Mais pourquoi tu ne dors pas ?

Mais pourquoi tu ne dors pas ?

Je souffre de troubles du sommeil. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que j’en parle sur le blog et plusieurs articles ont été consacrés à ce thème.
Si j’ai cru plusieurs fois m’être débarrassé de ce fardeau, je me suis rendue compte, cet été, en apportant une attention toute particulière à mes nuits qu’il n’en était rien. Il y a du mieux, certes, mais je dois bien le reconnaître : je dors mal. Je n’ai toujours pas trouvé la solution miracle (qui n’existe pas, à mon avis) mais j’avais envie de partager avec vous mes quelques recherches et sentiments à ce sujet. Peut-être certain(e)s d’entre vous se reconnaitront et nous pourrons ainsi échanger à ce propos.

Chercher d’où proviennent les troubles du sommeil

Chaque personne est seule face à son sommeil. Les raisons de peu ou mal dormir sont très nombreuses. J’ai longtemps cherché la cause de mes troubles et si, au fond, je l’ai toujours connue c’est cette année seulement que j’en ai eu la preuve concrète.
Après avoir testé l’acupuncture, l’aromathérapie, le yoga, les compléments alimentaires, la melatonine ou que sais-je encore, force est de constater que, si chacune de ces thérapies m’a aidée, aucune n’a réussi à me soulager de manière pérenne. Chaque fois, les insomnies reviennent, tôt ou tard, les nuits agitées aussi et le sommeil reste beaucoup trop léger pour être restaurateur.
Ces derniers mois j’ai donc étudié mon sommeil. Avec l’aide de mon conjoint et celle d’une thérapeute j’ai pu dresser un portrait assez détaillé de mes troubles mais également leur raison d’être.

Mélanie © Alittlepieceof

Mais c’est quoi l’insomnie ?

D’après le site de la CPAM, l’insomnie se définit comme le sentiment d’avoir mal dormi en raison :

  • de difficultés d’endormissement ;
  • et/ou d’un ou de plusieurs réveils nocturnes ;
  • et/ou d’un réveil trop précoce le matin.

Ces troubles nocturnes :

  • donnent l’impression d’avoir un sommeil non récupérateur et non reposant,
  • retentissent sur la qualité de la journée qui suit : fatigue, nervosité, difficultés de concentration…

L’insomnie peut être ponctuelle et occasionnelle, survenant à la suite d’un évènement perturbant ou quelquefois plus durable. On parle d’insomnie chronique lorsque les troubles se produisent plus de trois fois par semaine, depuis plus de trois mois. Les femmes sont plus touchées que les hommes.

Bingo : je suis en plein dedans !

Dors, je le veux

Là où cela a commencé à m’inquiéter c’est que, si l’on y regarde de plus près, je n’ai aucune raison de ne pas réussir à m’endormir ou à dormir si mal.

  • Je ne bois « que » deux thés ou cafés par jour (ce qui est relativement peu si l’on compare à la moyenne nationale) et jamais après 16h,
  • Il est très rare que je regarde un film ou une série avant d’aller me coucher
  • Je me couche avant 22h tous les soirs ( sauf exception, très rares, en vacances ou le week-end)
  • Je lis au moins 30 min avant de m’endormir
  • J’éteins mon téléphone et le laisse dans le salon après le dîner
  • Je n’ai pas de tablette
  • Je pratique le yoga et la méditation chaque jour
  • Je n’ai aucun problème de santé (pas de diabète, pas de tension, pas de trouble respiratoire, …)
  • J’ai un rythme de vie régulier

Mais alors, qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ? Puisque j’évite scrupuleusement toutes les sources d’agitation, pourquoi je dors si mal ? Et puis, qu’est-ce que ça veut dire mal dormir ?

