Blog éclectique

Et toi, qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?

Et toi, qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?

J’ai cet article dans la tête depuis des mois sans arriver à me décider à coucher les mots sur le clavier. Et si je le fais désormais, c’est parce que, parfois, avoir un blog est un bon exutoire et coucher les mots par écrit a un effet salvateur.
Ce sur quoi je vais me confier à vous aujourd’hui c’est : mon boulot !
Car ma vie professionnelle est probablement le point de ma vie sur lequel je suis le moins en accord, qui me cause le plus de doutes et de désarroi et j’avais envie de partager mon expérience, mes réflexions sur ce sujet avec vous.
A cette question : Et toi qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? Je n’ai jamais vraiment su répondre.

Mais au fait c’est quoi mon job ?

Si vous me rencontrez aujourd’hui et me demandez ce que je fais dans la vie, la première réponse qui me vient en tête c’est : Je travaille dans une mairie.
On est d’accord, ça ne veut pas dire grand chose.
D’autant que pour beaucoup, « travailler dans une mairie » est synonyme de fainéantise, de journées à boire des cafés avec ses collègues en se moquant de ces pauvres employés du privé qui croulent sous les dossiers et en se demandant quand est-ce que l’on va bien pouvoir faire notre prochaine grève parce qu’il n’y a plus de sucre dans le placard de la cuisine.
Je caricature mais on en entend des vertes et des pas mûres sur les fonctionnaires et croyez-moi elles sont loin d’être représentatives de la réalité. Il y a dans les entreprises comme dans les collectivités locales des gens qui bossent et des gens qui glandent.
Bref… si je vous dis que je bosse dans une mairie, ça ne vous dira rien (à moins d’y travailler vous aussi) et si en plus je vous dis que je n’ai ni fiche ni intitulé de poste, vous comprendrez mieux encore ma difficulté à vous expliquer ce à quoi je passe mes journées.

Plusieurs d’entre vous, d’ailleurs, m’ont posé la question, ne comprenant pas trop pourquoi un coup je parlais d’enfants, puis de transports, de l’autre pourquoi je bosse certains week-ends et jours fériés etc. etc…

Une vocation, quelle vocation ?

Comme beaucoup d’entre vous, j’en suis certaine, ma vie professionnelle n’a jamais été une évidence. Au lycée lors des choix d’orientation j’étais complètement désemparée. Et c’est grâce à l’aide d’une conseillère d’orientation que j’ai finalement choisi la filière dans laquelle j’ai passé mon BAC pourtant loin de mes rêves de petites filles.
J’avoue, j’admire celles et ceux qui ont toujours su ce qu’ils voulaient faire et surtout, y sont parvenus.

Moi, lorsque j’étais enfant,  je voulais devenir psychologue ! Comme beaucoup je reproduisais le milieu socioprofessionnel dans lequel je grandissais. J’ai grandi avec une maman éducatrice spécialisée et un beau papa psychologue… forcément….
Seulement, arrivée au Lycée, je me suis complètement désintéressée des études. Mes grands projets de Bac L et de cursus en psycho m’ont semblé une montagne que je ne parviendrais pas à gravir. Non par manque de capacité (j’ai fait la quasi totalité de ma scolarité avec les compliments ou les félicitations) mais parce que je voulais aller vite, très vite. Je voulais être adulte, indépendante, avoir mon appart, mes propres revenus et… devenir maman.
Je sais, vu d’ici cela parait complètement idiot, dommageable, du gâchis et j’en passe…mais merci de faire preuve de tolérance, chacun fait des choix, à chacun de les assumer. J’assume pleinement les miens et ne les regrette nullement.
Et puis, quand je vois autour de moi, tous ces exemples de femmes qui ont réussi sans forcément avoir un schéma de vie « classique » je me dis pourquoi pas moi ?
Je pense notamment à l’une de mes collègues, qui a eu son 1er enfant à 20 ans, comme moi, qui a débuté tout en bas de l’échelle, comme moi et qui aujourd’hui est Directrice d’une bibliothèque. What Else ?!

