Mes dernières lectures

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Une épopée fantastique dans le monde créé de toutes pièces par Richard Adams, le secret des auto-massages chinois, un énorme coup de coeur pour un amour fou et le recueil de nouvelles désormais célèbre des restos du coeur.

watership down
Mélanie © Alittlepieceof

Watership Down de Richard Adams

C’est dans les fourrés de collines verdoyantes et idylliques que se terrent parfois les plus terrifiantes menaces. C’est là aussi que va se dérouler cette vibrante odyssée de courage, de loyauté et de survie.
Menés par le valeureux Hazel et le surprenant Fyveer, une poignée de braves choisit de fuir l’inéluctable destruction de leur foyer. Prémonitions, malices et légendes vont guider ces héros face aux mille ennemis qui les guettent, et leur permettront peut-être de franchir les épreuves qui les séparent de leur terre promise, Watership Down. Mais l’aventure s’arrêtera-t-elle vraiment là ?

Mon avis

Au mois de décembre j’avais envie de lire quelque chose de léger, d’enfantin sans forcément que cela ait un rapport avec Noël. J’avais vu ce livre passer pas mal de fois dans divers magazines et la couverture ainsi que l’histoire m’avait immédiatement convaincue que ce serait celle-là, mon histoire de décembre. Richard Adams a vingt ans lorsqu’il est mobilisé pour la Seconde guerre Mondiale. Diplômé d’Oxford à son retour, il sera le bras droit du ministre de l’Agriculture jusqu’au spectaculaire succès de son premier roman, Watership Down, vendu à plus de 50 millions d’exemplaires. Cet admirateur de Kipling et Shakespeare, avait d’abord écrit cette histoire pour ses filles, qui s’ennuyaient. Une fois édité, le roman fût rangé dans le rayon jeunesse jusqu’à ce qu’une journaliste le fasse entrer dans la cour des grands, défendant cette histoire qui n’est pas qu’une histoire de lapin mais l’histoire de la vie et de la mort.
Aimé et partagé par des millions de lecteurs à travers le monde, le roman de Richard Adams fait partie de ces récits mythiques et hors du temps, une épopée sombre et violente, néanmoins parcourue d’espoir et de poésie. Vous sentirez le sang versé. Vous tremblerez face aux dangers. Vous craindrez la mort. Et, par dessus tout, vous ressentirez l’irrépressible désir de savoir ce qui va se passer au fil des chapitres ! Écrit dans un style soigné, ses images poétiques et son talent pour le suspense font de lui l’un des écrivains britanniques les plus lus au monde.
Les derniers chapitres sont d’un suspense terrible et certaines scènes sont dignes du Seigneur des Anneaux (rien que ça !). Son roman est également une ode à la nature et au courage. Ces valeureux petits lapins subissent en premier lieu les agressions de nous, les Hommes, ils voient la nature et leur environnement changer au fil des saisons et des époques. Il est aussi question de légendes et de prémonitions.
Chacun de ces lapins a son propre caractère et l’on s’y attache très rapidement. Leur façon de vivre, leur dialecte (oui parce l’auteur leur a inventé un dialecte avec un vocabulaire bien particulier) et leurs diverses aventures ne peuvent qu’émouvoir. J’ai d’ailleurs, à plusieurs reprises, retrouvé les manières de mon lapin nain à travers le comportement d’Hazel ou Bigwig. A tel point que plusieurs fois, au cours de ma lecture j’ai été prise d’une grande tristesse à la pensée de mon cher petit lapin disparu.
Alors oui, cela peut sembler assez enfantin parfois mais cela fait du bien par moment de retomber en enfance et de se laisser porter par un récit simplement émouvant.

A noter que Richard Adams s’est éteint le 24 décembre 2016 et que sa bibliographie compte une quinzaine de romans.
Il existe une adaptation animée de Watership Down sortie en 1978 et disponible en DVD.