Parce que si l’on regarde bien, vu que je me couche tôt et que je n’ai pas de trajet pour aller travailler, j’ai mon compte d’heures de sommeil. Bien plus que beaucoup de personnes même. Couchée à 22h, réveillée à 6h30, ça fait 8h30 de sommeil, le rêve pour beaucoup de travailleurs ! Seulement ce n’est pas la quantité mais la qualité de mon sommeil qui pose problème.
En période de « crise », voilà ce qui se produit :

  • Je mets des plombes à m’endormir, genre minimum une heure entre le moment où j’éteins ma lampe de chevet et le moment où je sombre
  • J’ai un sommeil extrêmement léger la nuit (précision importante, nous y reviendrons plus bas) Le moindre bruit/mouvement/rayon de lumière me réveille. C’est à un point où mon compagnon m’a fait remarquer que lorsqu’il se réveille (très tôt) et qu’il se penche pour regarder l’heure sur sa table de chevet cela me réveille et je me mets à bouger. Je ne peux m’endormir que dans une chambre où le noir est total et le simple son de sa respiration à côté de moi m’empêche de dormir (je ne vous dis pas quand il se met à ronfler ! ) même avec des boules quiès.
  • Je dors beaucoup mieux le matin ou l’après-midi que la nuit. Si le soir, je mets très longtemps à m’endormir, j’ai une facilité assez déconcertante à tomber dans les bras de Morphée l’après-midi. Si j’ai la chance de pouvoir m’allonger après le déjeuner, vous pouvez être sûr que dans les 5 minutes qui suivent, je dors. Et pas d’un petit sommeil léger, non, je dors d’un bon gros sommeil bien lourd qui peut durer jusqu’à deux heures pleines lorsque je suis dans une phase de grosses difficultés nocturnes. Une petite anecdote qui s’est produite récemment m’a vraiment fait cogiter à ce sujet et a probablement déclenché ma volonté de trouver une solution. Nous étions en Corse, mon amoureux et moi, au printemps dernier, tout se passait très bien, de vraies belles vacances comme nous en rêvions à un tout petit détail près : à peine avais-je englouti mon pique-nique que, peu importe où nous nous trouvions il m’était impossible de lutter contre le sommeil. Ce n’était pas juste une petite fatigue digestive, non, je tombais littéralement de fatigue. Au point où, un jour, alors que nous nous baladions sur une plage j’ai dû laisser Monsieur continuer sa balade pendant que moi, je me suis endormie… sur une pierre ! Vous avez bien lu. Une pierre. Un rocher quoi. Moi qui ne peux m’endormir que dans une pièce obscure, sans bruit, avec toutes les difficultés du monde, voilà que je m’endors, en un quart de seconde sur une plage, en plein soleil, en début d’après-midi, sur une surface tout sauf confortable. Je vous avoue que là je me suis dis qu’il fallait vraiment faire quelque chose !
  • Je souffre de paralysie du sommeil : La paralysie du sommeil se manifeste, comme son nom l’indique, par le fait que la personne se trouve dans une phase d’éveil ou d’endormissement, et subit alors ce qu’on appelle une atonie musculaire, c’est-à-dire une incapacité à effectuer le moindre mouvement, pouvant être accompagné d’hallucinations. Je suis donc parfaitement consciente et je respire normalement, mais je n’ai plus de contrôle sur mes paupières et mes yeux. Il m’est impossible d’ouvrir les yeux ! Cet état peut durer d’une poignée de secondes à plusieurs minutes, et disparaît spontanément. Cela m’est arrivé une bonne dizaine de fois depuis l’an dernier et peux vous dire que c’est hyper flippant ! D’autant que je mets une bonne heure à m’en remettre ensuite !
  • Je ne me réveille jamais « en forme ».
  • Je somnole, tous les jours, de 13h à 15h. Je n’en suis pas fière (en même temps, je n’y peux rien !) et cela est très très problématique au boulot mais si je le pouvais (et que je vivais das un monde de Bisounours dans lequel je pourrais vivre à MON rythme !) je dormirais tous les jours après le déjeuner. Je fais souvent beaucoup d’autodérision lorsque j’aborde le sujet de la sieste. Du genre à me désigner comme étant une mamie, ou un bébé devant mes amis alors que loin d’être une lubie ou même un luxe que je m’octroie, la sieste est devenue depuis plusieurs années mon garde-fou. Si je ne peux pas faire la sieste, ne serait-ce que le week-end, je ne tiens pas le coup. Elle m’est devenue vitale. C’est pour cette raison que, la plupart du temps, je ne prévois jamais rien le week-end entre 12h et 16h. Parce que c’est le moment où j’ai vraiment besoin de dormir et où je sais surtout que je vais pouvoir BIEN dormir.