Ma mère, elle, me rêvait dans de très longues études et peut-être ai-je voulu aussi me rebeller contre elle en arrêtant tout.
Oui, car après le bac (obtenu avec mention) j’ai tout arrêté. Je suis allée passer le concours d’admission aux écoles d’Éducatrice de Jeunes Enfants (car de psychologue mon projet s’était affiné vers ce choix) les mains dans les poches, sans avoir ouvert le moindre bouquin, juste histoire de ne pas décevoir ma famille totalement, histoire de leur faire croire que j’avais « essayé » mais au fond de moi le choix était fait depuis longtemps. J’ai tout arrêté.
A cette époque-là, il était encore possible avec un peu de volonté, de décrocher un job avec simplement le Bac en poche. J’avais déjà quelques années d’expérience dans l’animation en centre de loisirs, mon avenir ne m’inquiétait absolument pas.
A cette époque j’ai réalisé mon rêve, je me suis « sauvée » à plus de 900 km du cocon familial, dans un petit village perdu au fin fond de l’Ariège et j’ai fait ce que mon corps et mon cœur me réclamait depuis déjà longtemps, un bébé. Le plus beau et important projet de toute ma vie, voulu du plus profond de mes tripes, sans aucun regret à aucun moment. Être maman jeune, c’était un choix, j’étais prête, à tous points de vue.
J’ai probablement fait les choses à l’envers vu de l’extérieur, mon choix peut sembler complètement irraisonné mais s’il y a bien quelque chose que je ne suis pas, c’est inconsciente. Je suis quelqu’un de réfléchi, qui pèse le pour et le contre avant de prendre des décisions.
Je vivais à l’époque avec le père de mon fils, un peu plus âgé que moi, il avait un métier stable, nous avions des revenus, nous avions un toit, mon fils n’a jamais manqué de rien.
C’est lorsque la séparation a eu lieu que les choses se sont en quelque sorte accélérées car élever seule un enfant c’est avant tout avoir un revenu !

Travailler pour vivre ou vivre pour travailler ?

Et c’est là que la fameuse question  » Qu’est-ce que tu veux faire ?  » est revenue sur le tapis !
Et toujours pas de réponse en vue…
Ma chance ? connaitre les filières de l’orientation professionnelle grâce au travail de ma mère et avoir accès aux emplois aidés (Emploi Jeune à l’époque) compte tenu de mon âge (21 ans).
Voilà comment je me suis retrouvée employée dans une mairie, moi qui ne connaissais absolument rien au fonctionnement de l’administration française.
Cet emploi jeune même s’il n’a pas été simple tous les jours (coucou le chef complètement barge et inhumain qui ne s’occupait pas du tout de moi alors qu’il était censé être mon formateur !!!!) m’a permis de me former à un métier. A deux métiers même : webmaster et médiatrice d’Internet.
Vous ne savez pas ce que cela veut dire ? Ne vous en faites pas, c’est normal. Ça ne veut pas dire grand chose ! En gros, cela englobe la mise à jour de sites Internet, l’animation d’Espaces Numériques et la formation à Internet et aux technologies associées à tout public (du bout de chou à la mamie).
Faisant partie du service communication de la mairie dans laquelle je travaillais (et travaille toujours), j’ai aussi été amenée à travailler en collaboration avec le Chargé de Communication et à l’assister dans ses tâches.
Je me suis battue pendant les 5 années qu’a duré cet emploi jeune pour reprendre des études en parallèle et être titularisée fonctionnaire territoriale.
J’ai ainsi passé un Diplôme Universitaire à distance que j’ai obtenu avec mention et j’ai préparé une Licence professionnelle que je n’ai malheureusement pas pu valider pour des raisons techniques indépendantes de ma volonté.

