Mes dernières lectures – Avril 2018

Mes dernières lectures – Avril 2018

Bonjour, comment allez-vous ?
Cinq nouveaux livres lus ces dernières semaines et une liste de livres que j’ai envie de lire qui s’allonge dangereusement !
Vous aussi, vous rêvez secrètement d’aller vous installer quelques mois sur une île déserte (mais confortable ^_^) avec votre PAL pour prendre le temps de lire tout ce qui vous fait envie ?
Ce mois-ci, j’ai à nouveau mis le nez dans quelques ouvrages de bien-être/développement personnel qui m’ont fait du bien, j’ai découvert un auteur plébiscité dont je n’avais jamais entendu parler et j’ai lu un roman éloigné de mes habitudes de lecture ainsi qu’un autre qui me faisait envie depuis sa sortie.

Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon

Mélanie © Alittlepieceof

En février 1974, Patricia Hearst, petite-fille du célèbre magnat de la presse William Randolph Hearst, est enlevée par un groupuscule révolutionnaire dont elle ne tarde pas à épouser la cause, à la stupéfaction générale de l’establishment qui s’empresse de conclure au lavage de cerveau.
Professeure invitée pour un an dans une petite ville des Landes, l’Américaine Gene Nevena se voit chargée de rédiger un rapport pour l’avocat de Patricia Hearst, dont le procès doit bientôt s’ouvrir à San-Francisco.
Un événement mémorable dont la résonance va également “kidnapper” l’existence de trois femmes de générations différentes : une Américaine et deux Françaises tour à tour attachées à saisir cet épisode. Par ce roman sur l’influence décisive de leur rencontre éphémère, par sa relecture de l’affaire Hearst, Lola Lafon s’empare d’une icône paradoxale de la story américaine, de son rayonnement dans l’espace public et du chavirement qu’elle a engendré dans le destin de ses héroïnes.

Mon avis :

Mercy, Mary, Patty : trois prénoms de femmes au destin commun. Les deux premières furent enlevées à leur famille (blanches américaines et puritaines) par des amérindiens et refusèrent de rentrer chez elles quand elles furent retrouvées. La dernière a défrayé la chronique à la fin des années 70 quand, kidnappée par un groupe d’activistes révolutionnaires, elle participa à leurs côtés à des hold-up. Issue de l’une des plus riches familles américaines de l’époque, Patricia Hearst devient alors une icône. Fût-elle victime d’un lavage de cerveau ou coupable d’une prise de conscience ?
C’est plus particulièrement autour de ce personnage central que Lola Lafon place son intrigue, quoiqu’elle ne soit pas le personnage principal. L’auteur se sert ici de ces histoires de femmes qui ont marqué l’histoire pour en raconter deux autres, celles de Gene, la professeur féministe et Violaine sa jeune assistante.
C’est écrit d’une manière assez particulière puisque le narrateur est extérieur. Durant les 3/4 du roman on ne sait d’ailleurs pas qui se cache derrière ce récit. Elle (car l’on imagine bien que c’est une femme) parle de Gene et de Violaine avec une certaine distance mais comme si elle s’adressait à la première. J’ai rarement lu de livres écrits de la sorte et c’est assez déstabilisant au départ puis, dans le dernier tiers du livre, tout devient clair, on découvre alors qui est la narratrice et pourquoi c’est elle qui raconte ces histoires. C’est d’ailleurs tellement bien écrit que j’ai dû aller vérifer s’il ne s’agissait pas là d’une autobiographie ! Une fois le récit débuté, il est très difficile de le lâcher. C’est une histoire façon poupée russe qui navigue dans le temps et les époques, entre les personnages, entre les points de vue.
Une histoire de femmes, d ‘émancipation, entre faits divers et fiction, marquée par le sceau des prémices du féminisme.
De qui ou de quoi est-on réellement prisonnières ?
J’ai aimé, beaucoup.

