OUF, l’année scolaire est terminée, et c’est un immense soulagement pour moi.
Je savoure ce changement de rythme qui fait qu’au boulot c’est devenu très très calme et qu’à la maison aussi, le temps semble s’étirer plus lentement. Nos activités aux uns et aux autres sont en pause jusqu’au mois de septembre et rend nos semaines beaucoup plus calmes, les mecs de la maison sont en vacances pour deux mois et s’il me faut toujours un petit temps d’adaptation pour accepter que eux peuvent profiter de la maison, se reposer pendant que moi je suis obligée de continuer à me rendre au bureau, cela rend également le quotidien plus doux.
L’une des principales conséquences de tout cela c’est que j’ai retrouvé le sommeil et que je dors (presque) comme un bébé. Après 6 mois d’insomnie, c’est un bonheur incommensurable.

Morphée où es-tu ?

Avant toute chose, et avant même de chercher une solution, si votre sommeil est perturbé vous devez en chercher la cause.
Pour moi, les insomnies ont un seul et unique élément, que je connais très bien : le stress !
La première fois que j’ai été confrontée à cela c’était l’année de mon baccalauréat (ça remonte !). Moi qui avait toujours très bien dormi, j’ai eu de très gros problèmes de sommeil à quelques mois des épreuves. Pourtant je ne me « sentais » pas stressée mais mon corps lui me faisait comprendre le contraire. Une fois le bac en poche tout est redevenu normal.
Je suis également très sensible aux changements (hormonaux, climatiques, environnementaux…) et à la lune.
Pendant ma grossesse par exemple je dormais comme un loir, plus de 10h par nuit en plus de très longues sieste en journée. Une vraie marmotte ! Pendant mon cycle je fais des cauchemars terribles. Très sensible, donc.
Malheureusement c’est principalement de manière négative que les changements influent sur ma qualité de sommeil. Si certaines études ont beau montrer que la pleine lune n’a aucune incidence sur le sommeil je peux vous assurer que pour moi c’est synonyme de deux ou trois nuits sans sommeil, chaque mois. Et ce n ‘est même pas psychosomatique puisque bien souvent je me rends compte que c’est la pleine lune parce que je dors mal et non l’inverse.
Cette année (scolaire) aura été pour moi très difficile, vous l’aurez compris, je vous en ai déjà touché deux mots et c’est principalement mon sommeil qui a trinqué. Mais qui dit problème de sommeil dit conséquences sur tout le reste. Des heures et des heures avant de m’endormir, de longues nuits sans sommeil, des nuits très agitées… je n’avais jamais aussi mal dormi de ma vie !
Or, le sommeil est une phase indispensable de récupération physique et psychique.
Ces 6 derniers mois ont été un véritable enfer pour moi et m’ont conduit à un burn out en bonne et due forme. Tout cela uniquement à cause du stress provoqué par mon boulot.

Mes solutions pour mieux dormir

Beaucoup de choses coulent de source, comme le fait de ne pas manger trop lourd ou trop riche le soir (pour moi, c’est simple, un gros dîner ou un resto le soir et vous pouvez être sûr que je passe une nuit de M****), éviter les excitants (un simple coca pris à 16h et je peux rester éveiller jusqu’à 4h du mat’ !), pas d’activités sportives après une certaine heure (c’est ce qui m’a fait arrêter les sports cardio à 21h !), une bonne literie (il serait temps que je change la mienne d’ailleurs !), une chambre accueillante et dépouillée, une tisane relaxante ou digestive (mais pas trop tard sinon c’est votre vessie qui vous empêchera de fermer l’oeil), pas d’écran avant le coucher (télé, pc, portable…) etc etc etc
Mais d’autres petites choses sont à prendre en compte :