Je sais ce que vous vous dites, comme ça sur le papier (ok l’écran) cela semble plutôt pas mal comme boulot… sauf que j’y ai consacré 10 ans et que malheureusement j’avais un chef tortionnaire qui m’a volontairement mise de côté, mise au placard comme on dit, qui m’a démotivée, laissé penser que je ne valais rien, qui a bloqué toutes mes tentatives d’évoluer, de me former.
Pourquoi je n’ai pas changé ? Parce que ma priorité c’était mon fils et durant toute sa petite enfance je n’avais que 2 priorités : avoir un revenu me permettant de l’élever et un emploi du temps et une proximité géographique me permettant de m’occuper de lui pleinement. Pouvoir débarquer chez la nounou au moindre souci (mon fils a eu pas mal de gros soucis digestifs étant petit et il était régulier que sa nounou m’appelle à l’aide tant il souffrait et me réclamait plusieurs fois dans la journée), aller le chercher pas trop tard, l’emmener à l’école le matin….le reste je m’en foutais !
Peu importe d’avoir un chef qui m’a mise au placard, un job qui ne me donnait vraiment pas envie de me lever le matin… mon fils était heureux et c’est tout ce qui comptait.

Mais désormais il est grand mon bébé et bientôt autonome et je crois que le temps est venu pour moi de penser à moi, y compris professionnellement parlant.
Il y a un peu plus de deux ans, un évènement auquel je ne m’attendais absolument pas est venu bousculer l’ordre établi, pour mon plus grand soulagement.
On m’a alors proposé de remplacer une collègue absente de longue durée sur un poste n’ayant plus rien à voir avec la communication ou Internet…j’ai nommé l’Enfance !

Retour à mes premiers amours !

Tiens, tiens… l’Enfance… ce à quoi j’aspirais lorsque j’étais ado !
Et surtout, pour la première fois depuis que je suis entrée dans cette collectivité je me suis sentie considérée. On reconnaissait enfin que j’avais des compétences, que je pouvais prendre des initiatives et on me demandait d’être force de proposition. Cela m’a donné des ailes, un élan fou et je me suis investie à 200% sur ce nouveau poste.
C’était il y a 2 ans et demi, et le souci, c’est que j’ai tellement montré que j’en voulais qu’aujourd’hui je croule sous les dossiers qui n’ont rien à voir les uns avec les autres et cela part dans tous les sens. Sans fiche de poste il m’est impossible de recadrer mes responsables lorsqu’ils me demandent de m’occuper d’un dossier qui n’a rien à voir avec mon poste.

Comme je le disais au début, si vous me demandiez ce que je fais dans la vie je serais bien incapable de vous le dire, encore aujourd’hui !
Mon poste se compose à la louche de 60% d’administratif et 40% d’animation on va dire. Je passe du coq à l’âne toutes les 5 minutes, je travaille certains soirs et de plus en plus les week-ends et les jours fériés en heures supplémentaires. Bien souvent je ne sais plus où donner de la tête et je m’épuise.
Car ce rythme ne me permet pas de pouvoir gérer les dossiers pleinement, en prenant le temps nécessaire, tout se fait dans l’urgence et contrairement à ce que j’avais cru au début je ne dois surtout prendre aucune initiative. Je dois attendre sagement que l’on me dise quoi faire et parfois, comme on ne me dit rien je suis coincée. Ah les joies de la politique…. Car oui, travailler dans une mairie c’est avant tout devoir s’adapter à la politique menée par l’équipe municipale et croyez-moi c’est loin d’être rose tous les jours !
Travailler avec des enfants représente également une fatigue nerveuse que l’on sous-estime et croyez-moi, je tire mon chapeau aux institutrices. Je suis entourée d’enfants tous les après-midis et croyez-moi, c’est éreintant. Pourtant je les aime, vraiment, et le fait que mon fils soit grand m’apporte une expérience face aux plus jeunes mais ils m’épuisent, ils me prennent toute mon énergie.