Le réseau Morphée

Il y a plusieurs mois, j’ai décidé d’entamer une thérapie avec un hypnothérapeute. Pas seulement pour mes problèmes de sommeil mais cela m’a grandement aidé à mieux dormir. Pendant plusieurs mois j’ai vu une réelle différence. Je m’endormais très facilement, je dormais bien, je me réveillais reposée. Surtout , cela m’a permis de comprendre d’où vient mon anxiété (car c’est bel et bien la raison de mes troubles du sommeil et pourquoi l’endormissement est chez moi source d’angoisse. Je ne vais pas vous raconter ma vie mais cela a un rapport direct avec mon enfance. Je suis tellement contente d’avoir enfin pris conscience de tout cela ! C’est le premier pas vers une réelle amélioration. Comprendre pour soigner.

Malheureusement, il y a quelques semaines, je me suis à nouveau réveillée crevée, après plusieurs nuits chaotiques et je me suis dis que je devais continuer à me faire aider. Et je me suis souvenue que du Réseau Morphée, dont je suis les actus sur Facebook. Je me suis dis que je trouverais probablement un spécialiste sur leur site. Seulement la prise en charge ne fonctionne que pour les habitants d’Ile de France. J’ai malgré tout rempli le questionnaire en ligne qui m’a permis non seulement de comprendre mes troubles, et de trouver un praticien près de chez moi.
Ce questionnaire est très précis, et a été réalisé par des médecins. Il montre que mes troubles du sommeil sont liés à l’anxiété. Je suis anxieuse (score de 13, la norme était en dessous de 11) mais pas dépressive (score de 4, la norme étant en dessous de 11.) et la sévérité de mes insomnies est moyenne (score de 18 sur 28). Ces troubles sont chroniques mais irréguliers, ils interviennent par période.
Le rapport conclut que je ne souffre d’aucune pathologie spécifique mais oriente sans trop de surprise vers une anxiété qui mériterait d’être prise en charge car elle peut altérer la qualité de mon sommeil. Il m’est conseillé de favoriser des activités telles que yoga, relaxation, cohérence cardiaque, méditation, …, qui contribuent à réguler le niveau d’anxiété. Je suis donc sur la bonne voie. Seulement, si tout cela m’aide, c’est vrai et si l’hypnose a également montré de réelles améliorations je pense que cela ne suffit pas, pas encore.

Je vais donc faire ce que j’aurais dû faire depuis bien longtemps : consulter un spécialiste. Pas quelqu’un qui me prescrira des antidépresseurs ou des somnifères (que je ne prendrais pas !) mais quelqu’un qui m’aidera vraiment, en plus de l’hypnothérapie, non plus à soigner les symptômes mais à lutter contre la cause de ma pathologie.

Rendez-vous sur Hellocoton !


1 thought on “Mais pourquoi tu ne dors pas ?”

    • Merci beaucoup ! Je crois que je vais retourner voir l’hypno au moins une fois. Ensuite, je sais que les phases lunaires jouent bcp sur mon sommeil (en ce moment, nouvelle une, trop d’énergie, je mets des plombes à trouver le sommeil, mais je sais que dans quelques jours ça ira mieux)

      View Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.