Je vous ai déjà parlé plusieurs fois de mon amour pour le yoga et expliqué combien cela était bénéfique pour moi. Aujourd’hui, j’ai décidé d’aller encore plus loin en personnalisant ma pratique et en allant à la découverte de la yogathérapie.
Je vous raconte ma première séance.

La yogathérapie, un système complémentaire de santé

Si la pratique régulière du yoga a des bienfaits reconnus, la yogathérapie va plus loin en proposant un ensemble de soins à l’issue d’un diagnostic.
Les bienfaits d’une séance de yoga se ressentent quasi immédiatement aussi bien sur le corps que l’esprit mais ces dernières années, des scientifiques et des médecins se sont penchés sur le sujet afin de découvrir en quelle mesure cela pouvait être bon pour la santé, sur le long terme.
Le yoga peut-il guérir ? Il semblerait que oui ! C’est ce que démontre une étude publiée en 2015 et qui démontre les effets positifs du yoga sur la santé mentale, les affections cardiaques et les troubles respiratoires. Ainsi le yoga ne tente pas de remplacer la médecine traditionnelle mais vient plutôt enrichir celle-ci grâce à des outils spécifiques et une vision holistique du corps humain.

Comment ça marche ?

La yogathérapie prend en compte la personne dans sa globalité.
En effet , deux personnes souffrant d’une même maladie auront des pratiques différentes (si seulement mon médecin pouvait s’en rendre compte !!!).
La variété des outils du yogaposture, respiration, concentration, utilisation des sons, texte des Yogas sūtras de Patanjali – et de l’Ayurvedaprise du pouls, alimentation, mode de vie – permet cette adaptation à chacun.

La yogathérapie agit en complément d’un traitement médical, qu’il soit allopathique, ayurvédique, homéopathique etc.
Ce n’est pas un système médical, mais une branche du yoga sur lequel prendre appui. La yogathérapie ne touche pas seulement les niveaux physique et physiologique, elle pénètre plus profondément dans l’individu.
Contrairement au cours collectifs de yoga, la yogathérapie se pratique seul(e) avec son professeur, appelé ici thérapeute.
A l’issu de la séance un diagnostic est posé (si cela n’a pas déjà été fait par un médecin généraliste comme c’est mon cas) et une pratique personnalisée est proposée.
Viennent s’ajouter des recettes ayurvédiques et des techniques de respiration.

BOLSTER YOGA

Mélanie © Alittlepieceof

Pourquoi la yogathérapie ?

Dans mon cas, c’est pour apprendre à mieux gérer mes soucis de dos que j’ai décidé de consulter une yoga-thérapeute.
Je vous en parlais ici, je souffre d’une spondylolysthésis stade 1. A ce stade, certaines personnes ne s’aperçoivent même pas qu’elles souffrent d’une lésion dorsale. Moi, je douille ! La douleur m’accompagne depuis de nombreuses années mais c’est depuis 2 ans que cela m’enquiquine au quotidien. Très probablement parce que j’ai vraiment beaucoup (trop) forcé sur mon dos lors de notre emménagement dans notre home sweet home et les travaux qui l’ont accompagné. Il est hors de question que je vive sous anti-inflammatoires à vie (je ne les supporte pas de toute manière) ni que je marche comme une mamie dans 10 ans.
Mon but était donc d’apprendre à mieux protéger mon dos et à éviter que la situation ne s’aggrave.
Ma yogathérapeute rencontre énormément de pathologies diverses allant de la gestion du stress, au cancer.

Mon expérience

Ma professeur de yoga étant également thérapeute, affiliée à la fédération française de yoga thérapie je n’ai pas cherché bien loin pour prendre rendez-vous. D’autant qu’elle vient d’ouvrir son cabinet dans le Val d’Oise*.
J’ai totale confiance en elle et suis ses cours collectifs pour la deuxième année consécutive. Elle a su lire en moi avant même que je n’ose lui demander une séance individuelle, elle avait vu que je souffrais du dos avant même que je n’ai eu besoin de le lui dire. Elle a simplement attendu que je sois prête à sauter le pas.
Cela faisait des semaines que l’idée me trottait dans la tête mais plusieurs choses me retenait, y compris le prix de la séance (non remboursée).

