Un mois sans Instagram

Un mois sans Instagram

Mon amie Justine vient de passer un mois sans téléphone portable, elle vous livre d’ailleurs son retour d’expérience sur son blog.
De mon côté, j’ai volontairement désinstallé Instagram de mon smartphone, il y a pile un mois.
Le 15 avril 2020 à 4h du mat’, en prise avec l’une des pires insomnies de ma vie, j’ai supprimé l’application.
Vous allez peut-être me dire « oui, et alors ? » et quelle est le rapport avec mon insomnie ? Attendez, j’y viens.
Il est évident que l’on peut vivre sans Instagram, sans même aucun réseau dit social, et même, sans smartphone. Mais ce qui me donne envie de publier cet article c’est plus de partage d’expérience, qui va bien au delà de la simple utilisation d’une application mobile. Parce que désinstaller Instagram est le résultat d’une réflexion bien plus profonde, qui dépasse de loin le fait de partager des photos sur les réseaux et qui remet en question ma façon de communiquer avec les autres.

En réalité il n’est pas tant question de réseaux sociaux dans cet article que de développement personnel.

Retour sur un mois sans Instagram (mais beaucoup, beaucoup, beaucoup d’introspection)

Confinement et Introspection

Je m’interroge (beaucoup, sur énormément de sujet, à pu près tout le temps ^_^). Je sur-analyse à peu près tout en réalité.  C’est comme ça. Cela fait partie de qui je suis. Le confinement n’a fait que révéler ce trait ce caractère, pas toujours pour mon plus grand plaisir.

Si le premier mois de confinement a été pour moi idyllique dans sa majeur partie, lorsque la date du déconfinement a été annoncée j’ai très vite déchanté. Parce que cette annonce a eu pour moi un effet boomerang. Se déconfiner, ok mais pour retrouver quoi ? Reprendre la vie là où nous l’avions laissée ? Recommencer comme avant ? C’était pour moi, à ce moment-là, totalement inconcevable. Inimaginable. Je voulais que trop de choses changent.

Comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, le confinement a été pour de très nombreuses personnes, dont je fais partie, l’occasion d’une réelle et très intense introspection. Plus ou moins enfermés chez soi, sans obligations ni rythme à suivre, si ce n’est celui d’écouter son propre souffle, cela a provoqué des vagues. Forcément.
Et quiconque a déjà pris le temps d’observer ce qui se passe en lui sait que l’on y trouve pas que des trésors. Il faut accepter de mettre le doigt là où ça fait mal, sur les parts d’ombres, sur les blessures, sur les trucs non réglés. Fabrice Luchini en a parlé bien mieux que moi il y a quelques semaines sur France Inter.

« C’est normal d’aller plus mal pendant le confinement, on est constamment confronté à soi et c’est jamais gai ! » Fabrice Luchini

Le premier mois de confinement m’a apporté son lot de trésors.

Le deuxième son lot d’obscurité.

Il m’était alors très difficile, voir impossible de regarder ces ombres en face tout en continuant à communiquer comme je le faisait avant. D’où une volontaire prise de distance, d’où la désinstallation d’Instagram, mais aussi d’autres applications dites sociales de mon téléphone.
Pour mieux me retrouver, mieux écouter, penser et réfléchir.

« à notre époque de sollicitations effrénées et de connexions forcenées, notre lien à nous-mêmes reste souvent en friche.
Intériorités abandonnées… Les extériorités sont plus faciles, et plus balisées. Alors que l’expérience méditative est souvent une terre sans sentiers. » Christophe André

Hyper communication

Parce qu’il faut bien reconnaître que nous vivons dans une société de l’hyper communication et que cela laisse assez peu le loisir de se poser des questions, de s’observer, de se poser.
Regardez juste quelques instants avec combien de personnes vous communiquez et par combien de moyens de communication vous passez pour cela, chaque jour.

  • les sms
  • les appels
  • les conversations whatsapp
  • les groupes de conversations whatsapp
  • les groupes de conversations facebook
  • les mails perso
  • les mails pro
  • les publications facebook
  • les publication Instagram
  • les messages privés Instagram
  • les stories

N’en jetez plus, la coupe est pleine !

Trop pleine.

Pour moi c’est trop, beaucoup trop. Pourtant, on ne peut pas dire que j’ai énormément de famille ni beaucoup d’amis. La qualité avant la quantité 🙂
Mais tout ce brouahaha m’épuise au plus haut point. J’en ai presque le tournis.