Quelques extraits :

  • Ce n’est pas le temps qu’on a qui compte, mais la façon dont on existe.
  • Vous écrivez les jeunes filles qui disparaissent. Vous écrivez ces absentes qui prennent le large et l’embrassent sans en trier le contenu, élusives, leur esprit fermé aux adultes. Vous interrogez notre désir brutal de les ramener à notre raison. Vous écrivez la rage de celles qui, le soir, depuis leur chambre d’enfant, rêvent aux échappées victorieuses, elles monteront à bord d’autocars brinquebalants, de trains et de voitures d’inconnus, elles fuiront la route pour la rocaille.
  • J’ai appris que la classe dominante ne recule devant rien pour étendre son pouvoir sur les autres, même si cela inclut de sacrifier un des leurs. Il devrait être évident que des gens qui se fichent de leur propre enfant n’en ont rien à faire des enfants des autres…
  • Ceux qui sont contre le fascisme sans être contre le capitalisme, ceux qui gémissent sur la barbarie qui vient de la barbarie, ressemblent à des gens qui mangent leur part du veau mais pour qui le veau ne doit pas être abattu. Ils veulent manger le veau mais pas voir le sang.
  • Sur le site de Smith College, on peut évaluer son prof… comme on fait des restaurants et des hôtels…
  • Vous dites ceci, qu’être un jeune Américain c’est compter ses amis morts au Viêtnam, si on est noir, mourir lors d’un contrôle de police d’une balle dans la tête avant d’avoir eu le temps de tendre sa carte d’identité, c’est avoir vu ses parents échouer à changer les choses et les échecs successifs des différents gouvernements et ne trouver aucun parti, ni idéologie susceptible de susciter de l’espoir. C’est le Valium dans le sac à main de maman et le magazine porno dans le bureau de papa. Ce sont ces diners où on n’échange que des milliers de calories vides devant une télévision, on digère la mort en famille depuis le canapé, tous ces corps inertes dont on ne sait plus s’ils sont les acteurs du feuilleton qui précède le journal télévisé ou si ce sont les cadavres exhibés pour faire croire à une victoire de l’Amérique sur le communisme. Et la seule question que les éditorialistes se posent c’est comment de gentilles étudiantes blanches et aisées peuvent se transformer en insurgées armées ? Vous, ce qui vous étonne, c’est qu’il n’y en ait pas des milliers et des milliers.
  • Personne ne devrait s’humilier à faire la queue afin d’être nourri, ni sans cesse craindre pour sa vie et celle de ses enfants.

Vanilla Ride de Joe R. Lansdale

Mélanie © Alittlepieceof

«On faisait partie de ces gens qui ne pouvaient pas s’empêcher d’ouvrir leur gueule quand ils étaient nerveux, histoire de faire croire le contraire. C’était une habitude débile, mais impossible d’aller contre notre nature.» Hap Collins, le Blanc hétéro et démocrate, et Leonard Pine, le gay noir et républicain, ont un certain talent pour se fourrer dans des situations impossibles : en voulant aider la petite-fille d’un de leurs amis qui s’est acoquinée avec un dealer, ils se retrouvent coincés entre la police, le FBI, la mafia locale et un redoutable tueur à gages (sans oublier quelques alligators). Alors si en plus tout ce petit monde défouraille à tout-va…

Mon avis :

Ni le titre, ni la couverture de ce livre ne donne envie c’est vrai… Pourtant j’ai passé un bon moment en compagnie de Hap et Léonard. Les deux comparses de Lansdale sont hyper attachants et drôles. Les dialogues sont extrêmement savoureux (à condition d’aimer les gars qui parlent un peu cru et ne mâchent pas leurs mots) et j’ai ri plusieurs fois en lisant.
Il faut arriver à la toute fin de l’histoire pour comprendre enfin le pourquoi de cette couverture et ce titre qui jusque là paraît totalement incongru (voir un peu kitsch).
Ce court roman se résume à une histoire de bastons à coup de flingues et de gros bobos, des caïds qui n’en sont pas vraiment. Deux gros nounours au coeur tendre mêlés à des péripéties qui les dépassent mais qui restent soudés coûte que coûte. Dis comme ça, ça ne paye pas de mine mais au fond l’auteur dresse un portrait d’une Amérique à deux vitesses, celle des gens qui malgré leurs jobs peinent à joindre les deux bouts, des jeunes qui plutôt que de se fondre dans un système vicié choisissent les combines illégales, celle où être noir (et/ou une femme) est synonyme de violence…
Derrière une histoire un peu loufoque au langage fleuri se cachent des sujets de réflexion à ne probablement pas omettre.
Ceci dit, ce fût pour moi une petite lecture détente qui m’a fait du bien !

