Mes dernières lectures – juillet & août 2018

Mes dernières lectures – juillet & août 2018

J’espère que vous allez bien !
Je reviens avec un article plus habituel et surtout la liste des livres que j’ai eu l’occasion de lire cet été.
Plus de deux mois de lecture à vous raconter avec un immense coup de coeur, pas mal de romans et plusieurs livres dédiés au bien-être à l’intérieur !

Romans

Bandini de John Fante

Mélanie © Alittlepieceof

Bandini, publié en 1938, est le premier volet d’une véritable saga familiale dont les thèmes et les personnages jalonnent toute l’œuvre de John Fante.
Figure emblématique de ce premier roman, Svevo Bandini est maçon, comme l’était le père de l’auteur. Immigré italien de fraîche date, il s’est installé avec sa famille dans le Colorado.
Durant tout l’hiver, Svevo cherche désespérément du travail et finit par trouver une riche maîtresse. Tout rentre dans l’ordre lorsque le printemps revenu, Svevo réintègre le foyer familial. Sa famille, c’est Maria, sa femme, une amoureuse lascive et surtout Arturo, le fils aîné.
Rebelle et passionné, Arturo est l’élément moteur du récit. Un garnement qui porte sur ses parents un regard à la fois tendre et sans pitié. Il est d’une certaine manière le double de Fante, qui le suivra jusqu’à sa mort.
La grande force du roman réside dans son caractère quasi autobiographique et une écriture à la fois limpide, drôle et rageuse
A partir de 1940, Fante écrira peu, travaillant surtout pour Hollywood. Bandini est donc une œuvre majeure, parce que rare et novatrice. Son influence, depuis Bukowski jusqu’à Coppola, a marqué plusieurs générations d’artistes et écrivains.

Mon avis

Plongée dans une famille d’immigrés italiens installés aux États-Unis. Bandini est maçon, il a une femme et 3 garçons. La vie est dure, l’argent manque cruellement et Bandini est un homme rude. C’est son aîné, Arturo qui se livre ici entre les interrogations d’un jeune adolescent rêveur et la colère d’un enfant voyant ses parents se déchirer. Un court roman largement autobiographique dans lequel Fante se remémore sa jeunesse comme seul lui sait si bien le faire ! C’est émouvant, triste, drôle aussi mais loin d’être un coup de coeur comme l’avait été pour moi “Mon chien stupide“.

Quelques extraits

  • Le petit-déjeuner pour trois garçons et un homme. Il s’appelait Arturo, mais détestait ce prénom ; il aurait aimé s’appeler John. Son nom de famille était Bandini, mais il aurait préféré Jones. Sa mère et son père étaient italiens, il les aurait voulu américains. Son père était poseur de briques, il l’eût préféré lanceur pour les Chicago Cubs. Ils habitaient Rocklin, Colorado, dix mille habitants, et il voulait habiter Denver, à trente milles de là. Son visage était couvert de taches de rousseur qu’il haïssait. Il fréquentait une école catholique, il aurait préféré une école publique. Sa petite amie s’appelait Rosa, mais elle le détestait. Enfant de chœur, il était un vrai diable et haïssait les enfants de chœur. Il voulait être bon garçon, mais il redoutait d’être bon garçon, car il craignait que ses amis ne le traitent de bon garçon. Il s’appelait Arturo et il aimait son père, mais il vivait dans la hantise du jour où il serait assez costaud pour rosser son père. Il adorait son père, mais prenait sa mère pour une mijaurée doublée d’une idiote.
  • Il était pauvre, il avait trois enfants, les macaroni restaient impayés, comme la maison qui abritait les trois enfants et les macaroni.
  • Après tout, la Vierge Marie lui avait déjà accordé un mari splendide, trois beaux enfants, un bon foyer, une santé durable et la foi en la compassion de Dieu. Mais la paix entre Svevo et sa belle-mère, eh bien il y avait des requêtes qui outrepassaient même la générosité du Tout-Puissant et de la Sainte Vierge Marie.
  • Les livres, très peu pour lui. Les soucis de son existence ne lui avaient laissé aucun loisir pour les livres. Mais il avait pénétré le langage de la vie plus à fond qu’elle, malgré ses livres omniprésents. Son esprit débordait d’expériences dignes d’être racontées.
  • «Il aimait sa mère, mais il la détestait»

