Variété française, métal,  jazz et rap engagé venu du grand nord au menu de cette nouvelle playlist !
J’en profite pour vous dire que je ne sais pas si je continuerai à créer des playlist sur Deezer. Son utilisation est de plus en plus pénible. Si vous connaissez une autre plateforme gratuite plus pratique, ça m’intéresse ! (j’ai testé Spotify et je n’arrive pas à m’y faire non plus)

A nos corps-aimants d’Olivia Ruiz

Lorsque mon Olivia (oui oui c’est toujours la mienne…) sort un nouvel album c’est toujours un grand moment d’émotion (totalement subjectif) pour moi. C’est toujours un moment de crainte aussi – et si je ne l’aimais plus ?.
La première écoute se fait toujours de manière totalement acquise, sans même oser la moindre critique. Toutefois, cette fois-ci, à la première écoute des premiers titres diffusés avant la sortie officielle de l’album je me suis dis qu’il n’y avait rien de « nouveau ». Je me suis demandé si je ne commençais pas à me lasser de son style. Car Olivia Ruiz c’est un style oui. C’est une voix, reconnaissable entre toute. Sa marque de fabrique en quelque sorte. Mais elle a su autour de cela se créer un véritable univers, que l’on aime ou que l’on n’aime pas. Elle travaille les paroles et les mélodies selon un charisme bien à elle, elle s’entoure de ceux qu’elle aime pour toujours produire quelque chose qui lui vient des tripes.
A la deuxième, puis à la troisième écoute, j’étais conquise, comme toujours et pour toujours… Ma belle Olivia dont la voix fait battre mon coeur.
Et c’est le titre « Il y a des nuits » qui m’a fait succomber. Pourtant je le trouve quelque peu sombre et je me demande encore pourquoi ce qui a pu motiver l’écriture de ce texte alors qu’aujourd’hui tout lui sourit (la maternité, l’album, la notoriété…) ? Peut-être parce que, comme nous tous/toutes elle a quelques démons qui parfois la mènent vers des abîmes que seules les paroles de ses chansons savent décrire.
Dans cet album elle parle de son corps transformé par sa grossesse, elle parle de son niño, son petit garçon qu’elle a tant désiré, de son rapport au corps, à l’amour, au monde…
Dans quelques mois je la (re)verrais sur scène dans Volver, son spectacle de danse mais je ne vous cache pas mon immense envie de la voir sur scène défendre de cet album, voir les couleurs qu’elle lui donnera en live…

Hardwired…to Self Destruct de Metallica

Bam, retour en arrière de 20 ans ! Oui 20 ans ma bonne dame (coucou les messieurs 😉 ) Metallica ou l’un des groupes phares de mon adolescence et Nothing Else Matters, entre autre, une de ces chansons qui fait partie de mon histoire (chanson de mariage de plusieurs membres de ma famille, de l’une de mes amies…) bref, une longue histoire entre ce groupe et moi. Pour autant, une fois devenue adulte je n’ai pas vraiment suivi leur actualité, sans plus quoi… Et puis est sorti ce nouvel album, j’en ai entendu quelques extraits à la radio et ça a drôlement titillé mon oreille.Parce qu’il faut bien vous dire que c’est du très très très bon ce nouvel album !!!! Je retrouve le même kiff que lorsque j’étais ado ! La batterie endiablée de Lars et la voix de James qui n’a pas bougé d’un iota .
Gros coup de coeur pour les trois morceaux qui suivent… Ou comment je me retrouve à faire un pogo toute seule dans ma cuisine à chaque écoute sous l’oeil mi amusé/mi apeuré de mon cher et tendre 🙂
Mais assez parlé de moi 😉 « Hardwired…to Self Destruct » est un double album de 12 titres, réalisés par le tandem James Hetfield, le chanteur et Lars Ulrich, le batteur, le premier depuis « Death Magnetic » il y a 8 ans. A l’occasion de cette sortie, le groupe américain de métal rend hommage au leader du groupe britannique de heavy metal Motörhead, Ian « Lemmy » Kilmister et cela donne un titre et un clip génial.
Foncez m’écouter ça ! C’est mon coup de coeur du mois !

