7 romans pour se mettre dans l’ambiance de Noël

7 romans pour se mettre dans l’ambiance de Noël

Quoi de mieux qu’un bon livre pour se mettre dans l’ambiance des fêtes ?
Cette année, j’ai eu envie de partager avec vous les 7 livres de Noël que j’ai lus et aimés.
J’ai déjà parlé de ces livres sur ces pages mais j’ai pensé qu’un article dédié était de rigueur en cette période de magie.

Le secret de Noël d’Anne Perry

Lorsque le jeune Dominic Corde et sa femme Clarice arrivent à Cottisham, un charmant village de la campagne anglaise, pour remplacer Mr. Wynter, le pasteur, pendant la période de Noël, ils ont immédiatement le sentiment d’avoir découvert le lieu de leurs rêves. La beauté du paysage, l’accueil chaleureux des habitants, le confort du presbytère, tout les incite à se réjouir de ce séjour… jusqu’à la découverte du cadavre de Mr. Wynter dans la cave de leur maison. Le médecin conclut à une mort accidentelle mais Clarice, alertée par d’étranges indices, n’y croit pas une seconde. Qui a pu tuer un homme aimé de tous? Obstinée et courageuse, plus soucieuse d’écouter sa conscience que de se plier aux bonnes manières de la société victorienne, Clarice entreprend de percer les secrets les mieux cachés de ses adorables voisins.

Mon avis

Voici mon premier roman tiré de ma PAL de Noël 2011 et mon premier Anne Perry, reine du polar victorien.
Et vous savez à quoi m’a fait penser ce roman ? Aux téléfilms qui passent l’après-midi à la télévision en cette saison. Vous savez ce genre de téléfilm que l’on regarde enroulé dans un plaid avec un thé ou un chocolat chaud dans les mains, en grignotant quelques sablés. Ce n’est pas très intellectuel mais cela reflète assez bien l’ambiance des fêtes, on regarde cela sans se prendre la tête, juste pour le plaisir. Et bien ce roman c’est exactement ça ! L’histoire n’est pas bien compliquée, le suspens juste assez intense pour avoir envie de tourner les pages mais surtout, il laisse flotter dans l’air l’esprit de noël. Certes il est question ici d’un pasteur mais en réalité l’aspect religieux est moindre. Chaque scène est très bien décrite et l’on sentirait presque le froid nous transpercer tant Anne Perry le décrit à la perfection.
Les personnages sont tous très attachants et véhiculent des valeurs des plus charitables. Un bon petit roman de saison mêlant à la fois suspens et bons sentiments.

Quelques extraits

  • Soyez prudente, Mrs Corde. Il y a dans ce village de la méchanceté là où vous n’iriez pas l’imaginer.
  • Un visage avenant peut facilement tromper. Certains paraissent plus inoffensifs qu’ils ne le sont en réalité.

Un noël de rêve de Glenn Beck

Noël approche. Avec son lot d’étoiles dans les yeux, d’odeurs de pancakes… Cette année, Eddie l’aura, son vélo rouge. Il y croit dur comme fer. Même si la chasse aux cadeaux n’a rien donné, les jours précédents. Même si sa mère, qui l’élève seule, peine à joindre les deux bouts. Il n’a pas la vie facile, Eddie. Ce vélo, il l’a bien mérité. Ce vélo qu’il n’aura pas… A la place, sous le sapin, trône un pull-over moche, tricoté à la main. On est capricieux à 12 ans. Égoïste. Destructeur. Il faudra au jeune adolescent l’expérience d’une nuit cauchemardesque, interminable, pour redécouvrir l’amour de sa famille, cette joie qui sauve de tout. La véritable magie de Noël…