Quelques extraits :

  • On faisait partie de ces gens qui ne pouvaient pas s’empêcher d’ouvrir leur gueule quand ils étaient nerveux, histoire de faire croire le contraire. C’était une habitude débile, mais impossible d’aller contre notre nature
  • Cette piste est aussi froide que la chatte d’un cadavre de bonne sœur.
  • Putain ! dit-elle. Ces fils de pute de bouffeurs de merde de saloperies de raclures de lopettes de putains de saletés de merdeux et de suceurs de bite à la con !
  • Leonard fit le dos rond et se serra dans sa veste pour lutter contre le froid. D’une de ses poches, il tira une matraque plombée et me la tendit.
    – J’en ai une et maintenant toi aussi, grogna-t-il.
    – On est comme des jumeaux, toi et moi.
    – Sauf que moi je suis un Noir à la peau magnifique, alors que t’es pâlichon et que t’as une petite bite.
    – Mais, à part ce détail, on est comme des jumeaux, répétai-je.

La méthode Ikigai de Héctor GARCÍA, Francesc MIRALLES

Mélanie © Alittlepieceof

Deux auteurs de best-sellers (livre traduit en plus de 25 langues) se plongent dans l’ikigai, la méthode japonaise pour vivre heureux. 35 clés pour découvrir sa mission de vie et devenir l’acteur de son existence.
Pourquoi je me lève le matin ? Quelle est ma vraie passion dans la vie ? Alors que l’art de vivre japonais est tendance, l’ikigai est une méthode puissante pour découvrir ” sa mission de vie “.
L’ikigai, trouver le sens de sa vie.
Après un premier best-seller mondial sur l’ikigai et le secret de la longévité des Japonais, les auteurs livrent dans ce nouvel opus la méthode pratique pour trouver sa passion et la faire vivre au quotidien. Conçu comme un voyage initiatique à travers trois lieux emblématiques du Japon (Tokyo, Kyoto, et le sanctuaire shintoïste d’Ise), ponctué de réflexions, d’échanges et de récits sur le Japon d’hier et d’aujourd’hui, ce livre embarque le lecteur dans l’exploration de son histoire personnelle (passé, présent, futur), à la recherche de son ikigai.

Mon avis :

Littéralement, ikigai est ” ce pour quoi il vaut la peine de vivre ” ; c’est, pour chacun, le sens de sa vie, le moteur de son existence, la boussole qui oriente ses choix. Il résulte d’un savant équilibre entre nos passions, notre rapport au monde, nos besoins et notre travail. D’après les Japonais, nous possédons tous un ikigai – qui évolue à chaque étape de notre vie –, même si nous n’en avons pas conscience.
L’Ikigai est un terme japonais. On le traduit par “raison d’être”, “joie de vivre” ou même “sel de la vie”. Trouver son Ikigai, c’est trouver une raison de se lever le matin.
Et forcément lorsque j’ai vu cela, ça m’a fortement intéressé (rapport à mon boulot qui ne me convient pas /plus)
Pour une fois, j’ai trouvé que, pour un guide de développement personnel, c’était plutôt bien fait. Le livre est découpé en plusieurs parties très précises et malgré quelques redondances le contenu est assez bien amené pour que l’on ait envie d’aller jusqu’au bout.
Il est bourré d’exemples de méthodes de coaching (japonais ou non) qui ont toutes le même objectif : vous permettre de trouver ce qui vous fait vibrer. Par plein de petits exercices, il est possible de réaliser une réelle introspection, à condition de prendre le temps de gravir chaque étape l’une après l’autre.
La méthode est présentée comme un parcours en 3 temps et 35 étapes : 