Céline m’a reçue dans un son cabinet, très agréablement aménagé avec une table de massage, un tapis de yoga et tous les accessoires nécessaires à la pratique. Nous nous sommes assises à son bureau et elle m’a fait remplir une fiche de renseignements très détaillée.
Mon identité bien sûre, ma situation professionnelle (déjà là, ça a coincé…mais je ne vais pas rentrer dans les détails), mon état de forme générale (je n’ai même pas eu le temps de répondre, elle avait déjà commencé à écrire « épuisée » avant que je n’ai ouvert la bouche), ma digestion, mon sommeil, si je prenais des traitements ou avais une ou des maladies connues. Puis d’autres notions plus précises qu’elle a rempli elle-même.
Cela en m’examinant. D’abord en prenant mon pouls, en touchant mes mains, mes pieds pour en connaitre la température, en me regardant debout, en touchant ma colonne vertébrale…
Comme je la connaissais déjà, j’ai pu lui dire tout de suite ce pourquoi je venais la voir.
Ma spondylolisthésis, certes mais aussi pour qu’elle m’aide à faire ce que mon corps et mon esprit me réclame depuis des mois et des mois : lever le pied et penser à moi.
Il n’a pas fallu longtemps pour qu’elle comprenne.

YOGATHERAPIE

Mélanie © Alittlepieceof

Quand le corps dit stop

Quelques jours avant le rendez-vous, j’ai senti que je ne lui parlerais pas uniquement de mon petit souci de dos. Avec l’aide de mes proches, j’ai compris pendant les fêtes  de fin d’années que je devais écouter les recommandations de mon médecin et de mon kiné, à savoir prendre soin de moi et lever le pied au boulot. Mais, entre devoir et pouvoir il y a parfois un pas très difficile à franchir.
J’ai compris que cette séance de yogathérapie allait certainement m’aider à trouver le chemin que je n’arrivais pas à prendre seule.

Une sciatique, un gros torticolis sans faux mouvement et une grosse tendinite, en moins de 2 mois…
« Mélanie, ton corps essaie de te dire STOP » voilà ce par quoi ma yogathérapeute a commencé.
Et j’avais beau le savoir, cette petite phrase a eu l’effet escompté. Mon médecin, mon kiné, mes parents, mon amoureux… Tous me disent depuis des mois et des mois que je dois faire attention à moi, que j’en fais trop. Il aura fallu que j’atteigne la 3ème pathologie pour comprendre qu’en effet, ce que je n’arrive pas à faire de moi-même, mon corps tentait de me le faire comprendre par tous les moyens.
Céline m’a alors demandé « Mélanie, quand tu as eu ta sciatique, es-tu restée alitée ou as-tu continuer à faire des choses malgré la douleur ? Et avec ton collier cervical, as-tu pris le temps de vraiment être remise avant de reprendre le rythme effréné que t’impose ton boulot ? »
Non, non et non, bien sur la réponse était non. Ne me jetez pas la pierre, parfois notre éducation, notre petit cerveau ou nos habitudes sont plus fortes que tout, au delà même du bon sens.
Qui ne s’est jamais senti coupable d’être en arrêt maladie en étant pourtant alité avec 40°c de fièvre ?
Qui n’a jamais refusé un arrêt maladie parce que les dossiers vont s’accumuler ?
Qui n’a jamais pensé qu’il/elle tiendra bon malgré les conseils du médecin ?
Je ne me crois pas indispensable mais je suis de ceux (celles) qui veulent mener leur barque, coûte que coûte.
J’ai été élevée dans l’idée que je devais être forte et indépendante, que je n’avais besoin de personne pour gérer le quotidien.
Je n’ai pas assez confiance en moi pour dire « non », je ne sais pas déléguer (que ce soit à la maison ou au boulot) et en plus je travaille vite et bien en étant consciencieuse et volontaire.
Ajoutez à cela mon hypersensibilité et ma totale incapacité à gérer le stress et vous comprendrez aisément que j’ai du en arriver là pour me dire « Hé oh bon là va falloir faire quelque chose ! »
Il m’aura fallu 8 mois pour prendre conscience de cela. 8 mois.

A tout problème sa solution

Et en prendre conscience c’est déjà un sacré bon bout de chemin réalisé !
Une fois le constat posé, reste à trouver la pratique qui viendra rééquilibrer ce qui a été bousculé.
Cela peut être un corps malmené par une longue maladie, une détresse psychologique, des soucis de digestion…
La yogathérapie a un champ d’action très vaste.

