Mes p’tits bonheurs – juillet 2019

Mes p’tits bonheurs – juillet 2019

Cela fait un bail que je n’ai pas écrit ce type d’article et l’on peut même dire que j’ai totalement délaissée ce blog durant les mois écoulés. A dessein puisque, je l’ai toujours dit, le jour où je n’aurais plus rien à raconter et que l’envie ne serait plus là, j’arrêterais. Et c’est ce qu’il s’est produit. Pas envie, rien de bien folichon à raconter, un large préférence pour le micro-blogging que permet Instagram…. Et puis, cela fait quelques jours que le clavier me démange. L’envie, je crois, de partager avec vous ce qui a nourri ces quelques mois plus ou moins loin de la blogosphère. Car ne pas blogger m’a permis de faire bien d’autres choses. L’envie aussi de vous dire combien, depuis quelques temps déjà, je me sens bien. Épanouie, heureuse, bien dans mes pompes (avec des hauts et des bas évidemment, rien n’est jamais tout blanc ou tout noir), chanceuse, bref, envie de vous dire combien je kiffe la vie !

Un mini potager

Vous le savez si vous me lisez depuis longtemps, je rêve d’un potager (et d’un verger, et d’une forêt nourricière mais ça, c’est une autre histoire), de faire pousser mes propres légumes et pourquoi pas devenir quasi autonome de ce côté là (un rêve, on est d’accord mais autant rêver grand !). Seulement, vous le savez aussi très probablement si vous avez lu cet article, ou encore celui-là, mon jardin est assez petit. Je l’aime d’amour tel qu’il est mais, y créer un potager m’a longtemps semblé utopique et j’en étais quelque peu frustrée. Et puis, chemin faisant, je me suis décidée à en revoir quelques aspects de son aménagement et à y réaliser les modifications nécessaires pour essayer de faire pousser quelques légumes, malgré le manque évidemment d’espace.
J’ai donc créer un rectangle potager et me suis amusée à réaliser quelques semis.
Cette expérience m’a rappelé le temps que je passais, enfant, dans le potager de ma grand-mère. Elle m’y invitait surtout pour la cueillette et j’en garde des souvenirs odorants et gustatifs. Plus tard, dans la seule et unique maison dans laquelle j’ai vécue enfant (#teamappart) j’avais là aussi un immense potager mais je crois que la partie herbue intéressait beaucoup la petite fille que j’étais et qui voulait surtout jouer !
Ce qui est drôle c’est qu’il n’y a pas si très longtemps, à la question « le ou laquelle de vos collègues a la main verte ? » posée à l’occasion d’un grande bouffe entre collègues j’ai été très étonnée d’entendre mon prénom sortir à l’unanimité de toutes  les bouches. Il semblerait que pour la plupart des personnes qui me côtoient (même de très loin) je sois douée pour faire pousser des trucs.
Pour être honnête, je n’y connais rien, absolument rien ! Je me contente de semer, de planter, d’arroser, de retourner la terre manuellement un coup de temps en temps, de désherber juste ce qu’il faut et surtout de rester béatement à regarder pousser tout et n’importe quoi. Mes rosiers sont malades, les pucerons ont envahis mes arbustes et mes plants de courgettes, sans parler de mes petits pois qui ont cramés pendant la canicule. Pour contrer cela et bien je me renseigne, je m’informe, je teste, je me trompe et vaille que vaille !

tomates
Mélanie © Alittlepieceof
framboises
Mélanie © Alittlepieceof
courgettes
Mélanie © Alittlepieceof
petits pois
Mélanie © Alittlepieceof

« Je cultive mon jardin, cela signifie : je regarde passer le temps. Le temps pur. Délivré du souci du passé et du soin de l’avenir. A peine le présent. La sensation sans cesse répétée de l’instant. Avec au sein de chaque seconde qui s’écoule assez de matière pour donner tout un monde qui ne manque de rien. » Le chat de Schrödinger de Philippe Forest – Philippe Forest

Podcastée

Lorsque j’ai vu fleurir un peu partout les « podcast » je me suis dis que ça ne m’intéressait pas le moins du monde et que surtout, je n’aurais pas le temps de m’y consacrer si toutefois mon intérêt s’éveillait. C’était sans compter sur deux séries audio qui, contrairement à ce que je pensais, m’ont fait passer du côté podcast de la force. Une fois par semaine environ, j’enfile mon casque audio (bluetooth pour pouvoir en même temps plier du linge, préparer le repas, faire le ménage ou autre) et je m’octroie ce petit plaisir !
Je suis tellement revenue sur mon avis (infondé) des podcast que j’ai prévu de les utiliser pour réviser le concours de la Fonction Publique que je passe à l’automne ! Peut-être l’été sera t-il pour moi l’occasion d’en découvrir d’autre mais pour le moment places à mes deux séries préférées.