  • Voyage dans notre futur [depuis Tokyo] : 14 techniques pour définir où l’on va, découvrir sa passion, se fixer des objectifs, initier de grands projets personnels et les accomplir.
  • Voyage dans notre passé [depuis Kyoto] : 6 exercices pour comprendre d’où l’on vient, redécouvrir ses origines, ses passions d’enfant, et faire de ses expériences et des leçons du passé un tremplin pour l’avenir.
  • Voyage dans notre présent [depuis Ise] : 15 exercices pour vivre son présent, entrer dans le ” flow ” et cultiver le bonheur au quotidien.

A chaque étape, un exercice pratique inspiré de la sagesse japonaise et des études les plus récentes dans le domaine du bien être : ” la pensée Shinkansen [ou TGV] “, ” la règle du 80/20 “, ” le pouvoir des enfants “, ” l’art du haiku “, ” Koan ou le pouvoir de la pensée latérale “, ” Kaizen ou l’amélioration continue “…
J’ai préféré certains exercice à d’autres, cela va sans dire mais j’ai beaucoup appris en le lisant.
Ce livre m’a appris que c’est Benjamin Franklin qui est le premier à avoir parlé et étudié les méthodes de développement personnel que l’on utilise encore aujourd’hui ! Cette lecture m’a aussi prouvé que si j’ai parcouru énormément de chemin ces dernières années, il y a encore de nombreuses zones d’ombres qui perdurent, des émotions que je n’ai pas encore réussi à évacuer, des blocages. Ce que j’ai appris dans ce guide me pousse à aller de l’avant et à continuer de travailler sur ce qui est vraiment bon pour moi. Je n’ai pas trouvé mon ikigai en lisant ce livre mais il m’a énormément apporté. Il va beaucoup plus loin que la simple recherche de sa raison de vivre, il englobe tout ce qui à petite ou grande échelle peut nous empêcher d’avancer.
Un petit exemple tout simple que j’aime beaucoup et que j’ai envie d’inclure dans mon quotidien. Si comme moi, il vous arrive d’être assailli(e) de pensées, d’émotions et que vous ne savez plus comment vous en débarrasser : prononcez votre prénom. Cela permet de s’ancrer à nouveau dans le présent.

Merci aux éditions solar pour cette lecture pleine d’apprentissage.

Quelques extraits :

  • Trouver sa passion, cette activité qui nous permet de traverser la vie avec bonheur et de nous sentir utiles à ce monde, est essentiel. Cependant, il n’est pas facile d’identifier ce à quoi nous voulons consacrer notre vie tant nous sommes, dans la société contemporaine, bombardés d’informations, sans arrêt sollicités par des urgences et croulant sous les responsabilités.
  • “Il y a trois choses extrêmement dures : l’acier, le diamant, et se connaître soi-même” B. Franklin
  • Au Japon, le verbe “copier” n’a pas la connotation négative qu’il a en occident. Il désigne seulement le fait d’adapter ou d’améliorer une chose que l’on reproduit.
  • L’écriture est l’une des thérapies les plus efficaces qui soient.

Mon cahier cristal power d’Aurore Widmer

Mélanie © Alittlepieceof

Partout sur Instagram les cristaux s’affichent ! Objets doudou qu’on emporte partout avec soi, objets déco, ou accessoires tendance montés en bijou, ils sont le must-have des filles les plus cartésiennes ! Car si leur action vibratoire n’a pas encore été prouvée scientifiquement, le pouvoir de l’intention que l’on place en eux est incontestable ! Ils soignent tout. Fatigue, insomnies, émotions fortes, stress, petites douleurs, besoin de clarté ou encore ouverture spirituelle, les pierres répondent à tous les besoins !