Mon avis

Après Anne Perry, place ici à une histoire beaucoup plus contemporaine mais aussi beaucoup plus triste.
Je ne m’attendais à cela d’ailleurs car à en croire le titre je pensais avoir affaire à une histoire tout ce qu’il y a de plus marshmallow sur Noël. Et bien pas du tout.
Ce livre raconte l’histoire d’Eddie, un jeune garçon à qui la vie ne fait pas de cadeau. Orphelin de père, il vit avec sa maman qui tente tant bien que mal de joindre les deux bouts. Pas facile lorsque l’on est veuve…Et difficile de pouvoir répondre aux attentes de son enfant pour Noël lorsque les comptes sont au plus bas.
Ce livre nous rappelle que le plus important à Noël ce n’est pas le nombre, ni le prix ni la taille des cadeaux que l’on reçoit mais que c’est avant tout une fête familiale et que chaque geste compte.
Ce livre m’a rappelé certains noël, lorsque ma maman et moi vivions toutes les deux, non pas que j’ai manqué de quoique ce soit bien au contraire mais plutôt qu’à cette époque là, je ne me rendais peut-être pas compte de tous les sacrifices que ma mère faisait pour moi. Je le sais aujourd’hui et ne lui en suis que plus reconnaissante. C’est vrai que l’on est capricieux à 12 ans mais parfois, il suffit d’un mauvais rêve pour réaliser à quel point les gens nous aiment.
Ce roman raconte une belle histoire, qui m’aura mis les larmes aux yeux à certains moments et j’en retiendrais cette belle leçon même si quelques petites choses m’ont un peu dérangée. Notamment l’aspect religieux, qui certes fait partie de Noël (avant que Coca Cola n’invente le gros barbu c’était avant tout la naissance de Jésus, ne l’oublions pas) mais j’ai eu parfois l’impression de me retrouver dans un épisode des Routes du Paradis (vous savez, avec Michael Landon…). J’ai trouvé la compassion un peu forcée et le passage de la tempête trop long.
Le personnage d’Eddie est toutefois très attachant et l’on a vraiment envie qu’il s’en sorte et ses grands parents sont adorables. J’avais presque l’impression d’être dans leur ferme avec eux.
Un joli livre pour Noël même s’il ne fera pas partie de mes préférés.

Quelques extraits

  • La plupart du temps, on est tellement focalisé sur ce qu’on croit vouloir qu’on ne voit pas à quel point on est déjà heureux […]. C’est quand on oublie ses problèmes et qu’on aide les autres à oublier les leurs qu’on se rend compte de ce que l’on a vraiment.
  • Tu ne vis pas dans le présent, Eddie, tu vis dans le passé. La vie est ici pour qu’on la moule et qu’on lui donne la forme qu’on souhaite, mais toi, tu as fait exactement le contraire ; tu as laissé la vie te mouler et te donner forme. Tu ne sais pas qui tu es vraiment parce que, pour l’instant, tu n’es personne. A l’intérieur, tu es vide.
  • Peut-être que les gens sont mal à l’aise face au silence. Ce dernier vous pousse à réfléchir et vous fait prendre conscience que les problèmes ne sont pas toujours causés par une tierce personne.
  • On est tous composés de deux parties, une qui pense et l’autre qui ressent. D’ordinaire, les deux fonctionnent de concert et tout se passe bien, mais parfois la vie nous envoie un coup dur et une partie prend le dessus sur l’autre.

Mélanie © Alittlepieceof

 

Smilla et l’amour de la neige de Peter Høeg

Peu avant Noël, à Copenhague, un garçon groenlandais de six ans se tue en tombant du toit d’un immeuble. Accident, conclut la police. Tel n’est pas l’avis de Smilla Jaspersen. Elle connaît l’enfant. Et, surtout, elle  “connaît” la neige : de son enfance à Thulé, elle a gardé une perception et un amour aigus des espaces vierges. En dépit du silence dont certains entourent l’affaire, Smilla décide de conduire sa propre enquête. Le point de départ de ses recherches : Copenhague, son aboutissement : Gela Alta, île de la côte ouest du Groenland, d’où un mystérieux équipage doit partir dans quelques jours, à destination de l’Arctique …

Mon avis

Mon avis sur ce livre est assez mitigé. Il m’a semblé long et très opaque à de très nombreuses reprises alors que certains passages m’ont littéralement engloutie. Étrange sensation…
Peut-être n’ai-je pas réussi à sonder le personnage froid et très particulier de Smilla. Cette femme est restée pour moi, du début à la fin, une étrangère. A aucun moment je n’ai compris ses choix, ses réactions. Il faut dire que son amour des formules mathématiques m’a refroidie (je déteste les maths, et surtout, je n’y comprends rien).
J’ai trouvé certaines descriptions de l’auteur trop longues et au début de l’histoire, cette façon de passer du présent au passé sans aucune transition, m’a complètement déstabilisée.
Toutefois, j’ai aimé découvrir certains aspects (assez revendicatifs) du Groenland, terre qui m’est totalement méconnue, et notamment tous les mots qui caractérisent la neige selon son aspect. On comprend bien les rapports complexes qui lient le Danemark au Groenland dans ce livre et cela m’a donné envie d’en savoir un peu plus sur le sujet.
Je n’ai pas très bien compris non plus pourquoi l’auteur malmenait tant son personnage principal. La pauvre Smilla, toute gringalette qu’elle est, en prend plein la poire. A se demander comment elle tient encore debout !
Smilla et l’amour de la neige est un thriller militant dont certains aspects m’ont plus mais qui m’a semblé trop tortueux et qui manque cruellement d’une fin. A croire que l’auteur, en ne sachant pas comment se dépêtrer de cette histoire sans dessus dessous a lui-même baissé les bras.