Ma vie personnelle en pâtit et mon bien-être encore plus car j’ai très souvent le sentiment de n’avoir le temps de rien, il y a des périodes où je ne suis quasiment jamais chez moi ou en coup de vent…
Bref j’oscille sans cesse entre stress et lassitude. Mais le stress prend le dessus et manque de bol, on m’en rajoute, encore et encore…
Si certains pensent que les fonctionnaires n’en foutent pas une, vraiment je les invite à venir travailler dans une mairie pendant une semaine ou un mois et on en reparlera.

Quand le corps et la tête disent pause

Bref aujourd’hui, à 35 ans, je me retrouve épuisée, lessivée par un job que je n’ai encore une fois pas choisi et je me pose énormément de questions sur mon avenir. Je n’en suis pas au Burn Out, loin de là, bien heureusement, car je suis quelqu’un qui prend grand soin de son bien-être en essayant d’équilibrer les moments de repos avec les sorties, les amis, la famille…Il y a des fois où c’est plus difficile évidemment comme pour tout le monde (vous avez remarqué comme bien souvent TOUT arrive en même temps ?). Il n’y a pas si longtemps que ça, j’ai préféré refuser une invitation chez mon meilleur pote pour pouvoir avoir une journée, une seule, tranquille, chez moi. Parce que j’en ressentais le besoin.
Évidemment aussi je suis loin, très très très loin d’être à plaindre compte tenu des courbes du chômage. J’ai un boulot !
Mais depuis l’été dernier c’est flagrant, à chaques vacances scolaires j’arrive quasiment au point de non retour, dans un état de fatigue physique et nerveuse difficile à gérer et plus d’une fois je me suis retrouvée en larmes au moment de partir bosser un énième samedi ou un énième dimanche après une semaine déjà plus que remplie. Pas parce que je n’aime pas ce que je fais (il y a des jours avec et des jours sans c’est certain) mais parce que le rythme qui m’est imposé m’épuise.
C’est évidemment question de tempérament, de gestion du stress, de personnalité… certain(e)s ont très probablement des emplois du temps bien plus chargés que le mien et le vivent très bien. La question n’est pas de comparer mais bien de ressenti personnel.
Moi, j’ai besoin d’énormément de sommeil, de moment de repos réguliers, de moments de solitude pour me sentir bien. Passer ma vie au boulot, avoir des responsabilités, un plan de carrière, des heures à rallonge, un trajet et des horaires à n’en plus finir ce n’est pas fait pour moi. Ma vie personnelle a toujours été ma priorité.
La solution serait évidemment de travailler à temps partiel mais financièrement c’est tout bonnement impossible, calcul à l’appui ! Et ce malgré le fait que nous fassions déjà très attention à nos dépenses.

Le temps du changement ?

L’été dernier j’ai donc débuté une réelle introspection sur ce que représente pour moi mon travail, ce que je veux, ce que je ne veux pas.
La première de mes conclusions est que je n’ai pas à me plaindre. Vraiment.
Déjà j’ai un boulot, et un salaire qui tombe tous les mois et c’est un luxe que beaucoup de chômeurs aimeraient avoir de nos jours.
Ensuite, mon poste aussi foutraque soit-il est tout de même relativement gratifiant et intéressant. Ok il y a des fois où vraiment ils me font tous méga chier mais là aussi, cela pourrait être bien pire !
Je travaille à 10 minutes à pied de chez moi, ça aussi, c’est un luxe inouï.
Je ne suis donc absolument pas à plaindre mais après bientôt 14 ans dans cet environnement je ressens aujourd’hui l’envie d’évoluer.

Évoluer oui, mais comment ?