Au programme :
• Le fonctionnement des cristaux : leurs actions, comment les utiliser, où les placer dans sa maison. Avec tous les conseils pour trouver SA pierre, bien la choisir, l’entretenir (la décharger et la recharger), les 10 pierres must-have…
• Des programmes de lithothérapie thématiques (énergie, antistress, harmonie), avec à chaque fois la nutrition, les plantes ou huiles essentielles et les rituels de développement personnel en synergie
• Un programme spécial pour se reconnecter au féminin sacré en soi, pour se mettre à l’écoute des énergies qui fluctuent pendant le cycle et les accompagner avec les pierres et un lifestyle adapté. En bonus : les conseils pour se cocooner pendant ses règles.
• Un parcours de développement personnel avec les pierres, qui nous guident vers nos challenges de vie .

Mon avis :

Je vous en parlais déjà un petit peu dans cet article, l’an dernier, j’ai commencé à m’intéresser aux minéraux. Je découvre la lithothérapie petit à petit grâce à ce que je lis sur Internet et aux connaissances de ma sorcière bien aimée et cela faisait un moment que je réfléchissais à investir dans un livre à ce sujet. Je suis avec assiduité les publications d’Aurore dont je vous parlais déjà ici alors forcément lorsque j’ai vu qu’elle sortait un petit guide sur les cristaux j’ai sauté sur l’occasion. Je l’ai pré-commandé et la veille de sa sortie, il était chez moi ! Son format cahier m’a immédiatement enchanté. C’est un petit livret tout léger que l’on peut emmener partout avec soi et qui se lit très vite. J’aurais plaisir à le feuilleter autant de fois que nécessaire lorsque j’aurais besoin d’une information précise, j’en suis certaine. Je compte d’ailleurs le garder près de ma table de chevet à cet effet. Le guide d’Aurore est vraiment bien fait puisqu’il offre une première approche de l’art de la lithothérapie. Il vous faudra malgré tout faire d’autres recherches ou investir dans un guide plus complet si vous souhaitez en savoir plus. Ce cahier est un bon moyen de démarrer pour comprendre à quoi peuvent servir les pierres mais aussi et surtout pour ouvrir son esprit à la magie. Rien ne vous oblige à y croire, Aurore explique, avec douceur et bienveillance, et vous propose d’essayer. Après tout, qu’est-ce que ça coûte ?
Ce que j’aime par dessus tout c’est qu’Aurore ne se contente pas d’aborder le pouvoir des pierres mais va bien au delà. Elle englobe cette thérapie parmi bien d’autres qui visent toutes à une prise en charge holistique de l’individu. Aucune thérapie ne peut fonctionner seule mais fait bel et bien partie d’un tout. A travers des petits quizz pour mieux se connaître, elle propose un large éventail de solutions, de la plus cartésienne (utiliser une pierre pour focaliser son attention lors d’une méditation) à la plus spirituelle (le tirage des cartes, le pouvoir de la lune…)
A chacun(e) d’y piocher ce que bon lui semble. Elle aborde la méditation, le yoga, les 5 tibétains, l’alimentation, le cycle de la lune, le cycle menstruel et le développement personnel.
C’est passionnant !
Vous avez été plusieurs à me demander de rédiger un article sur les pierres que je possède. J’y réfléchis depuis un bon moment déjà et même si mes connaissances en la matière sont infimes, je serais heureuse de partager avec vous mes jolis cailloux et vous expliquer pourquoi et comment je les utilise. Ce ne sera probablement pas pour tout de suite mais c’est dans ma to-do list du blog !