Quelques extraits

  • Un enfant qui naît est un évènement merveilleux, une étoile, une aurore boréale, une colonne d’énergie dressée dans l’univers.
  • Ce qu’il y a de triste avec la mort, ce n’est pas qu’elle modifie le futur mais qu’elle nous laisse seul avec nos souvenirs
  • Ce que j’éprouve dans la solitude, d’autres le ressentent dans la paix d’une église : c’est la lumière de la grâce. Jamais je ne referme la porte derrière moi sans être consciente d’exécuter un acte de charité à mon profit.
  • Il ne faut jamais concevoir un déplacement comme un simple trajet d’un point à l’autre. Dans l’idéal, il faudrait savourer chaque promenade comme si c’était la dernière. Et se remettre en mémoire cet excellent précepte chaque fois que l’on se surprend à bâcler quelque chose.
  • Il gèle, un extraordinaire -18° ; il neige et, dans la langue qui n’est plus la mienne, cette neige est qanik – de gros cristaux planent presque en apesanteur, s’amoncellent sur le sol et le recouvrent d’une couche de gelée blanche et poudreuse.
Mélanie © Alittlepieceof

Sauver Noël de Romain Sardou

Londres, hiver 1554. Gloria Pickwick, gouvernante d’un respectable lord, considère d’un œil très suspicieux l’arrivée de leur nouveau voisin. Qui est vraiment cet étrange baron Ahriman ? Mille rumeurs courent à son sujet. Parfois, une diligence conduit des gens chez lui… et on ne les revoit jamais ! Arrive le 24 décembre. Tous les enfants se couchent en rêvant au lendemain. Mais le Père Noël ne vient pas. Aucun cadeau au pied des sapins illuminés. Une maison, et une seule, fait la fête ce jour-là… Celle du sinistre baron. C’en est trop pour Gloria, qui prend l’affaire en main. Harold, un petit garçon futé, s’engage à ses côtés, avec des renforts insolites : des lutins, une fée, des oies douées de parole. L’objectif de cette drôle de troupe : sauver Noël ! Si c’est encore possible…

Mon avis :

Le voilà ! LE conte de Noël ! Mon coup de cœur pour cette veille de réveillon ! Il est fort ce Romain et peut se vanter d’être le digne héritier du style Dickens, car tout y est ! Londres, le froid, la magie,  l’enfance, tout ! J’aime sa façon de tourner les phrases, de toujours s’adresser au lecteur comme s’il était dans la même pièce que les protagonistes.
Sauver Noël est un peu la suite de Une Seconde avant Noël (car on y retrouve certains personnages et surtout l’intrigue se passe l’année d’après.
Cette fois, les enfants attendent le Père Noël de pied ferme mais celui-ci ne viendra pas car le diable a fait son grand retour sur la terre et compte bien y répandre le malheur.
Il faudra beaucoup de courage à notre héroïne, Gloria pour venir à bout de ce malotru et sauver Noël !
Ce livre c’est un mélange de Marry Poppins, d’un chant de Noël et de tous ces contes qui rendent cette période de l’année si unique.
Les personnages y sont terriblement attachants, les lieux absolument fantastiques et l’ambiance, noëlesque à souhait.
A lire et à relire sans modération !

Quelques extraits

  • Sois heureuse, ma petite. C’est important. Les gens heureux ne font pas de mal autour d’eux.
  • Lorsque les hommes n’observeront plus les étoiles du firmament, ils auront perdu un peu de ce qui constitue leur âme.
  • Gloria n’avait perdu que six ou sept kilos mais, pour elle, c’était rejoindre la cohorte des silhouettes maladives qui fleurissaient tant dans la société des jeunes filles londoniennes.
  • Mais aujourd’hui ? Nous, nous sommes réduits à l’état de marionnettes. Nous perpétuons des traditions sans plus rien savoir de leur signification, nous avons rompu le lien avec nos ancêtres en échange d’un dérisoire confort matériel qui n’honore personne.