Jazz ♥ Disney

Et sans transition…
Le parfait album en cette période de fin d’année… Idéal pour passer un dimanche après-midi au choix : auprès du feu/à décorer le sapin/faire du pain d’épice/se lover sous un plaid.
Les plus grands noms du jazz contemporain (parmi mes favoris : Gregory Porter, Mélody Gardot, Jamie Cullum, Hugh Coltman…) prêtent leurs voix aux plus grands standards Disney.
C’est doux, c’est chaud et pas enfantin pour un sou… On se laisse bercer et l’on savoure !

Secular Hymns de Madeleine Peyroux

Cela fait 20 ans que la chanteuse et guitariste franco-américaine tourne sur les scènes du monde entier mais j’avoue elle m’était inconnue. Secular Hymns est pourtant son huitième album. C’est un album de reprises blues, soul et gospel. Celui-ci explore le répertoire américain populaire avec élégance et introspection. Sur cet opus on trouve le blues originel de Willie Dixon et Lil Green, le gospel de Sister Rosetta Tharpe ou même le dub du poète Linton Kwesi Johnson.
C’est le titre « More Time » qui parle de notre manque de temps (à tous) qui m’a fait découvrir cet album et m’intéresser de plus près à cette artiste. J’adore cette chanson.

Reykjavíkurdætur*

Reykjavíkurdætur (Les filles de Reykjavik en français) est un groupe aux allures de collectif, composé de 16 rappeuses venues tout droit de la capitale islandaise. Depuis la sortie de leur premier album éponyme « Reykjavíkurdætur » en 2013, elles ont été acclamées par les médias dans les 4 coins du monde, qui encensaient leurs paroles osées et leur dynamique scénique.
La composition de ce collectif est variable (dix-neuf puis dix-sept membres en 2016), et se structure autour de sa meneuse, Salka Sól Eyfeld.
J’ai entendu le titre ci-dessous à la radio et je ne saurais vraiment expliquer pourquoi mais j’ai tout de suite accroché. Je ne comprends pas un mot de ce qu’elles disent mais leur flow me fait penser qu’elles ont un peu un côté féministe.
Dans une interview en 2016, le groupe indique d’ailleurs parler dans ses chansons de « la politique, les abus sexuels, l’approche maternelle face aux politiciens corrompus, le féminisme, la sodomie, les poils, l’empowerment des femmes, la culture du viol, les ruptures amoureuses ». Vaste programme !
Apparemment assez controversées dans leur pays qui reste majoritairement traditionaliste et où les groupes de rap masculins voient d’un assez mauvais oeil le succès de leur consoeurs.
J’ai envie de dire : Girl Power !

Piers Faccini

Et pour terminer, cette chanson, « Drone », entendue une fois et qui fût un immense coup de coeur immédiat ! Un morceau d’une beauté incroyable, d’une rare pureté et à l’émotion qui me prend aux tripes.
Artiste aux talents multiples (il est également peintre et photographe), Piers Faccini a sorti son sixième album I dreamed an island en octobre dernier. Après avoir exploré dans ses précédents albums la relation entre un songwriting anglophone et les rythmes africains, il poursuit un travail en chanson et en texte, entamé depuis ces deux dernières années, inspiré de la danse étroite et intime qui se livre entre Occident et Orient. Dans ce nouvel opus il entremêle popfolk anglaise et sonorités orientales et j’aime décidément de plus en plus de savant mélange des genres !
« Quand j’écris mes chansons, j’ai l’impression d’appartenir à un pays imaginaire ou un genre de no-man’s land. Attiré tant par le folk britannique que par la musique africaine, sans oublier toutes les langues et les couleurs de la Méditerranée, les chansons sont pour moi des vaisseaux spatiaux aux multiples voix ou tout simplement des carnets de voyages. »
Folk singer anglais d’origine italienne, on note, dans son style musical et sa voix, une « évidente affinité » avec Léonard Cohen.
J’aimerais beaucoup le voir sur scène (et je l’ai raté à quelques jours près à côté de chez moi, argh !)

 

Bonne écoute !

*le/la premier(e) qui réussit à prononcer ce mot a gagné 😉

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