Il y a quelques années j’ai supprimé mon compte Twitter exactement pour les raisons exposées plus haut. Ces modes de communication qui veulent que l’on montre tout ou presque de ce que l’on fait, de ce que l’on pense, qui veulent que tout soit commenté, et donc jugé, qui prône la réaction immédiate, l’avis, le pour ou le contre. La réaction plutôt que l’action. Je n’en peux plus. Je n’en veux plus.

J’ai d’ailleurs écrit un article il y a trois mois qui explique pourquoi ce blog va fermer ses portes (je n’ai pas encore décidé quand). Et cela va exactement dans le même  sens que ce que j’expose aujourd’hui.

Je ne veux plus de ces modes de communication.

Je ne veux plus de cette multiplication de mode de communication.

Je veux choisir ce que je partage, comment je le partage et avec qui je le partage, en toute conscience.

« Comme le dit Tiziano Terzani : « Aujourd’hui, nous sommes énormément sollicités, si bien que notre mental n’est jamais en paix. Le bruit de la télévision, le son de la radio dans la voiture, le téléphone qui sonne, le panneau publicitaire sur l’autobus qui passe juste devant. On n’arrive pas à avoir de pensées longues. Nos pensées sont courtes. Nos pensées sont courtes parce que nous sommes très souvent interrompus ». Nos pensées sont courtes et pas toujours tournées vers le dedans, mais comme enfermées dehors par le tumulte et le chatoiement de ce monde factice. Elles sont hors de nous ; elles finissent par ne plus être nos propres pensées, mais juste des contenus mentaux stéréotypés venus de l’extérieur, échos de ce monde sans âme. » Christophe André

Communiquer où je veux et quand je veux

Je n’ai jamais été une grande adepte du téléphone. La sonnerie du téléphone m’apparait comme la plus grande des emmerdeuse possible. Comme si la personne qui essayait de vous joindre se tenait à vos côté et vous pointait l’index dans les côtes en vous disant « hé, hé, hé décroche, hé décroche, hé mais décroche !!!! »
Vous ne pouvez jamais choisir quand ce maudit téléphone va sonner ni combien de temps la conversation va durer. Je déteste ça ! Cette intrusion dans mon intimité, dans mon quotidien. Je déteste vraiment ça.
J’ai toujours milles fois mieux à faire que de parler deux heures au téléphone ! C’est pour cela d’ailleurs que certaines personnes qui me connaissent bien ne m’appelle jamais et attendent que je les contacte (ou pas). Pour cela aussi que la plupart du temps je ne réponds pas au téléphone (il est rarement près de moi d’ailleurs) et que je rappelle plus tard, quand j’ai décidé que j’avais envie de parler.
J’aime beaucoup la citation ci-dessous qui reflète assez bien ma pensée.

Le téléphone n’autorise ni les échanges de regards ni les fous rires. Après avoir exprimé une nouvelle fois nos prétendues excuses et nos hypocrites regrets, nous mîmes fin à la conversation et je raccrochai le récepteur en me disant que le téléphone devrait être exclusivement réservé aux transactions d’affaires. Barbara Pym – Des femmes remarquables

J’ai longtemps été une grande adepte de l’écrit. Ça l’est toujours mais dans une moindre mesure (j’y reviendrais d’ailleurs), avec beaucoup plus de parcimonie.
Désormais je préfère mille fois un sms qui me demande comment je vais, ou un appel de quelques minutes pour me donner quelques nouvelles ou encore une photo envoyée à mon intention sur mon téléphone, qu’un mail, un message sur une messagerie quelquonque ou que de voir ce qui se passe dans la vie de mes proches à travers le prisme d’une photo publiée à la vue de centaines de followers. Là encore, la qualité plutôt que la quantité.

Les personnes qui ont mes coordonnées personnelles, ont sues, ces dernières semaines prendre des nouvelles si elles le souhaitaient, hors de tout réseau social. Et cela m’a suffit. Les échanges que j’ai pu avoir avec ces personnes ont été de bien meilleure qualité.

Dépendance émotionnelle et réseaux sociaux

Durant cette période et même si j’ai continué à utiliser certains réseaux, uniquement via mon ordinateur et plus via mon téléphone, je me suis énormément interrogée sur mon utilisation de ces outils, sur mon usage des réseaux sociaux, et plus encore sur mon rapport aux autres.

La découverte d’un podcast sur les émotions (dont je reparlerais plus longuement ultérieurement) est tombé à pic pour m’aider dans cette démarche.

