Mes dernières lectures

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Un roman et de la BD au programme !

Les veuves d’Eastwick de John Hoyer Updike

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Les veuves d’Eastwick » constitue la suite d’un des romans les plus célèbres de John Updike : « Les Sorcières d’Eastwick ». C’est aussi le dernier roman rédigé par l’auteur.
Trente ans après leur apparition dans la littérature, les sorcières d’Updike ne sont plus ce qu’elles étaient. L’auteur, qui n’a rien perdu de sa fascination pour les portraits féminins, ressuscite ici Alexandra, Jane et Sukie, désormais veuves de leurs seconds maris et privées de leur jeunesse de femmes émancipées et de leurs pouvoirs, aussi bien de sorcières que de séduction. Le lecteur se divertira au récit des voyages organisés qui les emmènent au Canada, en Égypte et en Chine, avant de les retrouver le temps d’un été à Eastwick, la ville de leurs méfaits d’antan, où elles tentent de racheter leurs péchés passés tout en étant confrontées à la sorcellerie vengeresse d’une ancienne connaissance.

Ce n’est pas un livre qui faisait partie de ma Pile A Lire. Celui-ci m’a été prêté par ma copine O à qui je l’avais offert pensant qu’il lui plairait, ce qui ne fût manifestement pas le cas ^_^. Ce n’est donc pas un livre que j’aurais forcément acheté pour moi, pourtant, l’histoire des sorcières d’Eastwick fait partie de mes souvenirs d’enfance mais dans sa version ciné. J’ai vu le film plusieurs fois et chaque fois j’ai beaucoup aimé. Il a surement pris un sacré coup de vieux désormais mais je suis certaine que je le reverrais avec plaisir si j’en avais l’occasion. Et c’est dans cette optique que j’avais offert ce livre à mon amie. Pensant que Les veuves d’Eatwick serait dans la même veine que les souvenirs que j’avais du premier opus.
Seulement j’avais omis un élément très, très important…. C’est le film et uniquement le film sur lequel je me suis basée, et non sur le roman dont il a été tiré ! Grave erreur car l’on sait combien, les adaptations cinématographiques sont éloignées des romans dont ils proviennent. De ce fait, cette suite est perturbante si l’on a pas lu le premier roman car on ne retrouve en rien, ou très peu, le ressenti Les sorcières d’Eastwick, version ciné. C’est bel et bien la suite du roman et sans l’avoir lu, il est très difficile de s’y retrouver. C’est ce que j’ai compris après quelques pages et ce qui m’incite à vous prévenir : lisez bien les deux, dans l’ordre sinon vous nagerez, comme moi, c’est certain en pleine confusion.
Ceci dit, une fois que je me suis rendue compte de mon erreur je me suis tout de même intéressée au récit.
Toute la première partie du roman Les veuves d’Eastwick est d’un ennui mortel et sans avoir lu plusieurs pages en diagonale, je crains ne pas avoir pu aller jusqu’à la fin. Les vacances de Lexa au Canada n’ont pas grand intérêt si ce n’est la critique que fait l’auteur sur les touristes. Les retrouvailles entre les trois sorcières tirent en longueur et ce n’est qu’une fois leur retour à Eastwick que j’ai commencé à vraiment me plonger dans l’histoire.
Dans Les sorcières d’Eastwick, John Updike décrivait l’Amérique des années soixante-dix, époque d’aspirations confuses, mal affranchie des tabous religieux, de la morale et du sexe.
Cette fois-ci, 30 ans ont passées et c’est une sorte de bilan qu’il fait de cette génération qui sépare le premier du second roman. C’est un grand auteur qui a reçu deux fois le prix Pulitzer et en dehors de ces trop trop trop nombreuses digressions du début j’ai aimé son écriture. A bien y réfléchir c’est même plutôt le fond que la forme qui m’a plu. C’est vrai il tourne souvent autour du pot, est amateur des phrases à rallonge, des descriptions minutieuses et cela m’ennuie mais il aborde ses sujets de prédilections, en appuyant principalement « l’Amérique des petites villes, protestante et bourgeoise », et accorde une importance récurrente au sexe, à la foi, à la mort et à leurs entrelacements. Il parle de la place des femmes, dans le couple et dans la société plus généralement, de leur rapport aux hommes, au sexe, aux enfants. Il parle de la vie, sans chercher à épargner qui que ce soit, avec sincérité quitte à froisser les bien pensants.
Les trois sorcières ont vieilli, elles ont vécues. Elles font ici le bilan de leur vie comme nous ferons un jour le notre. Comme toutes les vieilles dames elles vivent de leur souvenir, parfois de quelques regrets. Leur retour à Eatswick réveillera quelques vieilles blessures dont certaines ne se remettront pas.
Au fond, si du nom de sorcière elles sont affublées, je me suis demandé si cela était réellement dû à d’hypothétiques pouvoirs ou s’il ne s’agissait pas là d’une allégorie de la libération sexuelle dont elles font preuve dans le premier roman. De leur passage à Eastwik reste le parfum du scandale, celui de trois femmes libres, belles et sensuelles qui ont fait tourner bien des têtes et ont « volé » bien des maris aux habitantes de la ville. La sorcellerie dont on les accuse est ici une manière de montrer qu’elles font peur, comme faisaient peur les soit disant sorcières du moyen âge…
Le roman est un roman on ne peut plus féministe qui ne cantonne pas les femmes à leur rôle de mère ou d’épouse (elles sont même très souvent critiques envers ces deux aliénations, face aux normes sociales qui les (nous) enferment…). Un roman sur la vie qui passe, sur le vieillissement inéluctable et les craintes qui l’accompagnent.