La dame à la camionnette d’Allan Benett

Mélanie © Alittlepieceof

Miss Shepherd, vieille dame excentrique, vit dans une camionnette aux abords de la résidence londonienne d’Alan Bennett. Victime de l’embourgeoisement du quartier et de quelques vauriens, elle finit par installer son véhicule dans la propriété de l’auteur.
Commence alors une incroyable cohabitation entre la marginale et la célébrité, qui durera près de vingt ans.
Entre disputes, extravagances et situations drolatiques, la dame à la camionnette n’épargne rien à son hôte ni au lecteur. Bennett, en excellent conteur, saisit leur duo et livre, au-delà des anecdotes, un tableau très juste du Londres des années 1970 et 1980, de sa bourgeoisie progressiste et de ses exclus.
Un récit d’une grande humanité qui croque avec humour les travers de la société britannique contemporaine.

Mon avis

Un très court roman trouvé sur un vide grenier dimanche et lu d’une traite, dans la foulée. Par l’auteur de “La reine des lectrices” cette histoire est pleine d’émotions. Bennett y raconte comment une vieille dame, qui vit dans une camionnette finit par s’installer, avec tout son barda dans la cour de sa maison. Entre agacement et inquiétude, il se lie entre eux deux une drôle de relation racontée avec pudeur, humour et tendresse. Alan ne peut laisser cette vieille dame à son triste sort et en citoyen concerné il tente de l’aider comme il peut mais c’est qu’elle a un drôle de caractère cette vieille dame, ses habitudes, ses idées toutes faites. Elle en devient drôle malgré sa situation tragique. Mon coeur s’est serré plus d’une fois à la lecture des anecdotes que raconte l’auteur au sujet de cette cohabitation plus ou moins forcée car cette vieille dame n’est pas la seule à vivre de la sorte et si le roman date des années 80, les choses ne vont pas mieux ni dans les rues de Londres ni dans celles d’ailleurs. Comment ne pas penser à toutes ces familles qui vivent dans des voitures ou à même la rue en lisant ce livre ? Le geste fait par Bennett est admirable de bonté et si les situations qu’il raconte sont cocasses elles n’en font pas oublier pour autant la triste réalité de notre société

Quelques extraits :

  • Il était rare qu’on lui rende le moindre service sans avoir en même temps envie de l’étrangler.
  • La couverture qu’elle a étalée sur sa poussette est couverte de lessive en poudre.
    – Le paquet s’est renversé ? lui demandé-je.
    – Non, me dit-elle avec mauvaise humeur, irritée de devoir m’expliquer quelque chose d’aussi évident. C’est de la lessive en poudre : lorsqu’il pleuvra, cela nettoiera la couverture.
  • “Je n’aurais jamais pu être catholique, je suis bien trop snob pour ça.”
  • Je lui demande si elle veut une tasse de thé.
    – Ma foi, je ne voudrais pas vous donner toute cette peine. J’en prendrai juste une demi-tasse.
  • Tout cela je l’ai appris au fil de ces derniers jours, comme si elle avait été un personnage de Dickens dont l’histoire et les secrets ne sont dévoilés que lors du tour d’horizon qui précède le dénouement final.

Fuki-no-tô d’Aki Shimazaki

Mélanie © Alittlepieceof

Atsuko est heureuse dans la petite ferme biologique dont elle a longtemps rêvé. Ses affaires vont bien, il lui faudra bientôt embaucher de l’aide. Quand son mari a accepté de quitter la ville pour partager avec sa famille cette vie à la campagne qui ne lui ressemble pas, elle a su reconnaître les sacrifices qu’il lui en coûtait. Mais une amie qui resurgit du passé la confronte elle aussi à des choix : Atsuko va devoir débroussailler son existence et ses désirs, aussi emmêlés qu’un bosquet de bambous non entretenu.