Je me suis pris une sacrée claque en mettant des mots sur certains de mes maux, notamment la dépendance émotionnelle. Si vous me lisez depuis un moment vous le savez, je suis hypersensible et hyper émotive. Je ne vais pas revenir sur les symptômes qui sont les miens (chaque hypersensible le vit différemment, il me semble bon de le rappeler), cet article en parle déjà bien assez. Ce dont j’ai pris conscience dernièrement c’est qu’au delà de cette sensibilité qui fait partie de moi, et que j’assume, ce que je vis beaucoup moins bien s’apparente à une dépendance émotionnelle.

Partant de ce constat, autant vous dire que l’utilisation d’un réseau social apparait totalement contre productif pour tenter de mettre en lumière cette dépendance et surtout s’en sortir !

Comment se délester de ce besoin d’être aimée, appréciée, acceptée à tout prix, se débarrasser de cette peur maladive du jugement, même de celles et ceux que j’aime le plus tout en continuant à publier des photos de mon quotidien, aussi infime que cela représente de la réalité ? Telle a été l’une des questions à laquelle j’ai tenté de répondre ces dernières semaines.

Plus encore je me suis interrogée sur ce que représente pour moi l’utilisation des réseaux sociaux, et même ce blog.

  • Qu’ai-je envie de partager ?
  • Avec qui ?
  • Quelles en sont les conséquences ?
  • Qu’est-ce que je recherche en partageant telle ou telle chose ?
  • N’est-ce pas pour obtenir une approbation, une reconnaissance que je suis au fond la seule à pouvoir me donner ?
  • N’est-ce pas nourrir mes pires travers que de continuer à exposer mes émotions comme je le fais justement dans cet article ou dans mes publications d’humeurs sur Instagram ?
  • Qu’est-ce que cela dit de moi ?
  • En quoi cela pet-il être intéressant ou utile aux autres ?
  • A quoi ai-je envie d’être confrontée ?
  • Quels sont les personnes ou les marques que j’ai vraiment envie de suivre ?
  • Qu’est-ce que cela m’apporte ?
  • Est-ce positif  ou négatif ?

Peut-être allez vous vous dire que punaise je me prends vraiment BEAUCOUP TROP la tête. C’est peut-être vrai, mais c’est ainsi, c’est de cette manière que je fonctionne et je vous demande de le respecter. Personne ne vous oblige à lire mon blabla 🙂

« Le disque dur de notre conscience est encombré de trop de choses inutiles. » Christophe André

Pour vivre heureux, vivons (dé)connectés

Je ne suis déjà pas quelqu’un de très connectée à la base et je le revendique. Mon téléphone reste éteint plusieurs heures par jour, je ne l’utilise jamais dans ma chambre à coucher, je l’éteint systématiquement vers 21h, je ne l’allume le matin que lorsque cela m’est utile, j’ai déjà passé plusieurs jours sans l’allumer et je ne l’utilise finalement que relativement peu si l’on compare aux usages communs.

Durant cette période j’ai dû me connecter moins d’une dizaine de fois à l’application Instagram, toujours via mon ordinateur et non via mon téléphone ne me donnant accès qu’à une version très limitée.
La raison à cela : c’était l’unique moyen de suivre les méditations live auxquelles j’ai participé tous les soirs et je n’avais pas envie de les manquer. Je prenais soin de couper les commentaires dès que je me connectais puis je fermais les yeux pendant toute la pratique pour la vivre pleinement, seule.

J’ai également effectué un grooooos tri dans mes abonnements. J’ai supprimé plus de 150 abonnements de mon feed. Si vous n’en faites plus partie, ne le prenez pas personnellement, je vous suis probablement par un autre moyen (il y en a tellement) ou c’est que nous n’avions finalement pas tant d’atomes crochus que cela. J’aimerais d’ailleurs n’avoir plus que 100 abonnements au total mais il y a certains comptes que j’ai encore du mal à supprimer.

Pour le reste, je n’ai consulté quasiment aucun compte, aucune photo, absolument aucune story.
Est-ce que cela me manque ? clairement, non.
Est-ce que j’ai l’impression d’avoir raté un truc ? Absolument pas.

Je n’ai publié aucune photo, aucune story.
Est-ce que cela me manque ? cela a pu arriver parfois. Mais l’envie est vite passée en me posant pour répondre aux quelques questions cités ci-dessus.
Je n’ai pas envie que ce blog ou mon compte Instagram soit un journal intime, encore moins un exutoire à mes émotions comme il a pu l’être parfois ou même une sorte de vitrine sur la prétendue vie de rêve que je peux avoir (j’adore ma vie et elle me convient très bien comme elle est mais Instagram, nous le savons tous, a cet effet pervers qui peut vite s’apparenter au jeu de « qui a la plus grosse », surtout avec des personnes qui manquent de confiance en elle comme moi.)