L’affaire Harry Québert de Joël Dickers

Mélanie © Alittlepieceof

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.
Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?
Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Mon avis :

Joël Dickers ? Jamais entendu parler jusqu’à ce que je vois fleurir un peu partout son nom pour la sortie de son nouveau roman. Je me rends compte alors que je suis passée à côté d’un truc ! Ce que me confirme ma plus proche amie. Elle finit de me convaincre et quelques jours plus tard, me voilà en train de dévorer l’affaire Québert ! Coup de bol (ou pas) pour moi, au moment où j’ai débuté le roman, j’étais dans les prémisses d’une grosse grippe qui m’a clouée au lit 4 jours. Résultat, durant mes quelques moments de conscience, j’ai eu tout le loisir de lire lire lire. Car je dois bien l’avouer, une fois débuté, j’ai eu beaucoup de mal à m’arrêter ! Et j’adore ça lorsqu’un bouquin fait cet effet là, que l’on ne pense presque plus qu’à cela et que l’on attend toute la journée ce moment où  l’on pourra enfin retrouver le récit. Pourtant, on ne peut pas dire que ce que Joël propose soit de la grande littérature, loin de là mais c’est tellement, tellement bien mené que l’on en devient irrémédiablement accro ! L’intrigue est simple, les dialogues assez pauvres mais c’est bourré de rebondissements et les rebondissements ça rend dingue. Parce que chaque fois que l’on pense se rapprocher du but il se passe à nouveau quelque chose qui vous fait tourner les pages, encore et encore. C’est une lecture zéro prise de tête, où l’on ne vous demande surtout pas de réfléchir, bourrée de clichés et de caricatures mais on s’en fiche parce que ça fait du bien là où ça fait mal et ça se lit comme on déguste une glace en plein été. Ça passe tout seul ! Et ce que j’ai aimé par dessus tout c’est la manière dont l’auteur parle de la lecture, de l’attachement que l’on peut ressentir pour des personnages et un récit. Parce que c’est ce qui se produit lorsqu’on lit l’affaire Québert. On ne cherche pas vraiment à savoir si ce que dit l’auteur nous apportera quelque chose ou nous rendra plus cultivé non, l’on se détends, on laisse filer les lignes, les pages, les chapitres et l’on se sent bien. J’avoue que, comme devant une belle comédie romantique devant laquelle on se pose tranquillement je me suis laissée séduire par l’intrigue, par la relation entre Marcus et Harry, par cette amitié paternaliste, par cette petite ville provinciale américaine que l’on a déjà vue cent fois dans les sitcoms et qui ressemble au paradis mais où tout est su, jugé, interprété. Cette bourgade dont les gens se sont jamais vraiment partis malgré leur rêve de grosse pomme, ces histoires d’amour un peu désuètes et pleines de frustration.
Et même si j’ai été un peu déçue par le dénouement de tout ça, je me suis sentie confortablement installée dans cette histoire, un peu comme chez moi, comme lorsque l’on retrouve un lieu dans lequel on se sent bien.
Il ne fait aucun doute que je lirai les romans suivants !

Quelques extraits :

  • “Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé”
  • Chérissez l’amour, Marcus. Faites-en votre plus belle conquête, votre seule ambition. Après les hommes il y aura d’autres hommes. Après les livres, il y a d’autres livres. Après la gloire, il y a d’autres gloires. Après l’argent, il y a encore de l’argent. Mais après l’amour, Marcus, après l’amour il n’y a plus que le sel des larmes.
  • Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer
  • Les mots sont à tout le monde, jusqu’à ce que vous prouviez que vous êtes capable de vous les approprier. Voilà ce qui définit un écrivain. Et vous verrez, Marcus, certains voudront vous faire croire que le livre est un rapport aux mots, mais c’est faux: il s’agit en fait d’un rapport aux gens.
  • Écrire un livre, c’est comme aimer quelqu’un : ça peut devenir très douloureux.
  • Deux choses donnent du sens à la vie : les livres et l’amour

Mélanie © Alittlepieceof

Bonne lecture

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1 thought on “Mes dernières lectures – Avril 2018”

  • Bonjour que de livre qui paraisse intéressant a lire .je suis tentée par L’AFFAIRE HARRY QUÉBERT DE JOËL DICKERS. Hatte de lire votre article sur vos cailloux .Car c est un sujet qui m intéresse et je ne sais pas par quoi commencer et comme vous dite qu’est-ce que ça coûte d essayer .ET ou j habite il n i a pas de foire au cristaux . Bonne semaine .

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