura laissé peu de temps pour m’adonner à mon passe temps favori.
J’ai beaucoup (trop) travaillé et je n’ai pas pu avancer comme je l’aurais souhaité dans mes lectures. Mais ce n’est que partie remise !
J’ai tout de même réussi à terminer la fin de la trilogie Verhœven et un livre de développement personnel sur un sujet passionnant.

Alex de Pierre Lemaitre

Mélanie © Alittlepieceof

Qui connaît vraiment Alex ?
Elle est belle. Excitante.
Est-ce pour cela qu’on l’a enlevée, séquestrée et livrée à l’inimaginable ?
Mais quand la police découvre enfin sa prison, Alex a disparu.
Alex, plus intelligente que son bourreau.
Alex qui ne pardonne rien, qui n’oublie rien ni personne.
Un thriller glaçant qui jongle avec les codes de la folie meurtrière, une mécanique diabolique et imprévisible où l’on retrouve le talent de l’auteur de Robe de marié.

Mon avis

2ème volet de la trilogie Verhoeven terminé !
Le mois dernier, je vous parlais du premier tome : Travail Soigné qui m’avait tenu en haleine durant quelques jours. Ce deuxième opus m’a rendue dingue et complètement accro ! J’ai tourné les pages sans m’arrêter, voulant absolument savoir la suite ! Mes nuits en ont été considérablement raccourcies mais peu m’importait… C’était trop bon !!!
Dans celui-ci Camille Verhoeven reprend du service. Malgré le grand malheur qui l’a frappé dans le précédent roman et un peu à contre coeur il se retrouve à la tête d’une enquête pour le moins étrange
Une jeune femme a été kidnappée. Il n’y a pas de traces de son ravisseur, pas de meurtre, on en sait très peu sur la victime. On ne sait ni qui elle est ni pourquoi elle est retenue captive, torturée par son bourreau. Malgré tout, en filigrane de l’enquête le lecteur plonge dans le récit de cette victime qui, un chapitre sur deux, raconte son calvaire et comment elle va s’en sortir. Car oui, elle va s’en sortir et c’est véritablement à ce moment précis que l’enquête va prendre tout son sens.
Qui est véritablement Alex ? Victime ou coupable ?
Raconté avec un génialissime suspens, Alex est un sacré thriller et sans aucun doute mon préféré des trois. J’ai été totalement bluffé par la manière dont l’histoire évolue, la manière dont Lemaitre rend ses personnages attachants et même parfois drôles. C’est extrêmement bien écrit pour du polar, on en redemande !
Pierre Lemaître est décidément très très très très fort (et pas mal tordu hein quand même !)
Il ne fait aucun doute que je lirais d’autres de ses romans.

Quelques extraits

  • L’homme attache la corde. Il est visiblement content de lui.
    Il enfile sa veste, tape sur ses poches pour vérifier qu’il n’a rien oublié. Alex semble ne plus exister, il jette juste un oeil sur la caisse en partant. Vraiment content de son ouvrage. Comme s’il quittait son appartement pour aller au travail.
    Il est parti.
    Silence.
    La caisse se balance lourdement au bout de la corde. Un courant d’air froid tourbillonne et recouvre par vagues le corps déjà transi d’Alex.
    Elle est seule. Nue , enfermée.
    Alors, soudain, elle comprend.
    Ce n’est pas une caisse.
    C’est une cage.
  • Une photo, ce n’est que du réel. Un dessin, c’est de la réalité, la vôtre, habillée par votre imaginaire, vos fantasmes, votre culture, votre vie.
  • Le 1er janvier 2002, Dieu est descendu sur terre, Il s’est incarné sous la forme du passage à l’ euro. Et quand Il se déplace en personne, Dieu n’est pas le genre de type à lésiner sur les miracles. Après la multiplication des pains, multiplication du pognon. Par sept. Du jour au lendemain. Dieu est un génial simplificateur.
  • Autour de lui, tout le monde est mort, sa mère puis sa femme, maintenant son père ; il n’aura pas d’enfants. Jamais il n’avait imaginé qu’il serait le dernier vivant de sa propre vie.
  • Ce qui l’a réveillée, ce sont ses gémissements. Au point qu’elle a pensé que c’était quelqu’un d’autre, une voix extérieure à elle. Des petits râles qui venaient du ventre, des sonorités qu’elle ne connaissait pas.
    Et elle avait beau être parfaitement réveillée, elle ne parvenait pas à empêcher ces gémissements de s’échapper d’elle, au rythme de sa respiration.
    Alex en est certaine. Elle a commencé à mourir.