Mon avis

J’ai croisé ce livre en librairie, totalement par hasard et allez savoir pourquoi il m’a comme “appelé”. Je ne connaissais pas du tout cette auteure pourtant. L’histoire est celle de Atsuko, mariée, deux enfants et propriétaire d’une ferme biologique. Une vie paisible qui va basculer lorsqu’elle va revoir une amie de jeunesse qui réapparaît après de nombreuses années. Avec toute la pudeur japonaise, ce très court roman abordé l’homosexualité au Japon et la manière dont, tout doucement, la société nippone évolue. La description des lieux et de la nature sont superbes, celle des émotions aussi malgré la retenue propre aux japonais. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de littérature nippone qui fait pourtant partie de mes préférées. Merci au hasard d’avoir mis ce livre sur ma route.

Quelques extraits

  • Malheureusement, dit-elle, mon mari et moi ne possédons pas la chimie qui colle l’un à l’autre.
    Déconcertée, je répète :
    -La chimie ?
    -Oui. L’amour qui unit un couple. Les deux qui s’aiment sans conditions ni raisons particulières, comme liées par une chaîne invisible.
  • Je ne peux pas aimer un homme comme une femme “normale” sans être sûre de ma nature, j’ai fait énormément d’efforts pour que notre mariage fonctionne.

Les compliments : Chroniques de François Morel

Dans le monde merveilleux de François Morel, Raymond Devos est Dieu et Geneviève de Fontenay, un phénix renaissant de ses cendres à chaque nouvelle Miss France. Il accuse Gad Elmaleh d’affoler le correcteur automatique de l’ordinateur, Philippe Geluck d’être incapable de nous faire pleurer, et sèche sur Souchon. Des portraits désopilants, inattendus et décalés… avec les compliments de François !

Mon avis

Je me souviens encore l’époque des Deschiens, j’étais adolescente et vraiment, je les trouvais pathétiques. Je ne comprenais pas encore le second degré, ce qui a bien changé depuis.
Les chroniques de François Morel sur France Inter, lorsque j’arrive à les écouter sont un véritable petit bonheur ! J’ai trouvé ce livre sur un vide grenier et je me suis dit que ce serait l’occasion de découvrir certaines que je n’avais pas entendues. D’autant que celles compilées dans celui-ci datent de 2003 ! Il y décrit les invités de la matinale avec sa verve habituelle, un humour caustique caché derrière une merveilleuse poésie. Il manie la langue comme personne mais je crois que je préfère malgré tout l’entendre plutôt que le lire.

Quelques extraits

  • Ce qu’on aime chez Gréco, c’est la voix qui murmure, le souffle qui frissonne, et ses mains qui écrivent sur la page imaginaire de notre mémoire les mots de l’émotion.
  • Démerde-toi, qu’i m’dit Léon, après tout t’as qu’à dire que t’as une indisposition, que t’as les oreillons, que tu fais vingt-trois de tension, tu as fait une intoxication, grosse infection, sale contagion, qu’à la prochaine occasion tu reviendrons pour Ardisson, Amélie Nothomb, Patrick Besson, Philippe Tesson…