Un podcast à soi, mon ÉNORME chouchou

Je déteste les « cases », ces modèles dans lesquels on voudrait nous/s’enfermer. Pourtant je me considère comme féministe. Mais je ne me reconnais pas dans ce qui se cache derrière ce mot dans l’esprit collectif. Hystériques, extrémistes, anti-mec… Comme si le féminisme ne pouvait pas être pacifiste.
Hors pour moi le féminisme c’est simplement vouloir que les femmes soient traitées avec respect, qu’elle ne soient plus vues comme des êtres inférieurs, qu’elle aient les mêmes droits, les mêmes devoirs, les mêmes salaires que les hommes. Qu’elles soient traitées avec justesse et équité.
Ce n’est donc probablement pas un hasard si je me suis plongée corps et âme dans la série audio Un Podcast à soi que j’ai découvert grâce à Cécile du blog Le Palais Savant et que j’ai écouté pendant plusieurs semaines d’affilées. Ils m’ont passionné, m’ont émue aux larmes, m’ont transportée.
Féminismes, genre, égalité : Un podcast à soi mêle documentaires et entretiens, récits intimes et paroles d’expert.e.s, textes inspirants et réflexions personnelles, pour évoquer les questions de société liées à l’égalité entre les femmes et les hommes. Travail, éducation, santé, écologie, sport, parentalités, sexualités, violences, discriminations…Charlotte Bienaimé invite à la réflexion sur un enjeu de société majeur.

Dès le premier épisode, consacré au sexisme ordinaire, j’ai immédiatement été plongé dans ce qui a toujours animé une partie de ma vie.
En effet, j’ai été élevé par une féministe. Une maman qui a toujours lutté pour les droits des femmes. Une maman qui a milité, qui a défilé en mai 68 et qui a fait de ce combat son métier. Qui surtout, a su mettre son modèle familiale et une éducation ouvrière et patriarcale de côté pour embrasser ce qu’elle souhait réalisé dans sa vie. Quitte à déplaire. Elle s’est occupée toute sa carrière de femme en difficultés, de femmes battues, de femmes migrantes, de femmes excisées, de femmes sans emploi, de femmes illettrées, de femme handicapées, de femmes violées.
Après avoir écouté le podcast n°11 de cette série sur Arte Radio dont le sujet est « la justice face aux violences faites aux femmes » j’ai pensé à son combat pour recevoir les plaintes des femmes victimes de violences directement au commissariat. Je me suis souvenu du pari fou que c’était à l’époque d’entrer dans un commissariat de police dans une petite ville picarde pour une petite bonne femme d’1,60m. Il fallait tout inventer. Former les policiers, gagner leur confiance, leur respect, remettre en question la quasi totalité de leur attitude. Cela a été difficile et encore aujourd’hui, nombreuses sont les femmes victimes qui ne sont pas reçues correctement lorsqu’elles souhaitent porter plainte mais, petit à petit, grâce à des personnes comme ma maman, les choses avancent.
Je suis immensément fière de l’engagement qu’a eu ma maman tout au long de sa vie. Fière des valeurs (et des contradictions aussi) qu’elle m’a inculquées en me mêlant à sa vie professionnelle bien que je lui ai reprochée sa trop grande implication parfois.

Et puis, écouter ces émissions m’ont fait prendre conscience d’énormément de choses à mon sujet. Je me savais déjà très sensible à ces sujets (l’épisode sur la prostitution par exemple m’a bouleversée) mais ils ont aussi mis en lumière la femme que je suis aujourd’hui.
Un an après l’affaire Weinstein beaucoup d’épisodes de ma propre vie personnelle et professionnelle qui jusque là m’avaient semblé anecdotiques me sont revenus en tête. J’ai moi aussi été « victime » d’agissements qu’aujourd’hui je perçois à leur juste valeur ; sexiste, brutaux et anormaux. Une main plus que baladeuse dans le métro, un type qui lorsque j’étais ado m’avait fait sortir d’une cabine téléphonique de manière très violente, un collègue au comportement plus que limite, un responsable de service qui m’a placardisée, un ex qui a anéanti le peu de confiance que j’avais en moi… Des broutilles comparés à ce que vivent certaines mais c’est, toutes autant que nous sommes le moment ou jamais de ne plus rien laisser passer, même le plus petits gestes déplaisants, même la petite blague sexiste/raciste cachée sous un sans disant humour (plus que douteux).
Il est important et plus que jamais primordiale de travailler sur la notion de consentement, la définition du viol, la déqualification des crimes sexuels, la négation de la violence, … cette série audio donne des pistes pour faire changer les lois et les comportements.

“Voici ce qui devrait être [le] postulat féministe de base. Je compte. Je compte autant. Pas « à condition que ». Pas « tant que. Je compte autant. Un point c’est tout.” Chimamanda Ngozi Adichie

Un podcast à écouter et à faire écouter d’urgence !