Les culottées de Pénélope B

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Mais comment ai-je pu passer à côté de cette petite pépite ? Pénélope Bagieu et son blog « Les culottées » est une série de dessins publiés tous les lundis sur LeMonde.fr et qui brosse les portraits de 30 femmes souvent méconnues et/ou oubliées de l’histoire. Puissantes et libres, hors norme ou tout du moins dont la vie a été pour une raison ou une autre exceptionnelle ou mémorable. Toutes ont dû se battre pour en arriver à devenir maîtresse de leur destinée.Toutes ont une histoire palpitante, parfois extrêmement tragique. Toutes ont dû braver des préjugés et l’adversité pour s’émanciper, obtenir plus de liberté. Un bel  hommage au girl power.
La dessinatrice avait déjà réalisé un portrait bluffant de Ellen Cohen dans sa dernière BD California Dreaming et elle semble avoir trouvé sa voie. Des portraits de femmes, toutes inconnues pour moi dont j’ai appris énormément de choses en lisant ses planches. Les dessins sont toujours géniaux et l’humour de Pénélope intacte. A découvrir !
Les planches seront d’ailleurs disponible en BD à la rentrée et mon petit doigt me dit que je vais craquer. En attendant, courez voir ça sur  http://lesculottees.blog.lemonde.fr/ c’est génial !

Théodore Poussin

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Dunkerque, 1927. Le jeune Théodore Poussin, employé de bureau dans une compagnie maritime, rêve de prendre la mer et de partir à l’aventure. Ainsi embarque-t-il parmi l’équipage du Cap Padaran en tant qu’élève-commissaire, et part sur les traces de son oncle, Charles Steene, porté disparu et supposé mort en 1916 à Haïphong. Il ignore qu’il ne reverra pas Dunkerque et ses proches avant trois années au cours desquelles il vivra de nombreuses péripéties, exerçant divers métiers, de Singapour à Saïgon.

On reste dans l’univers BD avec un album que j’ai tiré de la bédéthèque de mon amoureux. Théodore Poussin est une série de bande dessinée d’aventure de Frank Le Gall. Le héros, qui donne son titre à la série, est un jeune marin et aventurier dunkerquois dans l’Asie de l’entre-deux-guerres. C’est le tome 1 que j’ai parcouru et j’ai beaucoup aimé. On est un peu dans la même veine que Tintin dans la mesure où le héros est solitaire, voyage et vit des aventures pleine de suspens mais si je n’ai jamais aimé Tintin j’ai été séduite par Monsieur Poussin. Peut-être parce que le personnage est inspiré du grand-père de Frank Le Gall, Théodore-Charles Le Coq, et de son journal.

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