La promenade des russes de Véronique Olmi

Mélanie © Alittlepieceof

L’héroïne de ce roman est une très jeune fille, Sonia, qui vit à Nice avec sa grand-mère russe. Comme toutes les « babouchkas » de la Côte d’Azur (lieu d’exil favori des Russes blancs après la Révolution d’octobre), celle-ci se partage entre samovars, rêveries et nostalgie du « paradis perdu ». De fait, la petite Sonia ne sait pas vraiment à quel monde elle appartient : celui de sa réalité quotidienne, avec une mer trop bleue et les commerçants de la vieille ville ? Ou celui de ses songes, orchestrés par sa babouchka, avec ses neiges étincelantes et ses fastes tsaristes ? Prudente, elle s’est donc réfugiée dans un imaginaire très personnalisé où l’on retrouve les héroïnes romanesques de Daphné du Maurier et le « Mystère Anastasia » – cette jeune princesse qui, dit-on, échappa au massacre de la famille impériale… On suit ainsi son éducation sentimentale et morale entre deux mondes distincts. Il y a là le pittoresque du midi et le tourment slave ; des odeurs mêlées d’ail et de thé ; des douleurs causées par une mère absente et des remèdes imaginés par une grand-mère qui, pour survivre, adore (se) mentir à elle-même et aux autres… Roman d’atmosphère et de sensation, variation sur le thème de la vérité, de l’histoire, des sentiments, Dis-moi la vérité est porté avec grâce par la prose précise et douce de Véronique Olmi qui, avec ce nouveau roman, ruse habilement avec sa propre biographie.

Mon avis

Mon coup de coeur de cet été !
Que d’émotions dans ce roman ! Véronique Olmi écrit si bien que je me suis approprié l’histoire en moins de deux, comme si Sonia et sa Babouchka existaient vraiment… Elles existent d’ailleurs probablement, ou ont existé car ce que raconte l’auteur c’est l’histoire des immigrés russes qui se sont réfugiés à Nice après la révolution. Et c’est à travers le regard de Sonia, une jeune fille de 13 ans laissée pour compte par ses parents et élevée par sa Babouchka, sa grand-mère, que l’on retrace les blessures de tout une nation.
Extrêmement émouvant, palpitant, drôle aussi, ce court roman est un petit bijou où chaque phrase ou presque sonne comme une vérité universelle.

Quelques extraits :

  • Si peu de gens dans le monde savent faire les divisions à deux chiffres. De toute façon ce n’est pas humain de rapetisser le monde comme ça
  • J’ai pensé aux fourmis qui peuvent porter jusqu’à dix fois leur poids, et je me suis demandé combien de chagrin un homme pouvait porter avant de tomber.
  • On aurait dit que sa mère ne s’était jamais remise d’avoir eu un enfant, elle gardait tout, histoire d’avoir des preuves, sûrement qu’elle se pinçait tous les matins pour être certaine que c’était bien elle qui avait fait un bébé et tout ce qui va avec.
  • J’ai senti que je devenais quelqu’un d’autre. Face à cette concierge française qui appelait Macha Sergueievna “mémé”, pour la première fois de ma vie, j’ai senti que j’avais de la force , et puisque ma grand-mère n’était pas ma “mémé”, je ne pouvais pas être “la gamine”, toutes ses conneries pour qu’on soit tous pareils.

La disparition de Stéphanie Mailer de Joël Dickers

Mélanie © Alittlepieceof

30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers: le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.
L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.
Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.
Avant de disparaitre à son tour dans des conditions mystérieuses.

Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer ?
Qu’a-t-elle découvert ?
Et surtout: que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea ?

Mon avis :

Autant j’avais été assez captivée par “l’affaire Québert” autant “La disparition de Stéphanie Mailer” me laisse une impression de “bof” généralisé. Ce gros roman aura eu le mérite de m’occuper l’esprit sans prise de tête ni effort durant ces dernières semaines quand lire était à la fois un automatisme et une échappatoire. Aucun besoin de se souvenir de ce que l’on a lu la veille avec ce roman, l’auteur se charge de tout répéter cent fois… C’est cousu de fil blanc et assez creux. C’est bourré de clichés et de phrases plates et d’idée convenues. Pourtant, on sent que l’auteur a voulu bien faire et, créer une telle pléiade de personnages doit représenter un travail monstre mais ces derniers ne sont que des caricatures d’eux-même, à tel point que cela en devient comique voir navrant ! Le critique d’art hautain, la flic victime de sexisme, l’ancienne prostituée qui cache son passé, la journaliste qui disparaît… Tout ça ressemble à un soap opéra des années 80 ! Dickers sait conserver le suspens ainsi que l’intérêt de son lecteur parce que son intrigue est un vrai labyrinthe mais honnêtement, j’ai trouvé tout cela très redondant, pas vraiment passionnant et les dialogues sont assez pauvres… Bref, pour moi un roman “easy reading” parfait pour l’été quand on a mis son cerveau sur pause. 

