Mes dernières lectures

Mes dernières lectures

Bonjour ! Comment allez-vous ?
J’ai le sentiment de ne pas être venue par ici depuis des lustres. Vous ne vous en rendez probablement pas compte étant donné que la plupart de mes articles sont pré-programmés de longue date mais je peux vous dire que cela faisait un bon moment que je n’avais pas touché mon clavier ! La faute à ce mois de juin complètement fou que je vous raconterai très bientôt (si, si c’est dans mes innombrables brouillons). En attendant place à mes dernières lectures avec trois livres que j’ai vraiment beaucoup aimés.

Le livre du lykke, le tour du monde des gens heureux de Meik Wiking

Mélanie © Alittlepieceof

Après le succès du Livre du hygge, traduit en 31 langues, Meik Wiking revient avec une cartographie de ce qui fait le bonheur dans différents pays autour du monde.
De Dubaï à Rio, Meik Wiking explore et collecte tous les facteurs de bonheur pour nous permettre de nous les réapproprier – ou du moins, de nous en inspirer.
De combien d’argent doit-on disposer pour être heureux ? Quel est le rôle de l’éducation ? Et celui de la famille ? Celui du travail, et de l’égalité entre femmes et hommes ? Une étude globale, visionnaire, par le président de l’Institut de recherche sur le bonheur.

Mon avis :

Après le hygge, cette manière tout à fait suédoise de voir le bien-être, voici le Lykke qui veut tout simplement dire “Bonheur” en Danois. Ce guide, écrit par Meik Wiking qui n’est autre que le président de l’Institut de recherche sur le bonheur à Copenhague (oui, ça existe des gens payés pour parler du bonheur) et auteur du très célèbre Livre du hygge, recense les différents moyen d’être plus heureux. Et ce type là, le bonheur ça le connaît ! C’est même LE spécialiste danois de la question.
Dans ce guide, il nous emmène à travers le monde à la découverte de toutes ces petites choses qui optimisent l’épanouissement personnel et commun. Évidemment les exemples danois sont nombreux (et un peu tourné genre “nous les danois, on est les meilleurs, avec quelques petites nuances parfois) mais il y a aussi beaucoup de pays qui œuvrent au bien-être de chacun.
Dans cet ouvrage, Meik Wiking a cherché à comprendre ce qui rend les gens heureux, à travers différents pays autour du monde. Pour répondre à la question, l’auteur a glané les facteurs de bonheur et répond aux questions que beaucoup se posent. L’argent fait-il le bonheur ? Combien d’heures faut-il travailler ? La ville nous rend-elle plus malheureux ? Autour de six grands thèmes (être ensemble, l’argent, la santé, la liberté, la confiance et la bonté) le livre regorge de bonnes pratiques et de statistiques. Et les solutions sont terriblement simples ! Ce qui prouve bien que l’on se complique nous-mêmes bien trop souvent la vie ! L’auteur donne tout un tas d’astuces trèèès simples à mettre en place dans notre quotidien pour l’améliorer, le simplifier et respirer le bonheur ( comme par exemple laisser son smartphone de côté le plus souvent possible, se bouger tous les jours, sans forcément s’abonner à une salle de sport, juste bouger, marcher, prendre les escaliers, méditer pour offrir une pause salvatrice à notre cerveau). Notre bonheur nous appartient et il ne tient qu’à nous de changer ce qui ne va pas dans nos vies, voilà son message et les exemples du livre montrent bien que partout dans le monde des initiatives vont dans ce sens. C’est vrai le modèle Scandinave est plutôt tentant (je vous rappelle que je suis viking dans l’âme hein) puisque plus égalitaires, tourné vers la famille et la confiance même si leur modèle non plus n’est pas parfait. Nous pourrions malgré tout nous inspirer de ce qu’ils font le mieux…
Cela donne une lecture feel good et très enrichissante qui donne la pêche et le sourire et l’envie de se lever le matin avec joie ! J’ai vraiment passé un excellent moment d’autant que Meik est extrêmement drôle ! Et puis un livre dont la première phrase parle du seigneur des anneaux est forcément un bon bouquin 😉

Quelques extraits :

  • Ne doutez jamais qu’un petit nombre d’individus réfléchis et engagés puisse changer le monde. C’est même toujours ainsi que cela s’est passé.