Sacrifices de Pierre Lemaitre

Mélanie © Alittlepieceof

Témoin d’un hold-up dans le quartier des Champs-Élysées, Anne Forestier échappe par miracle à la sauvagerie du braqueur. Détruite, défigurée. Bouleversé, le commandant Verhœven, qui est son amant, s’engage corps et âme dans cette enquête dont il fait une affaire personnelle. D’autant que le braqueur, récidiviste déterminé et d’une rare férocité, s’acharne à retrouver Anne pour l’exécuter… Les deux hommes s’engagent alors dans un face à face mortel dont Anne est l’enjeu. Verhœven, touché au plus secret de sa vie privée, devient à son tour violent, implacable, jusqu’à sacrifier tous ses principes… Mais en réalité, dans cette affaire, qui est le chasseur ? Et qui est la proie ?

Mon avis

Autant j’ai vraiment beaucoup aimé les deux premiers autant ce dernier roman de la trilogie Verhoeven m’a énormément déçue. Lemaitre propose ici une intrigue beaucoup plus simple que les précédentes pour clôturer la saga. Il se concentre sur son personnage clé, ce qui est on ne peut plus logique pour venir au bout de sa trilogie certes mais je m’attendais à autre chose. Ceci dit l’auteur casse les codes et réinvente son récit en changeant constamment de perspective. C’est à la fois sacrément bien vu et assez déstabilisant mais le fond de l’histoire ne m’a pas plu. Le pauvre Camille en bave un peu trop à mon goût et surtout semble pris pour un imbécile par son auteur (le flic qui ne se rend pas compte qu’il est dupé, quand même…). L’effet de surprise est moindre dans cette enquête très éloignée des crimes décrits dans les précédents romans et du coup, le suspens aussi même s’il est quasiment impossible de lâcher le bouquin sans savoir qui est derrière tout ça. La boucle est bouclée lorsque l’on tourne la dernière page et rien n’est laissé au hasard.
Mon préféré reste incontestablement Alex, le deuxième roman de la série.

Quelques extraits

  • On le constate d’ailleurs souvent, hormis pendant les quelques minutes où ils se livrent au plus violent de leurs activités, les braqueurs, les voleurs, les gangsters ressemblent à tout le monde.
  • Qu’est ce que c’est beau chez les bourgeois. Ils seraient moins cons, ça donnerait presque envie d’en faire partie.
  • Qu’est-ce que tu veux, j’ai une taille de caniche mais des aspirations cosmiques.
  • Ce qui nous arrive, nous le fabriquons.
  • Pour le reste, que se disent une femme et un homme de quarante et cinquante ans lorsqu’ils se rencontrent, ils tâchent de minimiser leurs échecs sans les masquer tout à fait, d’évoquer leurs plaies sans les exhiber, d’en dire le moins possible. Camille a raconté l’essentiel, en trois mots, sur Maud, sa mère…

Aimer ce qui est – vers la fin de la souffrance de Byron Katie

Mélanie © Alittlepieceof

Aimer ce qui est présente une démarche étonnamment simple et pourtant d une incroyable efficacité pour se libérer du stress et mieux vivre sa vie.
« Ce n’est pas la réalité qui nous fait souffrir, nous dit Byron Katie, mais nos pensées sur la réalité. »
Le Travail de Byron Katie, fondé sur quatre questions simples et profondes à la fois, permet à chacun de se libérer des illusions et des limites du mental qui nous bloquent l’accès à la
sérénité, à l’amour et à la joie de vivre.
Aimer ce qui est est organisé comme un manuel pratique qui vous guidera pas à pas pour découvrir et mettre en pratique le Travail pour vous-même.