 

L’Arche de Noël et autres contes de Romain Sardou

Londres, hiver 1858. Amory, un garçon de huit ans, porte des seaux d’eau à travers les rues glacées. Pour survivre,
l’orphelin doit assurer l’entretien des abreuvoirs dans un quartier élégant de la capitale. Le soir, Amory se réfugie dans les combles d’un Club très select. Là, il a chaud, il se sent en sécurité, il peut sommeiller en écoutant les conversations des lords et des baronnets… Un jour pourtant, des éclats de voix le réveillent. Intrigué, l’enfant observe la scène: un brave homme,
brandissant un grimoire auquel il semble attacher le plus grand prix, subit les invectives des notables déchaînés. Le sujet: les fées, les lutins, tous les êtres magiques, et leur subite disparition, mille ans plus tôt… Ainsi commence l’Arche de Noël. Suivent Les petites espérances de Duane Reilly, où l’on découvre les mésaventures d’un petit Irlandais qui voit en tout le bon côté des choses; Noël à Coldbath Fields, où un certain Barnabas Witham, victime d’une erreur judiciaire, apprend que le hasard porte parfois une barbe blanche et une houppelande rouge; La Fessée
du père Noël, où nous est révélée la biographie inédite du Père Fouettard…

Mon avis

L’arche de Noël et autres contes reste dans le même esprit de “Sauver Noël”. L’on retrouve d’ailleurs dans ce court ouvrage des éléments communs avec celui-ci.
Comme toujours la majorité des contes se passent en Angleterre, sauf le dernier qui nous emmène en Allemagne. C’est d’ailleurs celui que j’ai préféré. On y apprend comment le Père Noël est devenu ce qu’il est, et ce de façon très drôle.
4 contes plein de magie, de bons sentiments, de personnages attachants, à lire en regardant tomber la neige.

Quelques extraits

  • Il y a deux manières de gagner sa vie : la bonne et la mauvaise. Sache-le tout de suite, la mauvaise, c’est la bonne, et la bonne, c’est la mauvaise.
  • Ce père Noël qui faisait tant la joie de ses trois enfants, Barnabas n’y croyait plus, pas plus qu’il ne croyait en la Justice, en la reine Victoria, en Charles Dickens, en Jésus-Christ ou en Dieu le père.
Mélanie © Alittlepieceof

Un chant de Noël : Histoire de fantômes pour Noël de Charles Dickens

«Le brouillard et le froid continuaient de croître. Un froid vif, pénétrant, cuisant. […] Le possesseur d’un jeune et maigre nez, grignoté et mâchonné par le froid comme les os sont rongés par les chiens, se baissa devant le trou de serrure de Scrooge pour le régaler d’un chant de Noël…» «J’ai tenté, à travers ce petit livre plein de fantômes, de donner forme à une Idée qui ne doit en aucun cas fâcher mes lecteurs, ni les monter les uns contre les autres, ou contre la saison, ou contre moi-même. Qu’elle hante agréablement leurs maisons, et que personne ne souhaite jamais la faire disparaître.» Charles Dickens
Écrit à la suite d’un voyage à Manchester, où Charles Dickens, visionnaire au grand coeur, avait défendu l’éducation comme moyen de lutte contre la pauvreté, Un chant de Noël préfigure les premières réformes pour humaniser le travail dans l’Angleterre industrielle de la reine Victoria. L’histoire de Scrooge, vieil avare grincheux et solitaire que trois fantômes vont convertir, la nuit de Noël, à la gentillesse et à la bonne humeur, continue de séduire petits et grands depuis sa parution en 1843. Drôle et émouvant à la fois, ce conte renoue pour notre plus grand plaisir avec le mythe du paradis terrestre.

Mon avis :

Mon préféré ! Lu et relu et rererelu des dizaines de fois, à tel point que le livre est tout abîmé, c’est mon livre de Noël préféré. J’ai d’abord vu le film animé, là aussi, des dizaines de fois ( nous le regardions à chaque Noël lorsque mon fils était petit) avant de lire le roman. J’aime d’ailleurs autant le dessin animé que le livre. Cette histoire est parfaite de bout en bout. Du suspens, un peu de peur, de l’émotion, une jolie morale à la fin. Cela change des histoires à l’eau de rose souvent mises en mots sur le thème de Noël. Dickens est très fort pour conter de belles et intelligentes histoires, des histoires dans lesquelles on aime haïr les personnages pour finalement s’attacher à eux. C’est un conte avec une belle morale, une dénonciation de la richesse aveugle, cupide et inhumaine face à la lutte contre la pauvreté. C’est magnifiquement écrit et traduit.
Sans oublier l’ambiance du Londres du 19ème parfaitement retranscrite et qui participe à la magie de ce récit intemporel et indispensable !