J’ai commencé à regarder les offres d’emploi il y a plusieurs mois. Je me suis jetée à l’eau sans trop prendre le temps de la réflexion et j’ai postulé pour 3 offres hors fonction publique (dans le privé quoi) et paf 3 cv envoyés, 3 entretiens. Cela n’a rien donné de plus compte tenu de ma non disponibilité immédiate mais cela m’a fait un bien fou. Oui j’ai des compétences, oui je peux me « vendre » !
Du coup, à la rentrée scolaire, j’ai multiplié les envois de CV mais dans la fonction publique cette fois et là… grosse claque, zéro réponse !
De quoi se poser de sacrées questions…
Ne serait-je pas faite pour l’administration ? (j’avoue ça me donne de l’urticaire ce fonctionnement tellement protocolaire, moi qui ne le suis absolument pas)

C’est en discutant régulièrement de tout cela avec un proche et avec mon amoureux (qui est d’un soutien sans faille) que je me suis dis que ce serait bête de quitter la Fonction Publique.
Je suis mal payée, c’est certain (regardez les salaires des catégorie C, on est pas loin du SMIC !) c’est une usine à gaz, je le reconnais, mais j’ai un boulot stable et ça c’est très important pour moi. J’ai un enfant à élever, ses études à financer dans quelques années seulement, son permis aussi… un crédit immobilier désormais…je ne peux pas prendre le risque de tenter ma chance dans le privé.
J’avoue que mon rêve en réalité est très éloigné de tout ça et j’admire infiniment celles et ceux qui parviennent à tout plaquer pour aller vivre de leur passion, de leurs envies, quel qu’elles soient. Je ne crois pas avoir encore assez de courage pour cela.

J’ai donc décidé de rester fonctionnaire mais après 10 ans sans rien demander à mon administration il est grand temps que je pense à moi.
J’ai donc décidé de passer quelques concours, histoire de tenter de ne pas rester figée. Devenir enfin maitre de la situation.
Prendre en main ma carrière (argh que je déteste ce mot !!!)

Je réfléchis également à une éventuelle reprise d’études mais là encore ma réflexion sur le sujet n’est pas totalement arrêtée car je n’ai toujours aucune réponse à la question : qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?
J’ai demandé un bilan de compétences, il m’a été refusé. Je n’y aurait droit qu’en 2017.
J’ai fait des demandes de formations, elles ont été acceptées. Manque de bol pas de session cette année. Retour à la case départ !
Bien des domaines m’intéressent… l’environnement et la culture en tête.
Le tout est de trouver comment les intégrer à ma vie professionnelle actuelle ?
Soit en me formant, soit en trouvant une mutation dans un secteur proche et un domaine qui me plaise (c’est pas gagné !)

Je ne baisse pas les bras, c’est MAINTENANT que je dois faire ces démarches. Je garde l’envie, je poursuis mon petit cheminement et je sais que cela portera ses fruits, un jour.

En attendant, me voilà à préparer un concours administratif auquel je ne comprends pas grand chose. J’ai un peu l’impression de revenir 20 ans en arrière dans mes cours d’éducation civique… Que c’était chiant ! Mais c’est un bon exercice. Je me sens maitre du jeu, pour une fois ! Ça fait du bien !

Et vous ? votre vie professionnelle a t-elle été une évidence ? où en êtes-vous aujourd’hui ?
Comment gérez-vous votre vie professionnelle ?

Rendez-vous sur Hellocoton !


14 thoughts on “Et toi, qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?”