Quelques extraits :

  • Bref, il voulait à tout prix une femme et tu étais le seul candidat féminin. Alors, je t’ai prise. Mais ne viens pas fiche le bordel dans mon commissariat. Tu n’es qu’un quota, Anna. Tu n’es qu’un quota !
  • Quelle malédiction que cette génération obsédée par les téléphones et les réseaux sociaux ! Vous ne lisez plus, vous ne vous intéressez plus à rien d’autre qu’à prendre votre déjeuner en photo. La belle époque !
  • Il n’y a rien que j’aime plus que le lever de soleil, en toute saison, sur la marina. Voir l’horizon d’encre se percer d’un point rose vif puis orangé et voir cette boule de feu qui s’élève lentement au-dessus des flots.
  • Il n’y a rien que j’aime plus que les rues du centre-ville les nuits d’hiver, quand il se met soudain à neiger et que rapidement le sol se couvre d’une épaisse couche de poudre blanche. Ce moment où vous êtes le seul être éveillé, où les chasse-neige n’ont pas encore commencé leur ballet, et où vous êtes le premier à marquer la neige vierge. Sortir de la voiture, patrouiller à pied dans le square et entendre la neige crisser sous vos pas, et emplir délicieusement vos poumons de ce froid sec et revigorant.

Et j’ai dansé pieds nus dans ma tête de Olivia Zeitline

Mélanie © Alittlepieceof

Après un burn-out, Charlotte, une jeune trentenaire, quitte son job dans le marketing et tire un trait sur son ancienne vie. Elle retourne à ce qui la fait vibrer depuis toujours, la danse. Mais rien ne se passe comme elle le voudrait : les factures s’accumulent, sa relation amoureuse s’étiole, son rêve s’éloigne. Stella, une amie musicienne, lui conseille alors d’écouter sa voix intérieure et lui ouvre le chemin de l’intuition. De rencontre en rencontre, pas à pas, Charlotte apprendra à apprivoiser cette voix mystérieuse, à se fier aux signes du hasard et à suivre les mouvements de son corps. Cette belle histoire vous entraîne dans son sillage magique et vous donne envie de suivre votre intuition. Vous ne lirez pas ce livre par hasard.

Mon avis :