Quelques extraits :

  • Voilà bien l’impartialité du monde ! dit-il. Il n’y a rien qu’il traite plus durement que la pauvreté ; et il n’y a rien qu’il condamne avec autant de sévérité que la poursuite de la richesse.
  • Ne soyez pas de mauvaise humeur, mon oncle !
    Et comment ne pas l’être ? Qu’est-ce que Noël si ce n’est un jour où vous vous trouvez plus vieux d’une année et pas plus riche d’une heure ?
  • Par une heureuse, juste et noble compensation des choses d’ici-bas, si la maladie et le chagrin sont contagieux, il n’y a rien qui le soit plus irrésistiblement aussi que le rire et la bonne humeur.
  • Vous avez sacrifié toutes vos espérances à celle d’échapper un jour à son mépris sordide. J’ai vu vos plus nobles aspirations disparaître une à une, jusqu’à ce que la passion dominante, le lucre, vous ait absorbé.

Lettres du Père Noël de J.R.R. Tolkien

Plus connu pour ses travaux universitaires et pour l’invention de la Terre du Milieu, J.R.R. Tolkien est aussi un formidable auteur de contes pour enfants. Comme Bilbo le Hobbit et Roverandom, les Lettres du Père Noël ont d’abord été destinées à ses trois fils et à sa fille, auxquels, chaque année, entre 1920 et 1943, Tolkien a écrit une lettre (parfois deux) prétendument envoyée du Pôle Nord par le Père Noël ou l’Ours Polaire.
Ces trente lettres (dont quinze traduites pour la première fois, dans cette édition revue et augmentée) forment un récit très prenant des aventures du Père Noël et de l’Ours du Pôle Nord, et de leurs démêlés avec les gobelins, qui plaira aux enfants, à leurs parents, et surprendra plus d’un amoureux de Tolkien.

Mon avis :

Vous saviez vous que Tolkien avait écrit des contes pour enfants ? Moi non ! Je l’avoue d’ailleurs, Tolkien manque terriblement à ma culture générale en matière de littérature. Pourtant j’ai été élevée par une de ses plus grandes fan…Shame on me !
J’ai lu ce recueil de lettres le jour même de Noël il y a de cela quelques années et vraiment quel plaisir !
C’est incroyable que pendant toutes ces années, Tolkien se soit fait passer pour le Père Noël auprès de ses enfants, leur faisant vivre à travers ses lettres un récit se poursuivant sur des dizaines d’années, le tout agrémenté par de superbes dessins. Allant même jusqu’à inventer une écriture propre au grand homme en rouge !
On retrouve là l’imagination fertile de l’auteur mais aussi et surtout, on y découvre l’amour incommensurable d’un père pour ses enfants.
J’ai trouvé ce recueil extrêmement touchant et j’aime imaginer ce qu’ont pu ressentir ses enfants en grandissant en comprenant qui était derrière ces courriers que petits, ils attendaient avec tant d’impatience.
Un livre précieux à partager avec vos enfants, neveux, nièces, frères, soeurs, amis, parents.

Quelques extraits

  • Le nombre d’enfants qui restent en contact avec moi semble diminuer : je suppose que c’est à cause de cette horrible guerre, que les choses s’arrangeront j’imagine quand ce sera fini, et que je serai plus occupé que jamais. Mais de nos jours, le nombre de gens qui ont perdu leur maison ou l’ont quittée est effroyable ; la moitié du monde paraît se trouver au mauvais endroit. (22 décembre 1941)
  • Maison de la Falaise,
    Sommet du monde,
    près du Pôle Nord
    Lundi 20 décembre 1926 Mes chers garçons, Je tremble plus que d’habitude, cette année. C’est la faute de l’Ours du Pôle Nord ! ça a été la plus grosse explosion du monde et le feu d’artifice le plus monstrueux qui ait jamais existé. Le Pôle Nord est devenu NOIR, et les étoiles en ont perdu leur place, la lune s’est brisée en quatre – et l’Homme qui y vit est tombé dans mon jardin, derrière la maison. Il a mangé bon nombre de mes chocolats de Noël avant de déclarer qu’il se sentait mieux, puis remonta réparer la lune et remettre de l’ordre dans les étoiles.
  • Je dois partir maintenant; c’est une belle et douce nuit et j’ai des milliers de kilomètres à parcourir avant le matin – il y a tant à faire.
    Un baiser froid du
    Père Nicolas Noël.
    (lettre du 24 décembre 1923)
Mélanie © Alittlepieceof

Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah McCoy

Allemagne, 1944. Malgré les restrictions, les pâtisseries fument à la boulangerie Schmidt. Entre ses parents patriotes, sa sœur volontaire au Lebensborn et son prétendant haut placé dans l’armée nazie, la jeune Elsie, 16 ans, vit de cannelle et d’insouciance. Jusqu’à cette nuit de Noël, où vient toquer à sa porte un petit garçon juif, échappé des camps …
Soixante ans plus tard, au Texas, la journaliste Reba Adams passe devant la vitrine d’une pâtisserie allemande, celle d’Elsie …
Et le reportage qu’elle prépare n’est rien en comparaison de la leçon de vie qu’elle s’apprête à recevoir.

Mon avis

C’est un livre à côté duquel je serais probablement passée si l’une d’entre vous ne me l’avait pas conseillé (merci !) Je n’avais d’ailleurs pas spécialement prévu de lire de roman de Noël cette année mais allez savoir pourquoi je me suis laissée tenter (le titre peut-être…une histoire de cannelle ne peut foncièrement pas être une mauvaise histoire !).
Je partais malgré tout avec plein d’aprioris (idiots) pensant à tort que je m’ennuierais en le lisant (la guerre, encore la guerre…). Que nenni ! Si je n’avais pas été si crevée je l’aurais volontairement dévoré en quelques soirées. Ce qui m’a beaucoup plu dans ce roman, c’est que l’intrigue se passe à plusieurs niveaux, concernent plusieurs personnages et que tout s’imbrique vraiment très bien. Il y a Reba, qui vit au Texas, en 2007 et il y a Elsie qui raconte sa jeunesse en Allemagne durant la guerre. A priori toutes deux n’avaient aucune raison de se rencontrer mais la vie en a décidé autrement. Le récit passe d’une époque à l’autre, d’un continent à l’autre ne laissant jamais l’opportunité au lecteur de voir le temps passer.
La description des pains et gâteaux allemands a fait saliver la gourmande que je suis plus d’une fois, les difficultés rencontrées par Elsie et sa famille durant la guerre m’ont émue et l’histoire de Reba ajoute un petit soupçon de “comédie romantique” sans tomber dans la niaiserie.
Car au fond il y a la question de l’immigration et du racisme, derrière tout ça.

Quelques extraits

  • Personne n’est bon ou mauvais par naissance, nationalité ou religion. Au fond de nous, nous sommes tous maîtres et esclaves, riches et pauvres, parfaits et imparfaits.
  • En Allemagne, je me souviens des juifs sans rien à manger, mon pére essayant de faire tourner notre boulangerie avec une tasse de sucre par semaine. Des Noëls froids. Si froids qu’on pouvait geler sur place. Des soldats ivres en uniforme de laine. Des marques de bottes sales sur la neige. Des familles incapables de se réunir et des secrets qui n’avaient rien à voir avec Saint- Nicolas, les rennes ou la magie…
  • C’est un trop gros travail pour toi ou pour moi. Il faut arrêter d’avoir peur des ombres et accepter que le monde est fait de teintes de gris, de lumière et de ténèbres. On ne peut pas avoir l’un sans l’autre.
  • Les gens se languissent souvent de choses qui n’existent pas ; de choses qui ont été, mais ne sont plus.
  • Je ne me suis jamais laissé impressionner par les grandes démonstrations de romantisme. L’amour est dans les petites choses, les attentions quotidiennes, la gentillesse et le pardon.
  • Tout ce que je peux avouer, c’est que j’aime mes bébés ! L’association n’approuve pas que les mères fassent preuve de possessivité maternelle concernant les enfants de la patrie, mais je ne peux taire mes sentiments. Ils étaient en moi pendant neuf mois, pas dans le ventre du Führer !

***

J’ai failli me laisser tenter par le dernier Anne Perry qui se passe en Sicile mais j’ai lu de très mauvaises critiques qui m’ont bien refroidies !

Avez-vous des lectures de Noël à me conseiller ?

 

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