C’est pourquoi je n’ai rien publié depuis un mois. Je n’ai plus du tout envie de jouer à ce jeu là.
J’ai tout de même quelques petites choses à partager avec vous mais rien ne presse, cela viendra en temps voulu. Je n’ai de toute façon jamais été adepte de la publication spontanée, je crois que vous aviez compris. Je prends toujours beaucoup de temps avant de publier un contenu. Il peut se passer plusieurs semaines entre le moment où j’écris un article, ou prends une photo et le moment où je le/la publie.
Par contre je n’ai jamais autant écrit que ces deux derniers mois mais pas sur le blog, pas sur Instagram. Pour moi, juste pour moi.

J’adore publier des photos, rendre mon feed le plus joli possible, avant tout parce que cela me plait, me fait du bien, m’apporte de la joie. Cela est et doit rester un loisir et rien d’autre.
Seulement ce n’est pas si simple que cela lorsque vous n’êtes pas au clair dans vos rapports aux autres.

Ce serait très simpliste de penser que les rapports que l’on entretient sur les réseaux sociaux ne sont pas le reflet de nos relations avec nos proches.
Je n’ai jamais compris, par exemple, pourquoi l’une de mes amies très proche ne like ni ne commenté quasiment jamais mes publications. C’est son droit le plus total mais malgré tout cela a pu me blesser dans le passé.
Qu’est-ce que cela prouve de notre relation ? Pourquoi est-ce si important pour moi qu’elle montre de l’intérêt pour ce que je publie ? Est-ce vraiment important au final ?
Plus largement pourquoi lorsque je vois certaines publications je ressens une petite pointe de jalousie alors que je déteste ce sentiment et que je n’ai absolument rien à envier à qui que ce soit ? Qu’est-ce que cela montre de moi ? Quelle blessure cela révèle ? réveille ?

« Il y a des moments où mieux vaut ne rien dire. Il faut alors accepter de traverser la réalité différemment : ressentir, éprouver. » Christophe André

« Puissance du silence et de son cousin, le calme.Qui n’est pas l’absence de bruits mais de paroles inutiles, d’interventions artificielles.Le silence et le calme nous permettent ainsi d’entendre et d’écouter toutes les musiques de la vie. » Christophe André

Les réseaux sociaux, miroir de nos relations à l’autre

La raison pour laquelle je me suis volontairement éloignée des réseaux sociaux est celle-là. Parce que je m’interroge sur les relations que j’entretiens avec les autres.

Je suis heureuse, vraiment très heureuse même. Je possède tout ce dont j’ai besoin pour mon bien-être. Fort heureusement introspection ne rime pas avec dépression lol
Pourtant il y a cette petite boule d’angoisse qui se présente parfois, cette petite pointe de sentiment désagréable que j’aimerais voir disparaître ou en tout cas réussi à apprivoiser. Alors qu’au fond il suffit simplement de l’accepter, de l’observer, de lui demander ce qu’elle veut me dire.

Parce qu’au fond, tout ce que je ressens est normal. Tout simplement parce que je suis humaine.

Et surtout, j’ai le pouvoir de choisir comment ressentir les choses. De manière positive ou négative. Je peux décider de ne pas réagir, de ne pas répondre, de voir les choses sous un autre aspect qui m’est plus favorable, voir même ne rien en penser. Et c’est ce vers quoi je souhaite tendre aujourd’hui. Ne plus laissé certaines personnes me culpabiliser alors que je n’ai rien à me reprocher, ne plus réagir mais choisir d’agir, réussir à faire comprendre aux autres que tout ce que je dis ou fait, je ne le fait que pour moi et uniquement pour moi. Si certaines personnes ne comprennent pas, je n’y peux en réalité absolument rien.

“Personne ne peut vous diminuer sans que vous y consentiez.” Eléanor Roosevelt

Mais avant cela il faut réussir à identifier les mécanismes qu’engendre les échanges que l’on peut avoir avec les autres.
Pourquoi certaines conversations me touchent plus que d’autres ? Pourquoi suis-je encore blessée par une phrase que l’on m’a dit il y a plus de quinze ans ? Pourquoi je suis angoissée avant de voir certaines personnes pourtant proches de moi ? Pourquoi suis-je vidée et triste après avoir dîné avec untel/unetelle ? Qui m’apporte de la joie ? A qui j’offre le meilleur de moi ? Qui m’écoute et m’entend vraiment ? Qui me pompe mon énergie malgré tout l’amour que je lui porte ? Qui m’aime sans jamais me juger ni me jauger, sans jamais me critiquer même de manière détournée ? Sans jamais tenter de me culpabiliser ? Quels sont ces comportements que je ne supporte plus chez les autres ? Quel effet miroir cela reflète t-il de mon propre comportement ? Suis-je à la hauteur de ce que j’attends des autres ? Pourquoi est-ce que je me sens toujours coupable lorsque quelqu’un va mal alors que je n’y suis pour rien ? Pourquoi suis-je tant impactée par les émotions des autres ? Pourquoi ai-je tendance à faire passer le bien-être des autres avant le mien ?