Quelques extraits :

-La Terre tout entière sera ton ennemie, Prince-aux-mille-ennemies, chaque fois qu’ils t’attraperont, ils te tueront. Mais d’abord, ils devront t’attraper… Toi qui creuses, toi qui écoutes, toi qui cours, prince prompt à donner l’alerte. Sois ruse et malice, et ton peuple ne sera jamais exterminé.

– Comme pour les blessures graves, il faut parfois un certain temps avant de ressentir la douleur provoquée par une grande émotion.

-Les lapins, dit-on, ressemblent aux humains par bien des aspects. Ils savent surmonter les catastrophes et se laissent porter par le temps, renoncer à ce qu’ils ont perdu et oublier les peurs d’hier. Il y a dans leur caractère quelque chose qui ne s’apparente pas exactement à de l’insensibilité ou de l’indifférence, mais plutôt à un heureux manque d’imagination mêlé à l’intuition qu’il faut vivre dans l’instant.

Le secret des auto-massages chinois

Aimeriez-vous quitter votre domicile chaque matin en pleine forme ? Si votre réponse est oui, ce livre constitue un outil précieux pour y parvenir. Vous y découvrirez une pratique millénaire en Chine : les auto-massages. Cet enchaînement de gestes et de pressions sur des points clés de l’organisme vous permettra d’augmenter votre vitalité. Vous apprendrez également à vous détendre rapidement, à vous recentrer et surtout à réveiller votre Guérisseur intérieur grâce à la puissance thérapeutique du son, de la couleur et du sourire intérieur. Ces exercices simples et efficaces, pratiqués régulièrement, constituent une action préventive et curative à l’égard d’un grand nombre de désordres physiques et émotionnels.

Mon avis

L’an dernier, j’ai assisté à une séance de découverte de Qi Qong et ce qui m’avait vraiment beaucoup plu ce sont les auto-massages qui viennent accompagner cette pratique. J’avais, pendant quelques semaines, reproduit les mouvements que j’avais appris lors de la séance puis, le temps passant je les ai oubliés. J’ai donc cherché à me renseigner et je me suis tournée vers ce petit livre, pas cher du tout. Au premier abord j’ai été assez déçue car il n’est pas aussi complet que je l’avais imaginé. Toutefois, c’est une très bonne entrée en matière. Il explique les fondements de la médecine chinoise et décrit les auto-massages de bases. Il s’agit de courts exercices à pratiquer le matin, au réveil pour être en forme, stimuler tous les organes vitaux et réguler le flux d’énergie que l’on a en soi.
Ces exercices sont à pratiquer dans l’ordre et durent, en tout, une quinzaine de minutes.
Pour le moment je n’en ai testé que quelques uns. Chaque jour j’essaie d’en inclure un nouveau à ma pratique mais je vous avoue que cela demande du temps que j’octroie déjà à ma séance de yoga matinale. Je me suis, pour le moment, principalement intéressé au massage du visage qui procure un bien-être immédiat et qui désormais fait partie de ma routine matinale.
Une fois les mouvements intégrés il est très facile de les utiliser à tout moment de la journée, à la suite d’un moment de stress ou tout simplement pour se donner un regain d’énergie.
Je ne me suis pas réellement attardée sur le reste du livre car les techniques mentionnées (le son, la couleur, le recentrage…) sont des choses que j’apprends déjà avec le yoga.
Les croquis ne sont pas de première jeunesse et ne sont parfois pas très explicites. Mieux vaut peut-être s’aider d’une vidéo la première fois.

En attendant Bojangles d’Oliver Bourdeaut

MISTER BOJANGLES
Mélanie © Alittlepieceof

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur « Mr. Bojangles » de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Mon avis