Les fictions à tendance “développement personnel” sont très à la mode cet été ! J’ai failli passer à travers jusqu’à ce que l’on m’offre ce court roman. Une attention qui m’a énormément touchée et qui m’aura permis de vérifier ce dont je me doutais, ce style de littérature n’est pas fait pour moi. Certes, le pitch avait tout pour me plaire : l’histoire d’une nana qui fait un burn out (comme moi), qui tente de s’attacher à vivre l’instant présent et teste diverses techniques pour y parvenir (comme moi), le tout écrit par une blogueuse (comme moi). Seulement le résultat est plus que moyen. Là encore, je ne remets pas en cause le travail d’écriture fourni par l’auteur car je serais bien incapable d’en faire autant mais je ne suis pas sûre que l’on puisse appeler cela de la littérature. Le roman est extrêmement court et découpé en petites chapitres dont les titres ressemblent aux citation de développement personnel que l’on peut voir sur Pinterest mais qui sont signés par des inconnus plutôt que de grands auteurs. C’est plein de bonne volonté et plein de bienveillance mais également bourré de clichés. La protagoniste fait un burn out, ok, elle passe par la case dépression, reconversion puis gros doute, ok. C’est vrai, on s’identifie assez rapidement. Mais vient ensuite toute une série de rituels que le personnage met en place pour “aller mieux” et “découvrir sa voie”… Et tout y passe ! Tout ce qui est “à la mode” : elle est végétarienne et ne commence aucune de ses journées sans son super jus à base de courgettes, concombre, pissenlit et herbe à chat (je blague, c’est plutôt pomme céleri citron vert) elle médite chaque jour, puis fait son yoga avant de passer un moment à écrire ses pensées dans un petit carnet… Elle est entourée d’amies foooormidables, toujours fidèles, son mec est un naze mais au fond il l’aime  etc etc Résultat, plus rien ne semble crédible. On croirait une brochure publicitaire !
Alors c’est vrai, à bien y regarder c’est ce que véhicule la majeure partie des blogs et des réseaux sociaux : une vie parfaite avec juste ce qu’il faut comme “couacs” pour que cela semble réel, de beaux intérieurs minimalistes et Feng Shui, une hygiène alimentaire idéale, un corps de rêve (mais avec des complexes quand même !) et un rythme de vie qui troque les horaires de bureaux, les réunions tardives et autres obligations par une carrière liée au bien-être ou au monde de l’art. Peut-être que moi-même, je véhicule parfois ce type de faux semblant mais j’espère sincèrement que ce n’est pas la cas car alors cela voudrait dire que je ne parviens pas du tout à partager avec vous l’essence de ce que je suis vraiment !
Cette “petite” parenthèse faite, revenons-en à l’histoire elle même… Ce qui m’a intéressé au fond c’est le sujet principal et non la forme avec laquelle l’auteur le traite : l’intuition.
Si ni l’intrigue ni les dialogues ne m’ont appris quoi que ce soit (le tout est assez creux), j’ai été touchée non seulement par ce cadeau qui est un très joli geste d’affection mais également parce que bizarrement le thème qu’il aborde m’interpelle particulièrement en ce moment.
En effet, quelques jours avant de lire ce livre je me suis rendue compte qu’il y avait une sorte de petite voix en moi, qu’elle me disait des choses (non, non, je suis pas entrain de devenir maboule, je vous jure !). J’ai eu des sortes de flash, j’ai vécu des sortes de coïncidences étranges qui ont une résonance avec ce qui est dit dans le bouquin.
Peut-être est-ce parce que le décès de maman m’a éloigné durant un bon moment de mon quotidien, de mon boulot et que je n’ai pas vécu le stress auquel je dois faire face au quotidien, que j’ai bénéficié durant plusieurs semaines d’un cadre de vie dans lequel je me sens vraiment bien que mon esprit s’est montré plus “disponible” à ce genre de manifestation…
J’ai toujours cru au destin, à l’intuition, à l’intention et le yoga m’a démontré que l’on pouvait effectivement changer beaucoup de choses par sa simple volonté. J’ai eu de nombreuses fois l’occasion de vérifier par moi-même combien parfois tout s’aligne que ce soit dans le bon comme dans le mauvais sens. Vous savez cette impression que “tout arrive en même temps” ? Je trouve cela passionnant !
Bref, ce court roman, outre son récit et son style qui vous l’aurez compris sont assez médiocres, a le mérite de se lire très vite, de ne pas demander trop d’attention et montre que oui, l’intention a un réel pouvoir.

Quelques extraits :

  • Chacun voit le monde à travers son propre prisme, et ce qui convient à l’un ne convient pas spécialement à l’autre. Plus on considère la vérité de chacun, plus on respecte la sienne.
  • Les événements difficiles de notre vie permettent de nettoyer nos mémoires négatives. Pour cela, il suffit de répéter intérieurement ce mantra : “Désolé. Pardon. merci. Je t’aime. ”
    Cela revient à dire : ” Désolé d’avoir créé cette situation. Pardon de ces pensées erronées. Merci car grâce à toi j’en prends conscience. Je t’aime, car c’est par l’énergie d’amour que je vais pouvoir les libérer.”
  • L’intuition est un état vibratoire, une longueur d’onde. C’est comme un sixième sens qui utilise les cinq autres : ça peut être une voix, une image, une sensation corporelle, un goût, une odeur. Les rêves sont aussi le langage de l’intuition. Tout peut parler à l’intérieur de soi comme à l’extérieur, et à la fin on sait… mais on ne sait pas comment on sait.