C’est un très très très long cheminement qui m’attend pour tenter de répondre à mes nombreuses questions. Prendre de la distance avec les réseaux sociaux n’était qu’une première toute petite pierre à l’édifice.
Mon but : devenir indépendante émotionnellement (je vous invite vivement à écouter le podcast ci-dessous qui l’explique très bien)

***

Pour terminer j’ai envie de partager un texte d’Aurore Widmer, publié quelques jours avant que je ne désinstalle Instagram de mon téléphone et débute cette grosse remise en question. C’est fou comme son texte tombait à pic ! Je le relis depuis très souvent pour me rappeler que mon cheminement est le bon et que cela finira par porter ses fruits.

 » Lorsque je porte un regard éclairé sur mes relations, l’Autre est une porte qui me mène vers Moi. Il est un grand enseignant et un magnifique miroir.
Plus j’ouvre mon coeur et je deviens autonome,
Et plus ces relations peuvent être un berceau d’évolution,
Mais aussi de Joie et d’Amour véritable.

Je peux ainsi apprendre que :

– Je ne peux être aimé(e) de tous
– Certains êtres ne sont destinés qu’à être de passage
– Tout personne entrée dans ma vie un jour me quittera
– Je dois parfois faire de la place pour que d’autres êtres entrent dans ma vie
– Mes relations se transforment au fur et à mesure que je me métamorphose
– Je ne peux pas faire changer l’autre mais je peux l’inspirer
– Nous n’avons aucune obligation l’un envers l’autre
– Être déçu(e) signifie avoir des attentes
– Si je maintiens un lien par peur d’être rejeté(e) il s’agit d’une emprise inconsciente
– Lorsque l’Autre me juge c’est qu’il ne s’autorise pas à incarner ce que j’incarne
– Lorsqu’un jugement m’atteint c’est qu’une part de moi le pense Vrai, je peux ainsi transformer ma croyance
– Je ne peux demander à l’Autre de combler ce que je dois apprendre à nourrir par moi-même
– Plus je me sens Un(e) par moi-même et plus je peux accueillir un être à mes côtés sans avoir peur d’être abandonné(e)
– Je ne peux que réagir en fonction de mes blessures non guéries
– La Victime nourrit le Bourreau et le Sauveur
– Nous n’avons pas tous la même façon d’aimer
– La Compassion et l’Acceptation sont toujours les clés
– L’Attachement, la Jalousie, le Sacrifice et l’Exigence ne sont pas de l’Amour
– Dans un lien authentique, mes besoins peuvent être entendus et accueillis
– Lorsque j’aime véritablement j’ai envie de nourrir naturellement les besoins de l’Autre
– Lorsque je me relie à toutes mes parts, alors je peux accueillir avec empathie toutes les parts de l’Autre
– Je peux Aimer si je m’aime « 

J’espère que de votre côté vous allez bien.

Prenez soin de vous.



2 thoughts on “Un mois sans Instagram”

  • Quel article intéressant et hyper complet! Je comprends tellement ce besoin de déconnecter et de vivre sans tout ça. Comme tu le dis, notre utilisation des réseaux en révèle beaucoup sur nous-mêmes et si je suis tout à fait honnête, j’ai eu honte parfois, lors de ma déconnexion, de ressentir l’envie d’y aller, alors que j’avais déjà tout ce qu’il faut à la maison. D’autant, que, comme tu le dis si bien, si on cumule toutes les applis et tous les moyens de communication, il y en a tellement! Et au final, c’est trop, ça explose! Une même personne peut te contacter par sms, téléphone, t’appeler via Whatsapp, t’envoyer une vidéo sur Whatsapp, une photo sur Insta… STOP!

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    • Merci beaucoup Justine, ton commentaire me va droit au coeur. C’est le genre d’article que j’hésite toujours à publier, de peur qu’il ne soit mal interprété. Je suis heureuse que tu ai compris ma démarche et que nous puissions échanger sur le sujet. Je crois que nos points de vue se rejoignent énormément au sujet des réseaux sociaux et plus largement des échanges. Je t’embrasse

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