Rééquilibrer le corps et l’esprit

Dans mon cas, j’ai tellement « tiré sur la corde » que j’ai tout le côté droit en vrac. A tel point que ma tête penche désormais à droite plutôt que d’être naturellement dans son axe. Je ne m’en étais pas aperçue avant que Céline mette le doigt dessus.
Elle m’a donc concocté une pratique très douce pour rééduquer mon épaule droite qui me fait souffrir.
Des postures d’ouverture, tout en douceur ainsi que des postures de confiance en soi.
Elle m’a aussi préconisé des exercices respiratoires plus importants avec la narine droite mais aussi des massages quotidien à l’huile de sésame.
Céline m’a expliqué que j’avais tout simplement « trop donné ». De nature empathique, je m’inquiète énormément pour mes proches et mes ami(e)s, je ressens les tensions et les émotions des autres à l’extrême et je subis le stress de plein fouet. Dans le domaine professionnel je veux toujours « bien faire », je ne sais pas dire non et j’ai face à moi d’énormes sources de stress.
J’ai laissé mes émotions prendre le contrôle de la situation et ai dépassé mes propres limites.
Toutes mes contrariétés se manifestent physiquement, dans les cervicales et ma digestion fluctue en fonction de mon état émotionnel.
Céline a bien compris que j’accumulais très facilement le stress et que cela créait un énorme déséquilibre en moi.
Le yoga peut contre balancer tout cela.

Retrouver un sommeil de qualité

Le sommeil est la clé de bien des soucis, et on l’oublie souvent. Sans sommeil réparateur, le corps mais aussi le mental ne peuvent se ressourcer. C’est un cercle vicieux.
Si j’ai retrouvé le sommeil après des mois d’insomnie celui-ci n’est absolument pas réparateur.
Mes nuits sont longues (9h de sommeil en moyenne) mais entrecoupées, remplies de très très nombreux rêves et de pensées. Je me réveille chaque matin épuisée.
Céline m’a expliqué que le yoga allait pouvoir m’aider à retrouver un vrai sommeil, sans rêve, un sommeil profond de plusieurs heures.
Moi qui ai l’habitude de pratiquer le yoga le matin, de manière plutôt tonique, je dois donc privilégier une pratique du soir. Une pratique vouée à me détendre, à faire le vide dans mon esprit, à relâcher mon corps de ses tensions accumulées dans la journée. Torsions et postures de détente au programme et surtout des pranayamas (techniques respiratoires) visant à me recentrer et à défatiguer mon mental.
En 15 jours j’ai vu la différence, un sommeil plus réparateur, moins de rêves…ce n’est pas encore parfait mais il y a du progrès.

Accepter

Accepter ses faiblesses, ses douleurs, ses incapacités, ses blessures profondes…
La yogathérapie aide à tout cela. Vraiment.
Et pour cela, une seule solution : tordre le corps. Les postures de torsions encore et toujours.
Celles-ci aident également énormément à la digestion et c’est peut-être sur ce point que le changement est le plus radical. Depuis que je suis les séances prescrites par ma yogathérapeute je digère parfaitement !

Et mon dos dans tout ça ?

Dans ma pratique du soir j’ai plusieurs exercices de renforcement musculaire du dos.
Des mouvements doux qui, sans y paraître, renforcent mes lombaires et ont littéralement fait disparaître les douleurs dont je souffrais en fin d’année.

YOGA FLORAME

En conclusion

Cette expérience fût des plus salvatrices pour moi. Cette première séance m’a permis de prendre conscience d’un certain nombre de choses très importantes.
Je ne vous ai pas détaillé mes pratiques (j’en ai une pour le matin et une pour le soir) volontairement puisque ma pratique ne sera jamais la vôtre tant elle est personnalisée.
J’ai réussi à pratiquer de manière très régulière pendant 3 semaines et rien que cela a été pour moi une très grande source de satisfaction. Parce qu’en réussissant à pratiquer 20 minutes le matin et 20 minutes le soir cela voulait tout simplement dire que je faisais de MON bien-être une PRIORITÉ. Une très grande victoire pour moi.
Les effets bénéfiques de  cette pratique se ressentent encore aujourd’hui, aussi bien au niveau de la digestion, de la conscience du corps, de l’écoute de mes émotions, du bien-être en général.
J’ai dû adapter ma pratique à de nouveaux soucis de santé mais je continue malgré tout à m’offrir une séance de yoga quotidiennement en attendant de revoir ma yogathérapeute pour un ajustement plus complet.

J’espère vous avoir éclairé un peu sur cette pratique. Si vous avez des questions, surtout n’hésitez pas à me les poser dans les commentaires ci-dessous.

Namasté

*N’hésitez pas à me contacter par mail si vous souhaitez ses coordonnées

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