  • Bravo ! quel article intéressant. Je bosse moi-même dans une mairie, je suis responsable com après des années de journalisme (métier que j’adore et que je continue à exercer à côté). Aujourd’hui je pense avoir trouvé un équilibre, même si, comme toi, je trouve souvent que travailler dans une mairie ce n’est pas facile tous les jours ! La dose de travail est forte, j’ai souvent l’impression de faire les mêmes semaines qu’avant, quand je bossais en redac. Les gens ne s’en rendent pas compte et j’ai eu quelques commentaires désagréables au début de ma prise de poste… les clichés ont la vie dure.
    Bref je sais aujourd’hui que je n’y resterai pas des années et des années mais quelle expérience enrichissante ! J’ai très envie de voler de mes propres ailes, créer un magazine, etc. Je n’ai pas d’enfant, juste un chéri qui me soutient, alors je n’ai pas à penser aux études et au permis. Mes parents ont choisi le même shéma et j’ai eu le sentiment qu’ils se sont vraiment épanouis professionnellement quand ils ne m’ont plus eu à charge. Les enfants demandent des sacrifices, mais si la vie à la maison est chouette alors la pilule passe souvent mieux 🙂 Et puis je crois en effet que la vie est faite de choix, et les tiens sont bons ! tu as préservé ta vie familiale, et il faut que tu continues à le faire. Je dis souvent que ce n’est pas notre job qui nous consolera de nos chagrins perso. Prend le temps pour toi, je suis sure que tu finiras par trouver ta voie. Et, à mon humble avis, si tu as eu trois entretiens dans le privé, ce n’est pas pour rien, ne lâche peut-être pas cette piste 😉
    Plein de courage à toi !

    View Comment
  • Je me retrouve beaucoup, beaucoup, beaucoup dans cet article Mélanie !!
    Je suis (j’étais?) moi aussi fonctionnaire, au service culturel d’une mairie : organisation des spectacles, expos etc …
    Ca a l’air passionnant vu comme ça mais la réalité c’est que tu finis parfois à 4 heures du matin après les spectacles (en poireautant le temps que les techniciens démontent tout et en ayant commencé à 9h le matin…), tu programmes des choses que tu n’aimes pas forcément (merci les élus…), tu fais serveuse et femme de ménage pour les vernissages (en finissant à 22h), tu es payé une misère (merci les grilles salariales) … Tout ça à 1h / 1h15 de route de chez moi (donc les frais d’essence qui vont avec).
    Il y a 2 ans, à bout de fatigue et de nerfs (je n’étais pas DU TOUT en accord avec la politique culturelle de la ville), j’ai dit stop. J’ai pris une disponibilité pour convenance personnelle pour 3 ans. Tu connais surement, c’est comme une période de congés sabbatique où tu n’es pas payée mais tu as l’assurance de retrouver ton poste après … Pendant ces 3 ans (qui peuvent être prolongés ou raccourcis) il faut savoir que tu n’as le doit à aucune aide chômage ou quoi que ce soit, et même si tu travailles ailleurs entre temps … J’avais la chance d’avoir un peu d’argent de côté + un chéri qui m’a soutenu dans cette décision, j’ai travaillé pendant 9 mois ailleurs (un CDD) mais c’est clairement pas facile facile, voire quasiment impossible à faire quand on a un loyer ou crédit et surtout en ayant un enfant !
    Comme toi, je me sens un peu « piégée » dans cette fonction publique qui, certes, garantit la sécurité de l’emploi et c’est loin d’être négligeable, mais de l’autre, n’est pas très épanouissante en terme de perspectives … Je n’ai aucune envie d’y retourner mais je n’arrive tout de même pas à démissionner réellement, je me dis qu’on ne sait jamais …
    En tout cas, je te souhaite beaucoup de courage dans tes nouveaux projets, un concours c’est bien (j’avais tenté rédacteur il y a longtemps mais j’avais pas eu l’oral!), ça permet d’élargir un peu les horizons !
    Je t’embrasse !

    View Comment
    • Oh la la oui je vois que l’on a pas mal de points communs dis donc !!! Et bosser dans une autre commune, non ?
      Tu as tenter le bilan de compétences ?
      Je suis sûre que tu finiras par trouver 🙂
      Le concours de bibliothècaire ne te tente pas ?