Bien-être

Vivre avec la lune, c’est la vie ! d’Aurore Widmer

Mélanie © Alittlepieceof

Un livre pour vivre les temps forts de l’année au rythme de la lune !

Mon avis :

Bien qu’il n’y ait pas (encore) de preuves scientifiques des effets de la lune sur nos vies je suis convaincue de son impact.
Je suis personnellement très touchée par les cycles lunaires : insomnies, émotions exacerbées les jours qui précédent la pleine lune, énergie décuplée lors de la nouvelle lune. Ce petit guide très bien fait permet de comprendre tous ces phénomènes, comment fonctionnent l’astre et donne les clés pour accueillir et accepter ce que l’on ressent à chaque lunaison. Il y est question d’astrologie, de cycle féminin, de méditation et de spiritualité. À chacun-e d’y puiser ce à quoi il a envie de croire, de questionner son propre ressenti et de tester les petits rites que Aurore invite à vivre. Une lecture inspirante !

Respire, créer du temps pour soi N° 10

Mélanie © Alittlepieceof

Le thème du magazine respire n°10 :  arrêtez de vous sentir coupable !

Colère, peur, culpabilité… Les émotions peuvent couver pendant des années (ou déborder en quelques secondes) avec des effets dévastateurs.
II existe cependant des solutions pour échapper à la tyrannie émotionnelle de ce trio infernal et cesser de s’infliger des punitions personnelles.
Utilisée de manière constructive et attentive, la colère a le pouvoir d’être un catalyseur du changement, de libérer et de guérir tandis que la peur peut être transformée en stimulus.
Ce n’est pas simple et cela exige de la confiance en soi, mais on a réellement le choix face à la nouveauté ou à un défi, et c’est l’occasion de transformer l’énergie de la peur pour sortir de sa zone de confort.
Imaginez ce qui peut vous attendre alors : des passe-temps créatifs, une carrière, des passions d’enfance longtemps assourdies, le bonheur d’avoir votre propre entreprise. Et plus de confiance en vous !

Riez, émerveillez-vous, inspirez…
…respirez.

Mon avis :

Il est très rare que j’achète des magazines mais je suis abonnée à la newsletter de celui-ci et lorsque j’ai pris connaissance du sommaire de ce dernier numéro mon sang n’a fait qu’un tour ! Tout ou presque était directement lié à mes préoccupations du moment ! Le tout premier article sur le pouvoir de la méditation m’a énormément parlé puisque je vous en ai touché deux mots je me suis mise à la pratiquer sérieusement il y a quelques mois (je vous en reparle bientôt d’ailleurs !) et l’article sur la culpabilité a étrangement fait écho avec cet article écrit juste avant de prendre connaissance du magazine. Il y a tant de bienveillance dans ce magazine ! J’ai passé un très bon moment en le lisant. Mon petit bonheur préféré des vacances, m’octroyer le temps de lire quelques pages devant mon café le matin !

Le petit livre des chakras de Cyndi Dale

Mélanie © Alittlepieceof

Les chakras sont des centres d’énergie subtile qui ont un effet sur tous les niveaux de notre être : physique, psychologique et spirituel. Dans ce guide, vous découvrirez comment utiliser ces roues d’énergie tourbillonnante pour la guérison, la transformation et pour atteindre votre plus haut potentiel.
Cyndi Dale est une autorité en matière d’anatomie des énergies subtiles. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la guérison énergétique, dont “”La Bible de la guérison par les chakras””, publiée en plus de dix langues, et délivre, à des milliers de patients par an, des évaluations intuitives et une thérapie de vie. Elle a par ailleurs conçu plusieurs CD et DVD de formation, s’est formée à la thérapie transculturelle, aux systèmes énergétiques et a dirigé des sessions d’enseignement en Europe, Asie et Amérique.