Mon avis

La première chose qui m’est venue à l’esprit en lisant ce livre c’est “mais que c’est difficile de lire des livres de développement personnel !”
Je crois que je préfère définitivement les romans, les BD et les essais. Car j’en ai eu du mal à le lire ce bouquin ! Pourtant le sujet est réellement passionnant et j’ai bien fait de m’accrocher ! Il est rempli de bon sens !
Mais voilà, l’écriture, le style, tout est comment dire…très “conférence  à l’américaine”et il a fallu que je m’accroche.
Mais si l’on passe cet aspect et que l’on se concentre sur le contenu lors là, il s’agit d’une belle et grande lecture.
C’est un livre dont a parlé ma prof de yoga dans l’un de ses cours. Sans trop entrer dans les détails elle nous a parlé de la technique de Byron Katie et rien qu’à entendre le titre, je savais qu’il fallait que je le lise.
L’idée de Byron Katie est très simple et pourtant extrêmement clairvoyante.
Après une très longue et grave dépression, Katie a développé sa technique de développement personnel qu’elle appelle “le Travail“. Au départ cela peut surprendre d’utiliser ce mot là dans ce contexte et puis il suffit de penser à l’idée de “travailler sur soi” pour que le concept prenne tout son sens.
Le livre reprend les grands principes de cette technique qui repose sur 4 questions toutes bêtes en l’expliquant mais surtout il est rempli d’exemples de dialogues que Katie a eus avec des personnes lambda lors de ses conférences. Il y a forcément un de ces dialogues qui touche plus que les autres, dans lequel on s’identifie et qui permet de comprendre l’étendue de cette technique. Depuis plus de 20 ans Katie sillonne le monde pour apprendre “le travail” au plus grand nombre. Et ce dans un seul but : la fin de la souffrance émotionnelle.
Plus que le mot “travail” je préfère le mot “investigation” qu’utilise aussi beaucoup l’auteur.
Grâce à 4 questions, il est possible de réinventer la totalité de sa pensée, sur les autres bien sûr mais aussi et surtout sur soi. Cesser de souffrir de ce que notre propre petite tête invente.
C’est ce que Katie appelle le scenario.
Toutes et tous autant que nous sommes nous pensons sans cesse, sur tout et n’importe quoi. C’est la manière qu’a trouvé notre cerveau pour modeler le monde à son image, pour prévenir, guérir, comprendre, appréhender. La majeure partie de ces pensées basée sur notre éducation, notre environnement se révèle être totalement fausse.
Nous montons nous mêmes, et sans nous apercevoir de petits scenarios pour toutes les situations de notre vie. Elles sont tellement ancrées en nous qu’il nous est extrêmement facile de trouver des arguments pour les prouver. Dans “Aimer ce qui est” Katie explique (très bien !) que tout ce que nous pensons n’est que le fruit de notre propre imagination. A la lecture de cela je vous assure, cela m’a fait comme un choc. Parce qu’elle a totalement raison et il suffit de le lire noir sur blanc pour se rendre compte que nous le savions déjà et qu’il suffit d’en prendre totalement conscience pour changer !
Le constat est simple : 99,99% de ce que nous pensons est FAUX !
Et c’est là qu’interviennent les 4 questions de Katie :

1. Est-ce que c’est vrai ?
2. Pouvez-vous être absolument certain que ce soit vrai ?
3. Comment réagissez-vous, que se passe-t-il, quand vous croyez cette pensée ?
4. Qui seriez-vous sans la pensée ?

Vient ensuite le temps du retournement.
Retournez l’affirmation de départ vers vous-même, vers l’autre et à l’opposé. Puis trouvez au moins trois exemples précis, authentiques, de la façon dont chaque retournement est aussi vrai ou plus vrai que l’affirmation initiale.
Souvent une affirmation peut être retournée vers vous-même, vers l’autre et vers l’opposé. Dans un premier temps, écrivez-la comme s’il s’agissait de vous. Là où il y avait le nom de quelqu’un d’autre, écrivez le votre. A la place de « Il » ou « Elle » mettez « Je ».
Et enfin, vient le temps de l’acceptation. Faites de la pensée négative une pensée positive.

A chacune de vos pensées, posez-vous ces simples 4 questions et voyez ce qu’il se passe.

 

Je vous avoue que je n’ai pas encore réussi à aller au bout d’une investigation et que la partie du retournement me pose toujours problème (car il faut réussir à trouver une inversion qui fonctionne à 100%). C’est en effet beaucoup plus difficile qu’il n’y parait. Les réponses aux quatre questions demandent du temps, de la réflexion et surtout il en découle parfois d’autres affirmations qui font rebondir le travail jusqu’à la révélation de la vérité. Les exemples de dialogues donnés dans le livre sont d’ailleurs souvent assez longs mais pour la plupart vraiment éloquents.
De mon côté cela fait 37 ans que je vis avec mes scenarios et si certains ont déjà commencé à s’effilocher grâce au yoga notamment, d’autres restent ancrés en moi et il me faudra probablement du temps avant d’en venir à bout. Mais déjà, depuis que j’ai lu ce livre je sens que quelque chose a changé. Je suis beaucoup plus indulgente envers moi-même (et donc les autres).