      View Comment
  • Merci de partager ton parcours professionnel avec nous =)
    On a tous pris un chemin différent et c’est tellement dur de trouver des parcours similaires aux nôres.
    Pour moi, c’est un peu plus simple. Pour passer un bac pro vente (ce que tout le monde faisait à l’époque), j’ai dû chercher un apprentissage et après une centaine de demande, je n’ai trouvé qu’un poste de vendeuse, charcuterie formage … Pendant 7 ans, j’ai tenté d’autres boulots, (commercial, vendeuse non spécialisé, …), mais je suis toujours par la force des choses revenue à ce satané fromage ! le mode de fonctionnement de la grande distribution ne me convient pas : ecraser les autres pour évoluer, ce n’est pas pour moi et les horaire « plus de vie » jamais de la vie ! Et puis un jour, une copine qui partait de son poste m’a proposé de postuler. Un poste de responsable de pôle e-commerce .. Autant dire que je ne partais pas vraiment gagnante, mais grâce à mon expérience sur le blogging et ma grande goule j’ai eu le poste. Aujourd’hui ça fait 2 ans et demi, j’ai appris énormément de chose, mais je ne supporte plus de faire 10 000 choses dans la journée (standard, SAV, vente en magasin, devis, achat fournisseur, réception fournisseur, expédition colis, …). Bref, j’ai décidé qu’en 2016 cela allait bouger ! J’ai quasi fini mon dossier pour le FONGECIF, je vais demander une formation de webmaster, car le web c’est ce que j’aime. J’ai des connaissance en communications, mais la partie référencement me manque. J’aimerais pouvoir me mettre à mon propre compte et organiser des events pour des marques, car l’organisation c’est mon dada et j’adore le faire pour notre collectif de blogueurs, c’est un bon entrainement et ça m’a donné envie de le faire professionnellement. Affaire à suivre !

    View Comment
  • Ton article est très intéressant car nous sommes nombreux à se poser toutes ces questions et avant de t’orienter vers une formation fais peut-être un Bilan de Compétences qui te permettra de poser tes compétences et tes aspirations et choisir une formation en adéquation avec tes capacités et tes envies. Bonne contination !!!

    View Comment
  • Ahlala que de questions que je connais bien! Je suis un peu dans la même situation, je me relance sur autre chose et je me dis que c’est maintenant où jamais.
    Je te souhaite plein de belles choses dans tes projets, tu le mérites!

    View Comment
  • Dès fois, j’envie les gens qui savent depuis tout petits ce qu’ils veulent faire et arrivent à réussir dans leur domaine. Mais d’un autre coté, je me dis que sans mon parcours « bordélique », je ne serais probablement devenue celle que je suis. Après presque 10 ans dans l’animation, je viens de reprendre mes études pour dans le webmarketing, en alternance dans une boite qui ne m’interesse pas forcément, mais bon, il faut bien s’accrocher un peu pour réussir dans ce qu’on aime!

    View Comment
  • Je comprends Oh combien ce que tu soulèves. A la fois pour l’avoir vécu, avant de trouver ma voie puis en accompagnant des demandeurs d’emploi.
    Plusieurs choses m’échappent dans ce que tu décris. Comment es tu évaluée en entretien professionnel sans fiche de poste, sur quelles bases ?
    Le service RH dont tu dépends n’a-t-il pas mis en place avec toi ton plan de formation (et donc d’évolution de carrière) en dehors du bilan de compétences ?
    Ne peux tu pas te rapprocher de ton centre de gestion, via un délégué du personnel peut être, pour savoir s’il existe dans ta région une cellule d’accompagnement à la mobilité des agents.
    Tu ne manques pas de courage et être acteur de son parcours n’est jamais simple (en France et dans l’administration…)
    Bon courage