Mon avis :

Je crois que l’on peut difficilement faire plus complet en si peu de pages au sujet des chakras. 200 pages quand même qui traitent de tous les aspects de nos centres d’énergie.
La première partie du livre tend à expliquer ce qu’ils sont, où ils sont et à quoi il servent. Il faut s’accrocher parfois mais c’est indispensable pour appréhender la suite du livre. Je pense d’ailleurs qu’il vaut mieux avoir déjà quelques bases sur le sujet avant de se lancer dans cette lecture pour éviter d’être complètement paumé !
Les chakras, j’ai commencé à m’y intéresser via le yoga, évidemment. Difficile de ne pas lier la pratique des asanas et des pranayamas sans parler d’énergie ! Tout le but du yoga est d’ailleurs là, équilibrer son énergie, la diffuser là où nous en avons besoin et la purifier lorsque nécessaire. Comprendre ce que sont les chakras est primordial pour aller plus loin dans la pratique, j’en suis convaincue. J’ai retrouvé dans cette lecture énormément de vocabulaire, y compris sanskrit utilisé en yoga. Je me sentais en terrain connu.
J’ai fait l’expérience de l’ouverture d’un chakra il y a 2 ans, lors d’un cours de yoga collectif. Pendant une longue méditation guidée j’ai ressentie une très très forte chaleur pile entre mes deux yeux, une sensation qui n’était ni une douleur, ni une gêne mais quelque chose d’inconnu et de totalement nouveau. Cela était tellement fort que j’en ai parlé à ma professeur à la sortie du cours. Et je me souviendrais toute ma vie de sa réaction et de son regard ! Elle m’a expliqué que c’était mon sixième chakra qui venait de s’ouvrir, Anja, le chakra de l’intuition. Depuis, cette zone est différente, plus lisse, plus calme… C’est difficile a expliquer mais les sensations ne trompent pas !
Depuis, j’ai eu l’occasion de vivre plusieurs expériences de visualisation qui m’ont permis de prendre conscience de mes chakras, de les localiser et même de comprendre où étaient situés mes blocages et où j’arrivais à interagir. J’ai bien conscience que sans y être initié tout ce que je raconte là peut sembler complètement fou, voire ésotérique et il est certain que l’on parle ici de quelque chose qui n’est ni palpable ni tangible mais ce petit livre tend justement à vulgariser certains termes et surtout certaines pratiques liées à l’énergie.
Nous sommes fait d’énergie, c’est un fait. Pourquoi ne pas croire qu’il existe un lien entre certaines parties de notre corps, non visibles et ce que nous vivons ou ressentons ?
Je ne peux que vous conseiller ce guide si le sujet vous intéresse.
Un seul petit bémol tout de même concernant la dernière partie du livre qui propose des exercices visant à se soigner/mieux dormir/lutter contre le stress à l’aide des chakras. Je n’ai personnellement pas trouvé de technique réellement adaptée à ce que j’attendais dans ce qui est proposé. Il y a deux, trois petites choses qui m’ont plu (l’utilisation des pierres, des huiles essentielles ou des couleurs) mais je crois que j’ai encore besoin de “concret” (comme l’utilisation de postures de yoga par exemple) dans ma démarche. J’ai d’ailleurs complété la lecture de ce guide passionnant par la pratique du défi chakras de Diva Yoga.
Ce défi de sept jours basé sur de très courtes séances de yoga m’a énormément appris et énormément apporté ! A tel point que j’ai intégré certaines de ces notions dans ma pratique quotidienne. Je sais désormais où sont mes blocages et comment y remédier. Allez y jeter un oeil, c’est gratuit et vraiment fabuleux !

Bonne lecture !

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