Bakhita de Véronique Olmi

Mélanie © Alittlepieceof

Elle a été enlevée à sept ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion.
Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.
Bakhita est le roman bouleversant de cette femme exceptionnelle qui fut tour à tour captive, domestique, religieuse et sainte.
Avec une rare puissance d’évocation, Véronique Olmi en restitue le destin, les combats incroyables, la force et la grandeur d’âme dont la source cachée puise au souvenir de sa petite enfance avant qu’elle soit razziée.

Mon avis :

Pfiou! Quelle lecture ! Quelle vie ! Difficile de croire que tout cela est vrai ! Et pourtant…
Bakhita est née dans un petit village du Darfour, elle et sa sœur jumelle vivent comme toutes les petites filles de leur âge au rythme des traditions ancestrales. Jusqu’au jour où Bakhita est enlevée et vendue comme esclave. Débute alors son histoire, l’histoire de Véronique Olmi mise en scène. La petite fille subira les pires tortures mais survivra (on se demande comment ?) et deviendra, à l’âge adulte, religieuse en Italie puis sera canonisée par le pape. Mais avant cela, elle aura parcouru des milliers de kilomètres, à pieds, aura appartenu à plusieurs maîtres, aura subi les pires atrocités, sera presque morte au moins deux fois. Elle n’aura jamais vraiment de langage à elle, ni celui de ses ancêtres, ni ceux de ses geôliers successifs, ni celui de ses nouvelles soeurs.
Toujours elle sera vue comme “la noire”, celle qui n’a pas à être là, celle qui n’a pas à exister, celle qui ne doit qu’obéir. Même recueillie par les religieuses, sa place n’aura pas été facile à prendre. Elle parlera donc peu et mal, n’arrivera jamais vraiment à dire ses manques, ses douleurs ni ses peurs. Elle vivra toujours dans l’espoir de retrouver sa mère et sa soeur, son village et finira par refuser de retourner en Afrique là où les petites filles sont vendues aux hommes pour du plaisir charnel. Elle vivra exceptionnellement vieille compe tenu de la vie qu’elle a eu et devriendra une figure de force et de courage.
Une histoire vraie, poignante, extrêmement bien écrite et presque incroyable. À se demander comment une si petite fille à pu réussir à grandir au milieu de toute cette violence, cette souffrance…
Bouleversant !

Quelques extraits :

  • … Est-ce que les lieux existent encore quand on les a quittés ?
  • Son corps est la propriété exclusive des maîtres, son cœur est pétrifié, et son âme ne sait plus où vivre.
  • Elle se tait et elle sourit. Elle attend. Elle sait très bien attendre. Elle a eu tant de maîtres, elle a reçu tant d’ordres fous, elle sait que se taire est souvent la plus prudente des attitudes.
  • Bakhita se bouche les oreilles. Parfois, la connaissance du monde est une grande fatigue. […] Elle voit la peur d’où surgit la colère, et le désespoir d’où surgit la haine. Elle reçoit tout cela, sans pouvoir le nommer. Le spectacle de l’humanité. Cette bataille qui les déchire tous.
  • Les esclaves passent et n’habitent nulle part. Leur peuple n’existe plus. Ils font partie de cet éparpillement, ce martyre, les hommes et les femmes loin de leurs terres, qui marchent, et souvent meurent en chemin.
  • — Padre…
    – Ma pauvre Giuseppina…
    – Padre, je veux quelque chose.
    – Dis-le. Dis-le lentement et je comprendrai.
    – Je… veux… être… comme… les… autres.
    – Blanche ?
    Il entend son rire. Son gros rire qui ne s’arrête pas et il a envie de rire aussi, de soulagement. Un moment il l’a crue simple d’esprit, mais le simplet c’est lui, vraiment.
    – Mais c’est quoi, être comme les autres ?
    — Religieuse.

Le secret de la manufacture de chaussettes inusables de Annie Barrows

Mélanie © Alittlepieceof

Macédonia, été 1938. Layla Beck est envoyée par son agence écrire l’histoire de cette petite ville. Elle s’installe chez les Romeyn, anciens propriétaires d’une fabrique de chaussettes, ruinés par un mystérieux incendie. Willa Romeyn, âgée de 12 ans, décide d’enquêter sur les secrets qui cernent sa famille. A force de questions, Layla et Willa bouleversent le fragile équilibre de la communauté.

Mon avis :

Annie Barrows, je l’ai découverte comme beaucoup de lecteurs à travers son fabuleux roman intitulé ” Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates” (dont l’adaptation arrive d’ailleurs bientôt au ciné !) Je me souviens encore à quel point j’avais été complètement bouleversée par ce livre que j’avais lu en une seule journée (j’avais du temps, à l’époque).
Je me suis donc laissée tenter par son deux deuxième roman qui, cette fois-ci, parle d’une manufacture de chaussettes mais pas que évidemment ! C’est un long roman de plus de 400 pages super bien ficelé qui nous embarque dans l’Amérique des années 30, entre les deux guerres. La crise économique a frappé et les petites villes comme Macédonia sont touchées de plein fouet. Seuls celles et ceux qui travaillent à la manufacture ont pu, pour la plupart conserver un emploi.
Mais le roman débute ailleurs, à Washington où vit Layla et sa famille. Par un échange de lettres (le roman possède quelques parties épistolaires) l’on comprend que celle-ci est envoyée en Virginie-Occidentale loin du luxe et du faste de sa jeunesse. Cette petite bourgeoise va arriver à Macédonia et découvrir au delà de la ville, sa population. Car ici tout le monde se connait, tout le monde a quasiment toujours vécu là. Et s’il n’y avait pas le chômage de masse et la chaleur atroce la ville ressemblerait presque à une petite bourgade sans histoire.
La jeune femme va alors découvrir une famille, les Romeyn, avec qui elle va tisser des liens très forts. Elle va également découvrir que les membres de cette fratrie cachent un lourd secret.
C’est Willa une jeune fille de 12 ans qui raconte l’histoire la plupart du temps et cette petite fille a un sacré humour ! Elle nous permet de voir les faits et gestes des membres de sa famille à travers son propre regard et c’est extrêmement touchant.

Au fur et à mesure de la lecture, il devient impossible de ne pas aimer les personnages, ils font presque partie de notre vie, comme si nous les avions véritablement croisés. Puis l’intrigue va crescendo et il devient difficile de lâcher le livre avant de savoir la fin !
Bref, j’ai adoré ! C’est un livre plein d’amour, qui raconte aussi une certaine partie de l’histoire sociale américaine, les liens qui peuvent unir une famille, c’est rempli de bonté, de beaux sentiments et ça fait du bien !

Quelques extraits :

  • On ne parvient jamais à se faire une idée de la vérité d’autrui. On s’applique à se forger une idée définitive et on finit par s’étrangler avec le noeud qu’on a tissé soi-même.
  • “Chacun de nous voit une histoire donnée à travers le prisme de sa propre subjectivité. Nous sommes incapables de nous montrer objectifs.”
  • Elle avait une jambe plus courte que l’autre, et quand elle marchait, on aurait dit deux moitiés de personnes qu’on aurait cousues ensemble. Deux demi-personnes qui ne s’aimaient pas beaucoup.
  • Tu as peut-être raison, mais au centre de Macedonia, la beauté naturelle a été écrasée par ces immeubles en brique rouge, des devantures au bois fendu et quelques monstruosités en pierre avec des corniches gravées de mots latins, disséminées çà et là. Le mot Dépression prend tout son sens ici où tout semble s’écrouler.
  • Tendre l’oreille était aussi fructueux que l’avait promis Jottie. Je découvrais des tas de choses; comme le fait que Papa fermait sa sacoche à clef ou que nous avions été au cœur d’événements tragiques, et que Vause Hamilton avait mis le feu à la manufacture de mon grand-père. Et je venais juste de faire une incursion dans l’autre monde de mon père. Je commençais à découvrir des choses, et ce n’était qu’un début. Je voulais en apprendre davantage sur Papa et La Pomme rouge. Cela exigeait que j’effectue le même genre de recherches que celles que j’espérais effectuer pour le compte de Mlle Beck. Oui, j’avais ma propre enquête à mener.

Bonne lecture !

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