    View Comment
    • Merci pour ton commentaire 🙂
      Pour répondre à tes questions :
      Pendant 10 ans je n’ai pas été évaluée. Mon chef me mettait une note, sans jamais me rencontrer. J’ai fini par ne même plus remplir ma fiche de notation et lui a arrêté de me noter. Et personne n’a jamais rien dit !
      Aujourd’hui j’attends avec impatience mon entretien avec ma nouvelle chef car je ne sais pas sur quoi elle va bien pouvoir se baser. Ceci dit, il semblerait que les notations disparaissent et que l’on se dirige plus vers un entretien individuel.
      Jusqu’au mois dernier nous n’avions pas de DRH. Maintenant qu’il y en a un, crois-moi il a du taff ! Pour ce qui est de la formation, nous avons un formulaire de demande à remplir chaque année mais les formations délivrés par le CNFPT ne sont pas folichonnes et avec les nouvelles région beaucoup de sessions n’auront pas lieu cette année.
      Je me suis rapprocher de mon centre de gestion pour mon bilan de compétences et il me faut 10 années d’ancienneté entant que titulaire pour pouvoir y prétendre (donc 2017)
      Voilà voilà tu sais tout. Merci de tes encouragements en tout cas, je ne baisse pas les bras ! 🙂

      View Comment
  • Les choix de l’un ne sont pas forcément les choix de l’autres. Le but de la vie n’est pas de faire comme le voisin, mais comme on le sent le mieux. Nous changeons nos envies changent, nos choix des 20 ans ne seront pas ceux de 30. Tu écris prendre en main aujourd’hui ta carrière, mais tu as l’air de l’avoir fait depuis longtemps déjà. Une reprise d’étude en parallèle d’un job, c’est un investissement énorme et qui prouve bien ton envie de ne pas rester où tu es.

    Je rebondis sur ton passage « je ne peux pas prendre le risque de passer dans le privé parce que j’ai des factures ». Si tu n’avais pas de crédit immobilier aujourd’hui tu aurais un loyer, cela reste aussi de belles sommes à payer. Ce que je veux dire c’est qu’on l’on aura tjs des factures à payer, et il ne faut donc pas que ce soit un frein à son épanouissement perso. Comme tu l’as écrit, tu souhaites trouver un poste « pour toi », pas « que pour payer les factures ». Je n’affirme pas qu’il faut faire n’importe quoi mais si on souhaite changer de secteur, « just do it ».
    Le privé n’est pas à diaboliser, il y a effectivement du chômage mais de part mon expérience personnel et celui de mon entourage (travaillant dans des secteurs assez peu favorisé comme la culture/art), personne n’a connu une période d’activité de longue durée. C’est du stress et beaucoup d’énergie à dépenser mais au vue de ce que tu racontes, ton Cv plait et les entretiens se passent bien. Ca s’annonce bien. Le privé offre aussi des filets de sécurité. Bref si c’est vraiment ce qui te plait, fonces 🙂

    View Comment
  • Je me reconnais un peu dans certains aspects de ton parcours. Je reconnais aussi mon mari qui aujourd’hui traverse un burn out et un besoin de reconversion total …
    Pour ma part, j’ai mis du temps à me trouver professionnellement parlant car on voulait me mettre dans des cases « grandes études » style médecin ou avocat. Et puis, à 22 ans, j’ai dit FUCK et j’ai passé le concours d’entrée en école d’assistante sociale et j’ai très vite compris que c’était ça le métier que je voulais exercer le plus longtemps possible (avec une perspective d’évolution en cadre socio-éducatif) …
    JE pense qu’il est important pour toi que tu puisses prendre le temps de penser à tes envies professionnelles. Il ne faut pas t’oublier. Et à 35 ans, rien n’est joué, tout est possible et je t’encourage dans ce sens !

    View Comment
    • Merci pour ton message, il me touche beaucoup. C’est vrai, 35 ans c’est jeune, il n’est pas trop tard. Si seulement je savais vers quoi me diriger :/
      Ass sociale aurait été un métier qui m’aurait plu mais… je crois que je m’en serais rendue malade à trop m’impliquer émotionnellement. C’est un beau métier en tout cas 🙂

      View Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *