Séance ciné de la semaine, avec du Tarantino dedans

Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

Sincèrement, les western c’est vraiment pas le genre de film après lequel je cours, mais si c’est Tarantino qui s’y colle alors là, c’est différent. Le maitre du 7ème art voulait rendre hommage au genre et à ses plus grandes idoles comme Sergio Leone et le pari est réussi !
On retrouve tous les codes du western spaghetti avec toutefois une touche de modernité apportée par la réalisation de Tarantino.
Les scènes de violence et les scènes sanglante sont à la hauteur de sa réputation. Ca gicle dans tous les sens. C’est d’ailleurs toujours très étonnant pour moi de tant aimer ces films alors que je ne supporte pas la violence et ce genre de scène habituellement. Avec Tarantino, cela en devient presque libérateur, sans pour autant que je prenne plaisir à les regarder, je crois que je les vois comme ils les filment, de façon exagérée, ce qui leur enlève toute cruauté à mes yeux. Et puis bon, c’est sa marque de fabrique….Là où la violence est plus difficile à supporter ce sont dans les bruitages, et les cris des esclaves torturés m’ont réellement fait me tordre sur mon siège.
Le casting est grandiose. Christoph Waltz est absolument génial, il m’épate à chaque fois ! Malgré son rôle de nazi traqueur de juifs je l’avais trouvé époustouflant dans Inglurious bastard. Ici il devient un chasseur de primes déguisé en dentiste dont l’élégance, la culture et l’accent germanique sont à l’origine de plusieurs des meilleurs moments du film ! Son duo avec Django, campé par un Jamie Fox plus que convainquant (ce regard !!!!!!), est parfait ! Et que dire de Leonardo Dicaprio ? plus il vieillit plus il prend de charisme ! On arriverait presque à le trouver sympathique dans son rôle d’esclavagiste tant son personnage prend tout avec sourire et désinvolture. Oh et puis j’ai adoré que le réalisateur joue dans son propre film, même quelques instants.
La BO du film lui colle à la peau et j’ai beaucoup aimé les incursions plus modernes ci et là. Du Ennio Morricone, du James Brown, du Johnny Cash….à (ré)écouter rien que pour le plaisir !!!! Gros coup de coeur pour « I’m a man » des Blackstrobe !!!
J’ai également trouvé certains plans sont superbes, tarantino joue avec la lumière, les ombres, c’est magnifique.
L’histoire en elle même ne m’a pas spécialement semblé marquante , on reste dans l’histoire de vengeance assez classique mais cela reste du bon Tarantino assez jubilatoire à voir !
Je serais curieuse de voir l’original pour comparer.



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