Plan Culinaire, pour la passionnée d’alimentation que je suis

Sujet totalement différent mais tout aussi passionnant (bien que moins émouvant il faut bien le dire), le Podcast Plan Culinaire parle de…. bouffe ! Mais il ne s’agit pas là de recettes ou d’étude planplan sur ce qu’il faut ou non manger, non, cette série parle de nos comportements alimentaires et c’est là que tout devient beaucoup plus passionnant ! Les deux créatrices (Charlotte Pudlowski et Mélissa Bounoua) sont amies et dans la vie leur sujet favoris c’est de s’interroger sur les comportements et habitudes liés à la nourriture. Et comme c’est un peu , beaucoup, l’un de mes sujets favoris également, forcément je me suis très facilement laissée prendre au jeu ! J’aime beaucoup leurs voix à toutes les deux, c’est drôle et très documenté ! J’ai appris énormément de choses en les écoutant !

“J’adore les plaisirs tout simples ; ils constituent le dernier refuge des êtres complexes.” Oscar Wilde

Place au bien-être

En début d’année j’ai fait ce que je ne fais jamais au grand jamais : j’ai pris une résolution ! Pas le genre de truc que je savais ne pas tenir non, je me suis fait une sorte de promesse, la même que celle que je m’étais fait en janvier 2018 pour être honnête mais avec encore plus de ferveur. Je me suis demandée à moi même de prendre soin de moi. Alors que je sais que c’est très à la mode le développement personnel tout ça tout ça mais je m’en contrefous (enfait non, je trouve ça plutôt bien que l’on lise un peu partout qu’il faut s’aimer soi même avant d’aimer les autres, si toutefois on oublie pas que pour vivre en société il faut aussi prendre soin de ces congénères). Non moi ce que je veux avant tout c’est me sentir bien dans mes pompes. Alignée avec mes propres envies et mes propres besoins et tant pis si pour cela je dois aller à contre courant, n’entrer dans aucun moule ou au contraire suivre un mouvement dit « tendance ».
Juste être moi. Être dans l’instant. Planter des graines sans rien en attendre. M’émerveiller en m’apercevant que ce petit truc là, si infime soit-il a changé, en positif. Que ça marche. Que j’avance. Prendre du recul. Écouter. Lire. Grandir. M’interroger. Expérimenter. Tenter. Sans pression. Sans autre juge que ma propre conscience.
Le décès de ma maman m’a fait prendre conscience d’énormément de choses. Moi qui ai longtemps cherché à retrouver la mémoire de mon enfance, à analyser mes comportements, j’arrive aujourd’hui à un stade où j’ai le sentiment de mieux me connaitre, de savoir clairement vers quoi je tends. La vie dont je rêve je la connais.
J’attends simplement que les changements arrivent, car ils arriveront, au bon moment.
Ces derniers jours j’ai ressenti une immense colère, contre tout et tout le monde, toutes ces petites choses qu’habituellement je subis et sur lesquelles je ne prends pas le pouvoir par peur de déplaire ou déranger. Cette colère, cette manière dont j’ai œuvré pour faire entendre MA voix, MON mécontentement, MON désaccord c’est un truc super nouveau ! Je ne me suis pas vraiment reconnue d’ailleurs. Moi qui déteste et fuis comme la peste le conflit, il m’a fallu lutter encore un peu contre cette petite voix qui voudrait me rendre invisible. Mais au fond, je sais que cette colère était constructive et qu’elle me permettra, désormais, de faire valoir mon avis et ce qui est bon pour moi, avant tout le reste et tant pis si cela doit créer un mini tsunami autour de moi.
La (ma) révolution est en marche !
Peut-être est-ce simplement la conséquence d’une maturité arrivant avec l’âge mais j’aime à pense que c’est aussi et surtout le fruit de très nombreuses étapes franchies tout au long de ma vie.

PS : Oh et puis…. faut que je vous dise aussi ! Mon fils a eu son BAC !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Et ça, je vous jure que ça vaut tout l’or du monde !

« La véritable liberté n’est ni politique, ni économique, ni religieuse ; la véritable liberté est neuronale ! elle réside dans le silence à l’intérieur de votre esprit ; là où l’on retrouve une capacité d’écoute dénuée de toute attente et de toute illusion. » Serge Marquis

Mélanie © Alittlepieceof

 

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2 thoughts on “Mes p’tits bonheurs – juillet 2019”

  • Bonjours qu ‘ elle bonheur de vous lire a nouveaux et ce que vous dites est tellement juste . Moi aussi j ai un petit jardin qui me réjoui quand je vois pousser quelque choses .Je ne connaissais pas non plus ces podcats je vais les écouter. merci pour cette découverte .Bonne soirée .

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