Que j’ai du mal à parler des romans que j’ai adoré… Je ne sais jamais par où commencer ni comment vous faire comprendre à quel point j’ai aimé, que dis-je dire, adoré une lecture.
Je vais essayer, tout de même, au risque de ne pas réussir à vous transmettre toute la magie que j’ai ressentie.
Ce roman est très court et je l’ai littéralement dévoré. Il débute par le récit d’un petit garçon qui nous parle avec ses mots à lui et toute sa naïveté de petit homme de qui sont ses parents.
Il raconte la vie avec eux. Cette vie hors norme, complètement loufoque et drôle qui semblerait tout droit sortie d’un roman de Boris Vian. On y croise un oiseau tropical, on y boit des cocktails à toute heure, maman joue des mots pour rendre tout à la fois palpitant et drôle, papa semble un peu désuet mais tellement fantasque, on part en vacances en Espagne n’importe quand, on mange et on se couche à pas d’heure, on fait des montagnes avec le courrier sans jamais l’ouvrir, on se vouvoie, on change de prénom tous les jours (quelle jolie idée !), on peut avoir deux lits dans sa chambre, courir dans les couloirs, y danser aussi (surtout sur « Mister Bojangles » de Nina Simone, un titre beau et triste à la fois) et on va à l’école quand on veut (peut). Il y a de la folie dans cette vie, au sens propre comme au figuré.
Les parents de ce petit garçon sont à ses yeux extraordinaires et comment ne pas le penser nous aussi en lisant combien leur quotidien est une fête perpétuelle, combien leur esprit est drôle et érudit. C’est vrai, tout semble un peu « trop ». Trop foufou et trop exubérant pour cette société dans laquelle tout doit être carré, cadré, casé. Dans ce premier chapitre, on se dit que les parents de ce petit garçon ont choisi de vivre selon leur propre bon vouloir, sans s’attacher à aucun ordre moral en dehors d’un grand respect et de beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour. On envierait presque cette incroyable liberté qui est la leur. Ils ont trouvé le remède à la mélancolie, à la routine, au manque d’amour et c’est terriblement beau à lire.
C’est en passant au deuxième chapitre, écrit cette fois par le papa que l’on comprend combien cette histoire est en réalité tragique. Il n’y a pas vraiment de surprise car tout est sous-entendu dès le départ mais je n’ai pu m’empêcher de tourner les pages avec précaution et angoisse à l’idée de découvrir l’inévitable, le passage du rire aux larmes…
Le papa nous raconte à travers des passages de son journal intime comment il a rencontré sa femme et comment elle l’a totalement embarqué dans sa folie. Cette existence qu’elle ne sait vivre que dans l’instant, sans jamais penser au lendemain cache un lourd secret. Cette magicienne du quotidien est un personnage hors norme comme on en croise peu dans la littérature et l’on comprend très vite la facilité avec laquelle son mari est tombé follement amoureux d’elle. Je suis tombée amoureuse d’elle moi aussi mais aussi de lui et de leur petit garçon. Un véritable coup de foudre qui m’a fait rire avec eux et pleurer avec eux. Un instant pourtant si court qui m’a été offert avec eux, un éclair de vie que l’on aurait presque envie de relire une deuxième voir une troisième fois. .
Un tourbillon d’émotions et de poésie dans lequel on se laisse volontiers emporter.

Quelques extraits (je pourrais mettre tout le livre):

-Tout le temps il chantonnait, mal. Parfois il sifflotait, tout aussi mal, mais comme tout ce qui est fait de bon cœur, c’était supportable.

– Elle avait réussi à donner un sens à ma vie en la transformant en un bordel perpétuel. Sa trajectoire était claire, elle avait mille directions, des millions d’horizons, mon rôle consistait à faire suivre l’intendance en cadence, à lui donner les moyens de vivre ses démences et de ne se préoccuper de rien.

-Mais enfin, dans quel monde vivons nous? On ne vend pas les fleurs, les fleurs c’est joli et c’est gratuit, il suffit de se pencher pour les ramasser. Les fleurs c’est la vie, et à ce que je sache on ne vend pas la vie !

-Donnez-moi le prénom qui vous chante ! Mais je vous en prie, amusez-moi, faites-moi rire, ici les gens sont tous parfumés à l’ennui !