Nous vivons dans l’illusion de ce que nous dicte notre tête. Nous interprétons, nous jugeons pour un seul et unique résultat : notre propre souffrance.
Si nous cessons cela (et cela demande du temps car Katie le dit bien, le Travail demande un réel investissement) alors nous pouvons vivre dans la sérénité.
Il n’est jamais question de spiritualité dans le livre même si parfois Katie mentionne Dieu (qu’elle explique parfaitement être autre chose pour elle que l’image séculaire que ce mot véhicule) mais bien de confiance en soi.
Katie nous parle de toutes ces pensées que nous avons quotidiennement, à notre sujet et aux sujets des autres.
Comme le dit Katie, si chacun se mêlait de ses oignons tout le monde s’en porterait bien mieux. A chaque fois que vous avez une pensée, il y a de très fortes chances pour que celle-ci provienne d’un jugement ou d’un scenario que votre propre tête a inventée. J’ai été profondément marquée sur le chapitre consacré à la carrière et à l’argent mais aussi celui appliqué aux jugements sur soi. Mais Katie va aussi beaucoup plus loin en prenant des exemples de travail appliqué à des situations terribles comme l’inceste  ou le terrorisme et c’est chaque fois une immense délivrance qui en résulte.
Ce que nous  apprend Katie c’est que nous devons sans cesse nous remettre en question, ne jamais rester sur nos acquis ou sur ce que nous prenons pour vrai. Elle nous incite à reprendre les rênes, à cesser de penser que nos soucis viennent des autres. Elle nous apprend à aimer ce qui est, sans revenir sur qui a été ou ce qui sera ni anticiper sur ce qui arrivera. Aimer ce qui est, tel que c’est. Et c’est déjà beaucoup.
C’est un travail que je trouve passionnant.
Je vous invite à aller plus loin sur le site de Katie : http://thework.com/sites/thework/francais/letravail.asp

Quelques extraits

  • Nous ne souffrons que lorsque nous adhérons à une pensée qui est en conflit avec la situation telle qu’elle est. Lorsque l’esprit est parfaitement clair, ce qui est correspond à ce que vous désirez.
  • Ce n’est pas la réalité qui nous fait souffrir mais nos pensées sur la réalité.
  • Si vous prêtez attention, vous constaterez que vous avez ce genre de pensées des dizaines de fois par jour. « Les gens devraient être plus charitables. » « Les enfants devraient bien se comporter. » « Mes voisins devraient mieux entretenir leur pelouse. » « La queue à l’épicerie devrait avancer plus vite. » « Mon mari (ou ma femme) devrait être d’accord avec moi. » « Il faudrait que je sois plus mince [ou plus jolie ou plus populaire] . » Ces pensées représentent le désir que la réalité soit autre que ce qu’elle est en ce moment. Déprimant n’est-ce pas ? Voilà comment prennent racine le stress, la frustration et la dépression.
  • Le Travail vous permet de vous tourner vers l’intérieur pour y découvrir votre propre bonheur et goûter ce qui existe déjà en vous, immuable, constant, présent à jamais, qui vous attend éternellement. Il n’y a nul besoin d’un maître ; vous êtes ce maître tant attendu.
  • Il n’existe que trois types d’affaires dans l’univers : les miennes, les tiennes et celles de Dieu. (En ce qui me concerne, Dieu signifie « réalité ». La réalité est Dieu parce qu’elle est prépondérante. Tout ce qui ne relève pas de mon contrôle, du vôtre et de celui du reste du monde, je le nomme « les affaires de Dieu ».)
  • Une grande partie de notre stress découle du fait de vivre mentalement hors de nos propres affaires. Quand je pense : « Tu as besoin d’un travail, je veux que tu sois heureux, tu devrais arriver à l’heure, tu devrais mieux t’occuper de toi », je me mêle de tes affaires.
  • […] Vous vous apercevrez que, finalement, vous n’êtes jamais vraiment présent, que vous avez toujours vécu mentalement dans les oignons des autres.
  • Une pensée est inoffensive jusqu’à ce que nous la croyions. Ce ne sont pas nos pensées, mais l’attachement à nos pensées qui cause la souffrance.
  • Soit vous restez attaché à vos pensées, soit vous les investiguez. Vous n’avez pas d’autre choix.
  • Un mental non remis en question est la seule souffrance.
  • Jugez votre prochain, notez vos opinions, posez les quatre questions, inversez le tout. Qui aurait pu imaginer que la liberté était si simple ?
  • Personne ne peut me faire mal – c’est mon rôle.

Bonne lecture !

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1 thought on “Mes dernière lectures – Mars 2018”

  • Dans la trilogie Verhoeven, je préfère également “Alex”. L’intrigue est captivante (elle l’est toujours et dans chacun des romans de Lemaitre – mais là, encore plus) et le destin de ce personnage est significatif, il y a là quelque chose d’intemporel et d’universel (mais chut…)

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