  • Respecter ses besoins ! Je suis une grosse dormeuse, pas de bol ! Moins de 8h de sommeil et la journée s’annonce plus que difficile pour moi. L’idéal étant que je dorme 9h pour être en pleine forme. Pas facile lorsque l’on veut un minimum de vie professionnelle, familiale et sociale sans pouvoir faire de grasse matinée même les week-end (le moindre rayon de lumière ou le moindre bruit me réveille le matin, pas de bol bis !)
    J’ai pendant longtemps été à l’encontre mes besoins physiologiques pour faire plaisir et/ou parce que l’on me faisait comprendre que je n’étais pas « normale » d’avoir besoin d’autant de sommeil et de devoir me coucher avec les poules. Aujourd’hui les choses ont changé, principalement parce que je sais ce dont j’ai besoin et que je fais beaucoup plus attention à mon bien-être qu’avant. Et puis aussi parce que je vis avec quelqu’un d’extrêmement compréhensif et qui, même s’il n’a pas le même rythme de sommeil que moi sait qu’il est important de s’écouter. Si j’ai besoin de me coucher tôt il le respecte sans jamais me le reprocher. Ceci dit, nous sommes plutôt des couche-tôt, nous préférons bien souvent aller nous coucher « avec les poules » pour bouquiner plutôt que de se tenir éveillé parce que la norme sociale le voudrait. Pour moi lire a toujours été un très bon somnifère. C’est très gênant pour terminer un bouquin mais plutôt bénéfique pour mon bien-être 🙂
  • L’Acupuncture. L’acupuncture peut traiter un problème de sommeil passager, mais elle peut également apporter un réel soutien pour éviter les insomnies à répétition et cela a même été scientifiquement prouvé. Pour moi ça a réellement très bien fonctionné. Il faut plusieurs séances (une dizaine en moyenne), réalisées de manière régulière (1 fois/semaine puis 1/tous les 15 jours) pour de réels bénéfices.
    En cas de réveils nocturnes, par exemple, l’acupuncteur va « remettre les pendules à l’heure », en rééquilibrant la circulation de l’énergie (le chi) dans le corps qui évolue selon l’horloge biologique. Ainsi par exemple, si vous vous réveillez régulièrement vers 2 heures, l’acupuncteur traitera le méridien du foie. En fonction de la saison, du vécu de la personne, le spécialiste activera d’autres endroits. Intéressant, non ?
  • Le yoga. Je ne vais pas vous mentir, je prends rarement le temps de faire une séance relaxante le soir, je suis plutôt une yogi du matin. J’ai pendant une semaine réussi à prendre 30 à 45 minutes pour moi en fin de journée lorsque vraiment j’étais au bout du rouleau mais n’ai pas réussi à maintenir le rythme. Pourtant faire une séance de yoga le soir, même si elle ne dure que 10 minutes permet à l’esprit de moins vagabonder, au corps de se ressourcer. Un petit truc que je fais désormais tous les soirs et qui fonctionne très, très bien et que j’ai « piqué » au yoga c’est de mettre les jambes en l’air. C’est tout bête mais cela délasse énormément ! Je m’allonge sur mon lit (ça marche aussi au sol mais c’est moins confortable), les fesses le plus près possible de la tête de lit (le mur pour moi en fait !) puis je place mes jambes le long du mur (ou de la tête de lit donc). Je reste ainsi quelques minutes, jusqu’à ce que je sente mes jambes s’alléger. Ça marche très bien en lisant !
  • Avoir une activité physique. Quelle qu’elle soit. Cette année j’ai arrêté toutes mes activités physiques un peu cardio alors que pendant des années j’ai fais des heures de zumba, aérobic, footing par semaine. Je me suis très vite rendue compte qu’il y avait un manque. Non seulement j’ai perdu énormément de muscles (et gagné en bourrelets ah ah -_-) mais surtout je me suis aperçue que je n’arrivais pas à évacuer le stress ! Le yoga me procure énormément de bien-être mais… il me manque quelque chose de plus physique, qui me vide la tête de manière immédiate. Depuis que j’ai débuté la marche active (je vous en reparlerais) je me sens beaucoup mieux, plus tonique dans mon corps mais plus zen aussi dans ma tête. A voir si cela fonctionnera toujours avec le rythme infernal qui reprendra à la rentrée !
  • Les aides extérieures. Je suis absolument contre les somnifères ! J’ai toujours refusé catégoriquement d’en prendre malgré les insistances de mon médecin traitant et me suis toujours tournée vers des alternatives naturelles. Et même ça, j’ai bien souvent du mal à les prendre (je suis un peu médicamentophobe je crois). J’ai tout de même testé plusieurs choses qui se sont avérées très efficaces pour moi. Il faut dire aussi que compte tenu de ma morphologie (petit gabarit) et du fait que je ne prends quasiment jamais de médicaments (j’ai la chance d’être en bonne santé), la moindre molécule a sur moi un effet boeuf ! Je ne ferais pas de publicité pour tel ou tel produit mais j’ai testé un extrait homéopathique à base de valériane qui fonctionne si bien sur moi qu’en ne prenant que la moitié de la dose prescrite non seulement je dors mieux mais j’ai beaucoup de difficultés à me réveiller (mauvais point !), j’ai aussi testé la mélatonine, l’hormone du sommeil que l’on trouve désormais sous forme de pastille ou cachets et qui ne présenterait pas de phénomène d’accoutumance et qui m’a bien aidé dans la pire période pour réussir tant bien que mal à m’endormir. Ce sont des produits que je n’utilise qu’à très faible dose, de manière très très très ponctuelles lorsque les autres solutions ne fonctionnent vraiment pas.
    Encore une fois, faites attention à vous, avant de vous tourner vers tel ou tel produit consultez votre médecin ou votre pharmacien, écoutez votre corps et votre tête, la solution est peut-être plus psychologique que physiologique.

Je suis vraiment bien heureuse d’avoir retrouvé le sommeil même si je paye encore les méfaits des ces mois d’insomnies. Je suis encore à ce jour complètement crevée mais j’ai bon espoir que l’été m’apporte un vrai repos bien mérité. Je sais pourtant que cet équilibre reste précaire et que la qualité de mon sommeil s’avère très irrégulière. J’espère pouvoir remédier à cela et surtout, ne pas retomber dans la spirale infernale des insomnie à la rentrée scolaire (qui s’annonce déjà plus qu’éreintante).

Et vous, quels sont vos « trucs » pour bien dormir ?

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