-Cette école ne lui sert à rien, on lui lit des Bibliothèque rose, il n’apprend pas grand-chose, alors qu’avec nous, la nuit, il entend de la belle prose, il disserte des nouveautés littéraires avec des libraires, il discute des choses du monde avec des diplomates, il est chasseur de « gallinette pompette » avec son ami le sénateur, il s’entretient de politique fiscale et de finance internationale avec des banquiers de classe mondiale, il fait la cour à des roturières et des marquises parfaitement conquises, et vous venez nous parler d’horaires à respecter ! Mais vous voulez quoi ? Qu’il devienne fonctionnaire !

13 à table ! 2017

13 à table
Mélanie © Alittlepieceof

Les plus grands auteurs de la littérature contemporaine ont pris leur plus belle plume pour la troisième année consécutive afin de vous concocter un délicieux recueil de nouvelles autour d’un thème : l’anniversaire.
Le joyeux, le sinistre, le raté, celui qui finit dans les larmes ou le sang, l’apothéose de la fête et les éclats de rire, tout y est, comme dans la vie.
Treize bougies à souffler sans modération.

Françoise Bourdin – Maxime Chattam – François d’Epenoux – Caryl Férey – Karine Giébel – Alexandra Lapierre – Agnès Ledig – Marc Levy – Agnès Martin-Lugand – Bernard Minier – Romain Puértolas – Yann Quéffelec – Franck Thilliez

Mon avis

Voici la deuxième année que je reçois ce livre en cadeau de Noël. L’idée est généreuse car en plus du plaisir de recevoir un livre comme cadeau, le prix du livre est reversé aux restos du coeur. Chaque livre offre ainsi quatre repas à ceux qui en ont besoin.
Ceci étant dit, mon avis sur le livre en tant que tel est, je vous préviens, très sévère. Je n’ai pas aimé, pas aimé du tout même !
Seules 3, allez, 4 nouvelles ont su trouver grâce à mes yeux. Les autres m’ont semblé très glauques ou carrément insipides. Il y a des auteurs que j’ai aimé retrouvé comme Thilliez, Ledig… d’autres que je n’aime décidément pas, du tout, comme Puertolas que je lis pour la deuxième fois et dont les clichés incessants, à la limite du racisme m’insupportent, d’autres encore que j’ai découverts sans accrocher pour autant.
Bref…. pas une super lecture. Ce qui m’étonne le plus c’est la manière dont le thème l’anniversaire) a été traité par tous ou presque de manière si noire et glauque. On aurait pu penser qu’en pensant anniversaire on aurait pléthore de gâteaux, de crème fouettée, de rires et de cadeaux mais c’est tout l’inverse. L’anniversaire ici est prétexte à bien des bassesses, de trahison, de revanche, de mort et de mensonge. Hauts les cœurs ! lol Un seul mot m’est venu à l’esprit en lisant plusieurs de ces nouvelles : glauque ! Avec la palme d’or pour la nouvelle de Caryl Férey (le coup de la banque de bébé et de la pédophilie non vraiment… je ne sais pas ce qu’elle a dans la tête celle-là mais faudrait consulter madame !)
Bref, j’ai aimé :
la nouvelle de Thillez parce que j’aime beaucoup cet auteur et que, comme toujours il se base sur des faits scientifiques pour coudre son histoire même si soyons honnête ce texte est loin d’être à la hauteur du reste de sa bibliographie
la nouvelle d’Agnès Martin-Lugand, tel un petit bonbon dont on ressort avec un petit sourire benêt aux lèvres
la nouvelle de Karine Giébel qui m’a scotché par son suspens et sa froideur
Le reste m’a, au mieux, laissée totalement indifférente, au pire carrément déplu. Ce livre est sans aucun doute fait pour plaire au plus grand nombre, il manque de profondeur et de qualité littéraires. Ce n’est pas ce que j’apprécie dans un livre (chacun ses goûts, n’est-ce pas ?) mais l’idée est belle, malgré tout.

Quelques extraits

– De vieilles blessures d’égo que la séparation ravive. Mais les enfants n’y sont pour rien. Les rendre témoins, voire petits soldats dans cette guerre entre leur parents ne devrait jamais avoir lieu. (Le soleil devrait être au rendez-vous dimanche – Agnès Ledig)

Bonne lecture !

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